Q/R Sur les Chants de Loss, partie 2

Quand sortira le jeu ?

Encore ? Bon cette question est plaisante, elle veut dire que vous êtes impatients : sa rédaction devrait être achevé en Septembre 2016, et un PDF gratuit sera disponible ; il incluera quasi tout le livre final, moins deux trois choses -comme le métaplot, et les illustrations de tous les artistes. Le livre du jeu de rôle lui… on ne sait pas. Pour le moment, sans avoir d’éditeur qui forcément aura ses exigences et impératifs, on ne peut s’engager sur une date.

Quand le tome 2 du roman sera-t-il publié ?

Là aussi, retard retard, mais il devrait être fini fin Avril 2016, et ensuite, édité environ un à deux mois plus tard, vers Juin 2016. Nous vous tiendrons au courant !

Comment peut-on se procurer le Kit de Découverte ?

Cette semaine, nous allons faire un tirage du kit à une dizaine d’exemplaires supplémentaires, qui seront vendus 24 €/CHF frais de port inclus, dédicacés, sur commande. Pour cela, il vous faudra me contacter assez vite (par email de préférence) pour réserver votre exemplaire. Et d’ici fin Avril, voire avant, il sera disponible aux Editions Stellamaris, et nous vous tiendrons informés sur son prix et ses modalités de commande !

Pourquoi cela s’appelle-t-il Loss ?

Question légitime, pourquoi les Chants de Loss ? C’est le mot Loss qui forcément interpelle ; en anglais, il signifie : “perte” avec à peu près le même sens que le terme français ; perte, disparition, éventuellement mort.

Le titre date de bien avant le jeu de rôle, et “les Chants de…” est évident. C’est en rapport avec le sujet du pouvoir mystérieux et terrible que possèdent les héros des romans. Le mot “Loss” m’est venu parce que je recherchais un terme simple, un nom en une seule syllabe qui serait aisé à retenir, reconnaitre, exploiter en symbole et en logo.

Loss sonnait bien. Son sens aussi. Perte, disparition, oubli étaient des concepts donnant corps aux sujets des romans et à ce monde où on nomme Terriens Perdus les habitants de la Terre qui y échouent pour leur plus grand malheur. Et voici comment ce mot s’est imposé.

Pourquoi y’a tellement de choses horribles dans le monde de Loss, comme l’esclavage, sur lequel tu t’attarde beaucoup dans le tome 1 du roman ?

Heu… parce que le monde, le vrai, le notre, est plein de choses horribles depuis les débuts de l’histoire ? Et que dans une certaine mesure, mon souhait était de toucher et frapper le lecteur à réaliser ce que cela peut être aussi bien vu de l’intérieur, qu’en tant qu’élément de contexte d’un univers peu amical avec les femmes, et généralement cruel du point de vue humain ?

En fait, à la base, concernant les romans, j’avais commencé à écrire pour moi. Un exutoire à beaucoup d’horreurs dont je fus témoin mais aussi victime. Et puis j’ai réalisé qu’à travers mon roman, tandis que je rédigeais le monde et le contexte, je pouvais aussi partager certaines réflexions sur les plus brutales injustices qui ont émaillés notre histoire, de celles qu’on étudie pas beaucoup à l’école et qui sont encore aujourd’hui trop contemporaines et si présentes. Une manière de servir ma cause féministe sans user de pancartes et slogans, mais d’outils plus subtils et intelligents : faire appel au désir de réfléchir de mon interlocuteur.

Et puis quand on a parlé du JDR, mes deux co-créatrices et nos amis de tous bords, qui nous  encouragés, étaient tous du même avis : il ne faut pas édulcorer le monde de Loss pour le jeu de rôle. On a juste adapté certaines choses, par exemple faciliter de jouer des personnages féminins dans le monde très dur et sexiste de Loss. Mais fondamentalement, on a pas touché à sa cruauté et sa difficulté. Il sera largement moins émouvant de lire le livre du JDR que les romans qui placent le lecteur dans la peau de héros vivant cette cruauté intimement. Mais cela fait partie de Loss, comme son merveilleux. On ne l’ôtera pas du jeu.

Et puis, après nos derniers échanges avec curieux et fans venus en si grand nombre nous parler à Orc’idée, on sait maintenant que cet aspect là, très adulte, profond, dur et assez difficile, est considéré par vous tous comme un des cœurs de l’intérêt de Loss. Apparemment c’est même ce qui, pour vous, fait la différence entre ce JDR de fantasy et tous les autres actuellement sur le marché.

Pourquoi n’avoir pas choisi un système de jeu simple ou mieux, narrativiste ?

Alors là, ma seule réponse est simple : parce que je n’aime pas cela, et que j’ai clairement dit NON à toute tentative de m’en proposer un.

Je n’ai vraiment pas de meilleur explication à vous offrir. Les Chants de Loss sera un JDR à univers. Son système de jeu est assez classique et old-school, inspiré de grands anciens comme Cyberpunk et Légende des 5 Anneaux. Il a ses particularités et sa propre richesse, mais aussi des mécaniques ultra-classiques. Il n’est en rien révolutionnaire et ne suit pas la mode actuelle du point de vue des mécaniques de jeu.

Quand à l’idée d’en faire une machine pour un système narrativiste… heu… non… pas possible. Enfin de notre point de vue, aux trois auteurs du JDR.

Mais franchement, je ne vais pas vous retenir d’imaginer un système de jeu ou une adaptation de l’univers à ce genre de systèmes ! j’en serai flattée ! Faudra juste pas me demander mon avis sur le résultat, parce que vu que je n’aime pas cela, j’aurais forcément des à-priori.

Est-ce que vous allez faire des suppléments au jeu ?

Oui ! Cinq fois oui ! En fait, une fois achevée la rédaction du livre de jeu en Septembre (si tout va bien), on attaque le premier supplément lourd qui devrait être : Armanth, la Cité des Maitres-Marchands, qui parlera de la ville, de ses habitants, de ses complots, de l’organisation des Maitres-Marchands et de leurs secrets, de ce qui se trouve autour de la ville, et SOUS la ville,  mais aussi de certaines sociétés secrètes (et surtout la Cour des Ombres), et abordera aussi une belle description de tout l’Athémaïs, la région culturelle dont Armanth est la capitale.

On pensait aussi se lancer dans l’Arsenal, consacré aux technologies, machines et merveilles de Loss, avec tout un gros pavé sur les navires lévitant, comment en fournir aux joueurs, comme les gérer en terme de règle, comment en créer et même des règles de bataille navale.

Et sont prévus encore un supplément “les Anciens” sur tout ce qui concerne les anciennes ruines, les artefacts etc… un autre sur l’Église du Concile Divin qui englobera sans doutes aussi l’Hégémonie, un autre “le Chant de Loss” consacré aux chanteurs, aux chamans et aux secrets de cette planète… et ensuite une encyclopédie de tous les peuples de Loss et des plus grandes cités-états, mais aussi un guide naturaliste sur la faune et la flore de Loss.

Pourquoi n’avez-vous pas fait des impressions des belles cartes de Loss en grand format ?

Ha haaa… oui vous avez été deux ou trois à me demander : parce que ces cartes sont destinés à apparaitre à la sortie du livre de jeu, comme paliers de contreparties pour les pledgers, puis par la suite distribuées en boutique. Donc nous avons juste fait la carte des Mers de la Séparation au format A3, aussi présente dans le kit de découverte.

Est-ce qu’on peut jouer à ce jeu de rôle en étant débutant ?

Tout à fait ! C’est une de nos préoccupations, de le rendre aisé et accessible y compris pour qui n’a jamais croisé un jeu de rôle. Bien sûr, on ne va pas prétendre que c’est un JDR pour néophyte total, il y a bien mieux pour découvrir ce loisir. Mais nous avons à cœur de fournir tout ce qu’il faudra en explications simples et exemples pour qu’un débutant se sente à l’aise et guidé pour découvrir le monde de Loss et le jeu de rôle !

Est-ce que c’est pas trop un JDR pour fille ?

Ha si, tout à fait ! Si si ! Pour les filles qui ont pas peur de jouer des personnages bourrins et héroïques, qui peuvent lâcher des bordées de jurons en mettant sur la gueule  de qui se place en travers de leur route, qui ont aussi bien un sens de l’honneur chatouilleux au possible que pas plus de scrupules qu’un pirate sanguinaire, qui peuvent aussi bien sauver la princesse en danger qu’aller la revendre à bon prix à l’esclavagiste du coin… bref…
Ouais, c’est un jeu de rôle pour fille, quoi !

(rajout d’Alysia : ouais, pour les filles qui fument des clopes, boivent de la bière, rotent et disent des gros mots !)

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