folklores & quotidien des lossyans partie 3 sur 3

Suite et fin de la vie quotidienne, des coutumes, folklores et mœurs des Lossyans de la vie à la mort. Ici, on parle de codes vestimentaires et de politesse, de nourritures, boissons et étoffes, du calendrier et des grandes fêtes.

4- Codes sociaux & vie quotidienne

 

Politesse & conventions

Pour qui, parmi nos lecteurs, aura voyagé un peu entre quelques cultures autour de lui, il aura rapidement constaté que la politesse et les conventions changent très vite dès que l’on change de culture et qu’il suffit de faire 1000 km pour que la politesse de l’un soit l’injure de l’autre.

Sur Loss c’est un peu pareil, et ce même dans les cultures Conciliennes. Un exemple simple en est qu’une des pires injures par exemple au sein de l’empire de l’Hemlaris est d’adresser la parole, dans sa maison, à une femme à laquelle on n’a pas été présenté, fut-elle la dernière des servantes. Alors que ne pas saluer les femmes dans une maisonnée Armanthienne est un très bon moyen de se faire jeter dehors par le maitre des lieux. Autre exemple, retirer ses armes en entrant dans une maison de culture Dragensmann est un signe de soumission au maitre des lieux, pas de politesse !

Nous allons donc seulement parler des quelques cas très marquants des conventions lossyannes, conciliennes ou pas, concernant la politesse et les bonnes manières.

Saluer : la poignée de main pour saluer est courante, mais pas systématique. Les Hégémoniens comme les Hemlaris et les Ar’anthia des Cités-Unies ne se touchent jamais pour saluer. Les premiers saluent bras levés, les seconds s’inclinent plus ou moins bas selon le respect du à leur interlocuteur. Les Dragensmanns se saluent en se donnant des accolades et de grandes claques sur l’épaule. Les Jemmaï placent leur paume à plat sur la paume de leur vis-à-vis. Les Teranchens serrent la main, mais feront souvent l’accolade. Enfin, les San’eshe s’embrassent s’ils se connaissent, ou se présentent en guise de premier salut.

Se présenter : les lossyans se présentent toujours par leur prénom, leur cité d’origine et leur surnom, puis, selon la situation leur titre ou fonction la plus importante. Le nom de famille n’est jamais donné que sur demande. Il arrive qu’on rajoute « fils de… » et préciser le prénom du père, sa cité, sa fonction, etc. C’est très fréquent quand une femme se présente pour informer son interlocuteur de l’identité de son tuteur officiel. Si elle est mariée, elle remplacera par « femme de… ». Bien sûr, les Femmes d’Epée s’en passent en général, mais il n’y a pas qu’elles. Par exemple certaines femmes de grand pouvoir ou de rang social élevé ne le feront pas non plus.

Entrer dans une maison : mis à part l’évidence qu’on n’entre pas chez les gens sans y avoir été invité, il y a quelques politesses courantes. Chez les Athémaïs, on se déchausse, comme dans l’Hemlaris. Dans toutes les Mers de la Séparation, on ne pénètre pas armé sans y être expressément invité, sauf chez les Dragensmanns pour qui se désarmer est une faiblesse et chez les Hemlaris dans le cas de leur aristocratie guerrière. Chez les Jemmaï et les Nomades des Franges, on vide sa gourde devant la porte, pour la faire remplir dans la maison. Et on n’entre pas dans une hutte San’eshe sans y laisser un présent, aussi symbolique fut-il.

Hospitalité : une règle générale à double sens est qu’on ne doit pas refuser l’hospitalité à une personne dans le besoin et qu’un homme invité ne doit y commettre aucun crime ou affront sous peine d’immédiat et juste châtiment. La plupart des peuples respectent cette règle, bien que les Svatnaz et les San’eshe y soient très réticents, se méfiant des étrangers. Dans l’Hemlaris on accordera le gite et le couvert à un non-hemlaris, mais le plus souvent dans une remise ou une étable. Une autre règle courante est que l’invité à qui est offert gîte est couvert est traité comme un membre de la famille, mais en échange fera de son mieux pour aider celle-ci le temps de son séjour. Pour les Dragensmanns, celui qui est invité dans une demeure doit y laisser un présent et repartir avec un cadeau de la famille. Dans les Plaines de l’Etéocle, l’invité a les pieds lavés par une des femmes de la maison, esclave, servante ou fille de la famille. Et, dans l’Athémaïs, un invité disposera à son envie des esclaves de la maisonnée comme si elles lui appartenaient, mais en échange il est de coutume de laisser une pièce de monnaie, même symboliquement.

À table : quelques petites choses à savoir, c’est que la fourchette est une fantaisie qui n’est répandue que dans la noblesse Hégémonienne. Les gens mangent à la main ou s’aident de cuillères et couteau. Les baguettes ne sont répandues que dans l’Hemlaris, les Cités-Unies et Armanth. Le reste de l’Athémaïs ne les a pas encore adoptés. Manger avec ses doigts est tout à fait normal, mais en général cela implique de les avoir propres avant de passer à table. Les esclaves ne sont jamais admis à table et doivent manger au sol, sauf sur ordre exprès de leur maitre –et par endroits, on voudra savoir pourquoi ils ont ce privilège. Dans les banquets et réunions de famille, que ce soit à Terancha, dans les Cités-unies, les Franges ou les Plaines de l’Etéocle, les femmes ne mangent pas avec les hommes, une tradition qui existe, mais disparait dans l’Athémaïs. Quant aux Hégémoniens, leurs femmes ne peuvent manger qu’après les hommes, une idée absurde pour les Dragensmanns chez qui tout le monde est affalé à table en même temps, esclaves compris.

Hommes & femmes : quelques manières et conventions communes sur la politesse entre hommes et femmes à commencer par une universelle : on ne touche pas à une femme sans son consentement. Ce qui va de la gifle, à lui attraper le bras. Dans tous les cas, c’est en général mal vu par les témoins alentour qui vont rarement rester sans intervenir. Une autre constante est que quand un homme accompagne une femme, celle-ci est à sa gauche : même s’il n’est pas armé, cela est fait pour éviter qu’une femme se retrouve soudain en train de gêner l’homme chargé de la protéger quand il dégaine. Oui, ce n’est pas prévu pour les gauchers. À noter que cette règle est ordonnée aux esclaves-femmes, qui doivent marcher à gauche de leur maitre. Enfin, un dernier point quasi constant : l’homme entre en premier. Pas parce qu’il est l’homme, mais parce qu’il est en théorie armé et qu’en cas de traquenard, c’est le premier qui s’exposera. C’est une convention appliquée même dans les lieux les plus sûrs et même une Femme d’Épée aura bien du mal à changer cette habitude. Les autres conventions à ce sujet sont locales et en générales mineures, par exemple, le fait de laisser s’assoir une femme avant l’homme qui l’accompagne n’est pas une politesse répandue sauf dans le sud des Mers de la Séparation, comme le fait de céder systématiquement sa place assise à une femme. En général les lossyans le font selon la santé ou l’âge, pas selon le genre.

Titres de politesse : sujet complexe… et surtout très vague, car cela change beaucoup selon les cultures. La première chose c’est que les langues lossyannes en général emploient plusieurs pronoms et conjugaisons destinés uniquement aux formules de politesse et aux rangs sociaux. L’athémaïs, bien qu’assez simple avec cela, n’échappe pas à la règle : il y a cinq pronoms consacrés uniquement à ce sujet en fonction d’à qui on s’adresse et qui on est. Résultat, les titres sont assez pu usités, la politesse est dans la langue elle-même. Le « tutoiement » est le plus courant, il se pratique un peu par défaut, au lieu du vouvoiement français.  On emploiera un des trois pronoms qui vont avec cette conjugaison pour insister sur l’intimité ou la neutralité avec son interlocuteur, ou pour indiquer ses intentions amicales. Et les deux autres sont réservés dans un cas aux parents et supérieurs proches, dans l’autre aux éminences. C’est pour cela que l’on verra rarement passer des titres comme : monsieur, seigneur, altesse, etc. seule exception, le terme madame qui est employé pour insister sur une forme de respect envers toute femme. L’autre exception concerne les officiers et membres importants de l’Église, nommés « Excellence ».  À noter que les dragensmanns, comme les autres peuples non-conciliens, se fichent totalement des titres, y compris concernant leurs chefs. Et que dans l’Empire de l’Hemlaris, les formules, pronoms et titres de politesse abondent.

Les rendez-vous : une dernière petite note concernant les rendez-vous. Les Lossyans n’ont pas de montre (sauf les plus riches et ceux dont le métier nécessite une lecture précise du temps qui passe), il n’y a pas d’horloges à chaque place, et tout le monde en général juge de l’heure à la position du soleil. De même, il n’y a pas de transports rapides et réguliers. Donc les lossyans pour se donner rendez-vous se fient à l’aube, au zénith, au crépuscule, ou à des choses aussi précises que « cet après-midi ». On ne s’offusque donc pas vraiment d’un retard, ou alors c’est qu’il est très important, et on va plutôt s’en inquiéter.

Les codes vestimentaires

Hé oui, il y en a, et ils sont même assez nombreux. Les plus importants localement sont décrits au chapitre « les peuples » pour chacune des cultures lossyannes, nous allons ici nous pencher sur les codes généraux les plus répandus et marqués.

Les premiers codes concernent les règles de décence en fonction de la morale concilienne, et tout ce qui concerne la nudité, des codes qui d’ailleurs sont en partie partagés par certaines cultures non-conciliennes, comme les Jemmaï ou les Dragensmanns. Pour faire simple, s’il est évident que la nudité est très mal vue, le fait de découvrir certaines parties du corps l’est tout autant, à commencer par le ventre et les cuisses.

Au sens large du terme, tout ce qui va du genou à la poitrine, chez la femme, ne s’expose pas et ne doit pas être dénudé. Pas de ventres ou de dos à l’air, ni de jupette. Ces fantaisies sont en fait considérées comme faisant partie des signes ostentatoires d’une femme asservie, l’esclave, dont on exige souvent qu’elle expose ses formes. Autant dire que toute femme libre évite le risque d’être confondue ainsi esclave. Ces restrictions peuvent aller plus loin concernant l’exposition des formes féminines. Dans l’ensemble des cultures conciliennes, on évite les tenues moulantes –sauf dans des cas précis de raisons pratiques, et encore- la jupe longue est de rigueur, et dans le sud des Mers de la Séparation, aucune femme ne dénude jamais sa gorge : les décolletés ne sont jamais plongeants. Chez les athémaïs, les femmes portent sous des robes assez légères des pantalons et chausses cachant leurs jambes. Enfin, chez les Hégémoniens, comme chez les Gennemons, d’ailleurs, les femmes se couvrent les cheveux, et dans l’empire d’Hemlaris, jamais une femme, sauf pour des questions de travail, ne laisserait entrevoir ses jambes, ses bras ou exposer un décolleté.

On notera qu’il n’y a pas de restrictions concernant la nudité masculine. En fait, les codes vestimentaires existent aussi, mais sont plus larges. Si être torse et bras nu est commun, il est malvenu même pour les hommes de se découvrir au-dessus du genou, pour des raisons similaires aux femmes : seuls les esclaves sont en pagne et dévoilent leurs cuisses. C’est d’ailleurs pour cela que dans tout l’Athémaïs, jamais un esclave ne portera de kilt ou jupe par-dessus ses braies, réservé aux hommes libres. On tolèrera cependant plus facilement que pour les femmes des exceptions pour raisons de travail occasionnelles ou contextuelles.

Il n’y a quasi pas de restrictions plus contraignantes, sauf dans des coutumes tribales locales. À noter que toutes ces considérations sont ignorées par les Forestiers ; quant aux San’eshe, ils vivent à demi nus, hommes et femmes.

Concernant les parures, tatouages et les bijoux, il y a là aussi quelques règles, mais surtout une qui domine la culture concilienne : on ne porte jamais de ras-de-cou ; les ras-de-cous et colliers serrés sont des colliers d’esclaves que nulle personne libre n’aurait idée d’arborer. C’est pratiquement la seule contrainte générale, qui bien sûr n’est pas suivie dans les cultures exemptes d’esclaves. Les bijoux sont très variés, avoir des oreilles percées est commun pour les femmes, mais aussi pour pas mal d’hommes. Les bijoux faciaux et piercings ne sont pas inconnus, bien que considérés comme des apparats tribaux et un peu primitifs. Mais seules les esclaves, et particulièrement les Languirens, ont les tétons percés. Ça ne viendrait pas à l’idée d’un homme ou d’une femme libre.

Les tatouages sont assez répandus. Il est plus facile pour les hommes que les femmes de les afficher, mais ces dernières apprécient ces décorations intimes et indélébiles. Les tatouages sont le plus souvent des motifs décoratifs complexes, rarement des scènes ou représentations détaillées, mais les plus grands tatoueurs parviennent à des degrés d’art magnifiques. Et bien entendu, il n’est pas rare qu’une esclave soit tatouée sur ordre de son propriétaire pour en accroitre la beauté et la valeur. Les tatouages faciaux sont cependant assez peu courant, bien que les Aren’thia des Cités-Unies, les Forestiers et les Dragensmanns s’y prêtent avec goût.

Enfin, il n’y pratiquement pas de codes concernant des types précis de tenues ou de couleurs. La seule restriction concerne l’usage des étoffes rouge carmin. Le rouge profond est la couleur des capes et toges des tribuns et des légionnaires de l’Ordinatori ; on leur laisse donc l’exclusivité de s’en parer. Quant aux chaussures et bottes à hauts talons, elles sont peu répandues, mais portées par les hommes et les femmes, pour compenser une petite taille chez les plus aisés. Les talons aiguille n’existent pas.

5- Nourriture, boissons et étoffes

Dire que les lossyans ne mangent pas vraiment comme les terriens du 21e siècle est un peu enfoncer une porte ouverte. Mais levons ici le voile pour en savoir plus sur leurs habitudes alimentaires, les produits les plus courants, les plus typiques aussi, et ce qu’on trouve dans les auberges, mais aussi dans les étals des tisserands et des drapiers. Les habitudes, coutumes, produits à disposition varient beaucoup, on va donc faire pas mal de généralités.

Les boissons :

Première chose, les lossyans boivent peu d’eau. Même en pleine cambrousse, on évite autant que possible de se désaltérer à la rivière et on privilégiera les puits ou les sources réputés pures. La raison est simple : l’eau peut tuer. Les épidémies pour cause d’eau contaminée font des ravages et les étangs et rivières grouillent aisément de parasites. Donc, les lossyans boivent de préférence quelque chose qui a fermenté ou qui a bouilli, voire les deux. Y compris le lait. Les jus de fruits, peu courants, sont l’exception.

La boisson la plus courante est la bière que l’on prépare à base de grains fermentés, le plus souvent en fonction de ce dont on dispose sur place. Ce qui veut dire que la vraie bière au malt d’orge ou de blé et au houblon, assez chargée d’alcool, est une bière festive. La version consommée couramment est une bière blanche et amère qui ne se conserve pas beaucoup. Elle est nourrissante et très légère en alcool.

Juste après vient le thé. L’avantage est que l’eau a forcément bouilli pour le préparer. Il y a des quantités de thés différents, qui regroupe aussi les tisanes est infusions, mais la plupart des mélanges incluent bel et bien des feuilles de la plante de théier, que l’on fait pousser partout. Certaines variétés et certains mélanges de thé dépassent en prix les vins les plus rares.

Enfin vient le vin. Il pousse assez largement partout dans les Mers de la Séparation, jusqu’aux limites sud de l’Hégémonie. Les Etéocliens en ont fait une de leurs spécialités, disputée uniquement par les Teranchens. Les Athémaïs en boivent beaucoup et n’est pas rare qu’il soit la boisson principale des travailleurs, coupé d’eau (bouillie bien sûr) et légèrement épicé. On distingue à ce sujet deux grands types de vins, nommés respectivement le « Saccato » littéralement la piquette, et « l’Aurovim » le vin de garde. Le premier est acide, se boit coupé et ne se conserve pas, le second est mis en bouteille, peut se conserver des années, et est l’apanage des gens ayant les moyens ou l’occasion de le payer.

Quelques autres boissons typiques :

  • Le kumat : des graines dorées issues d’une graminée géante que l’on torréfie et qu’on broie avant infusion. L’odeur et le goût rappellent le café puissant et amer. C’est une forme de drogue dans la mesure où avec une simple tasse, n’importe qui se retrouve insomniaque pour douze heures et qu’il existe une méthode pour en faire un poison. On n’en fait donc pas vraiment sa boisson de tous les jours.
  • Le doli : une boisson fermentée et salée préparée à base de lait et de levures de pain, qui se conserve bien. Pratiquement sans alcool, d’un goût acre et fort, c’est la boisson la plus souvent donnée aux enfants et aux esclaves domestiques, parfois aromatisée d’épices ou de miel.
  • L’hydromel : si les Dragensmanns adorent cela, ils n’en sont pas les inventeurs ou les spécialistes, ce sont les Forestiers, qui exportent à prix d’or leur recette. Mais l’hydromel est localement produit partout, bien que ce soit une boisson festive, car onéreuse : les abeilles lossyannes sont plus dangereuses que celles de la Terre.
  • Le Somnae ou vin des rêves : produit à partir de la fermentation de l’applerine, un fruit courant dans l’Athémaïs ressemblant à une sorte de pèche pourpre et violette, c’est une boisson fermentée très douce et sucrée, consommée comme digestif. Son abus est connu pour avoir des effets envoutants, voir hallucinogènes. Certains vins très forts sont parfois employés pour mettre le buveur dans un grand embarras.
  • Le Me-kwei : il s’agit d’une sorte de bière douceâtre, mais très forte en alcool, d’origine hemlaris, bue soit très froide, soit très chaude, produite à partir de la fermentation du riz et du sorgho. Pour un Occidental du 21e siècle, cela se rapproche du saké.

La nourriture :

Que mange-t-on dans le monde de Loss ? En fait un peu la même chose que ce que vous pourriez trouver sur un marché de produits frais serait une première bonne approche, mais c’est un peu plus compliqué que cela.

Commençons par les évidences : il n’y a ni frigos, ni lyophilisation, ni conserves stériles. Bien que pour le dernier cas, la technique existe. Elle est juste complexe, méconnue et pas du tout répandue encore. Sans compter qu’elle n’est pas infaillible. Pour que cela fonctionne, il faut des bocaux en verre fermés hermétiquement par des joints étanches et une stérilisation assurée par des autoclaves ou ce qui peut en tenir lieu. Bref… si cela existe, c’est encore marginal. Les seuls moyens efficaces de conserver la nourriture sont de la sécher, la saler ou la fumer, ce qui n’est pas adapté à tous les produits. Les serres ou cultures sous toit climatisées sont un luxe et les traitements prophylactiques sont sommaires. Pour toutes ces raisons, avoir un produit exotique frais est rare, quand ce n’est pas tout bonnement impossible.

Les lossyans se fournissent donc en produits locaux, uniquement. Seules les bourses les plus remplies permettent d’acheter certains produits frais exotiques qu’on parvient à grand prix à faire pousser. Et bien sûr, les lossyans sont contraints aux saisons pour leur variété alimentaire : et si une saison a été mauvaise, dans les fermes et les villages, on va devoir taper dans les réserves. Une mauvaise année peut facilement finir en famine. Quant à la viande, qui est un produit onéreux, elle est en fait assez rarement fraiche : on va la sécher, la saler, la transformer en charcuterie et la faire durer toute l’année. Ce qui implique qu’une dernière denrée, évidente pour nous, est en fait assez cher : le sel. Il est toujours un peu complexe à produire et raffiné et comme il est indispensable, il fait l’objet de taxes conséquentes.

On mange avant tout du pain et des recettes céréalières. Amis du gruau, bonjour : si vous n’avez jamais gouté de la soupe de blé à l’eau, n’essayez pas, ce n’est vraiment pas bon. Mais c’est un des plats chauds communs pour le petit peuple, agrémenté de légumes frais ou sec, parfois d’un peu de viande salée quand on a les moyens. Le riz est assez répandu dans tout l’est des Mers de la Séparation, et constitue une alternative gouteuse aux autres céréales bouillies. Les légumes courants sont surtout des pois et fèves divers qu’on peut faire sécher et conserver, de même que quelques fruits qui se conservent ainsi. Certains autres légumes comme les choux peuvent être traités et conservés en saumure. Enfin, les légumes frais sont ceux de la saison. Les salades sont un met peu répandu, comme les vinaigrettes. Manger de la viande fraiche est un luxe, bien que l’élevage soit répandu et que nombre de fermes peuvent abattre un, voire deux moras pour l’année, et donc en profiter un ou deux fois par an. En général, on élève des bêtes pour leurs produits laitiers ; vaches, chèvres (il n’y a pas de moutons sur Loss), mais aussi sikas et même ghia-tonnerres. Ils permettent d’avoir des fromages et du lait, et ils sont très répandus. La chasse permet de se fournir en gibier, mais il est inutile de rappeler que chasser dans le monde de Loss n’est pas sans risques conséquents. Finalement le meilleur et le plus courant apport en protéines animales est la pêche, très développée. Le poisson se sèche et se conserve aisément, et les élevages de poisson d’eau douce sont assez répandus. Mais cela reste inaccessible aux plus pauvres.

Quelques aliments typiques :

  • Le mora : mammalien aux allures de phacochère armuré, consommé comme le cochon. D’un développement rapide, sa viande grasse est facile à conserver et transformer en charcuterie. Il est répandu partout.
  • L’applerine : fruit de l’athémaïs, très sucré, dont l’arbuste pousse aisément même sur les mauvais terrains, tant qu’ils sont ensoleillés. Le fruit est aisé à sécher, mais on veille à ne pas manger ceux qui auraient commencé à fermenter, car ils ont des effets psychotropes.
  • Les dattes : la datte lossyanne ressemble un peu à celle de la Terre, mais fait presque la longueur d’une main. Les dattiers poussent lentement, mais produisent beaucoup. Le fruit, sucré et farineux, est séché ou réduit en farines.
  • Le loba : poisson de haute mer, le loba ressemble à la bonite terrienne, une sorte de thon, et pèse plus que le poids d’un homme. Sa chair est rouge et a un gout assez fin. Le loba est malaisé à conserver, mais abondant. Tout port a des navires de pêches qui en ramènent des quantités à destination des citadins.
  • La Pandira : une volaille lossyanne, qui vole maladroitement. La version domestique vole encore moins bien. Le pandira ressemble à une grosse pintade au plumage chamarré.
  • Le Til : une graminée dont la fibre est employée pour tisser des étoffes solides et chaudes. Sa graine est comestible ce qui fait du til la céréale la plus cultivée dans le monde. Mais si elle fait un pain convenable, son gruau a un goût de carton.
  • La banane : très répandue dans tout le sud-est des Mers de la Séparation. On la sèche, on la confit, on en fait des farines, et elle est très commune, avec des dizaines de variétés.
  • La Larente : grand poisson d’eau douce très moche et vorace, mais très facile à élever. Domestiqué, on le fait grandir dans de grandes nasses barrant des bras de rivières et des étangs. Sa chaire se sale et se conserve très aisément, et on le consomme presque partout.
  • Le sika : antilope lossyanne avec un grand nombre de sous-espèces adaptées à tous les milieux. On l’élève pour son lait, son cuir, sa laine dans le Nord et sa viande. Mais cette dernière ne se conserve pas si bien que celle du mora.
  • La qasit : un tubercule à mi-chemin entre la patate et le topinambour, à la saveur sucrée et douceâtre. Un des légumes qui se conserve le mieux sans traitement particulier, et remplace la pomme de terre, inconnue sur Loss.

Les étoffes et tissus :

En l’absence de moutons –non, il n’y en a pas sur Loss, soit ils n’ont pas été importés, soit ils n’ont pas pu survivre- et avec les mammaliens qui en majorité n’ont que peu, voir pas de toison ou fourrure, il y a donc quelques différences vestimentaires de base avec les tissus de la Terre.

De fait, la plupart des étoffes proviennent de deux sources : fournies par des végétaux, comme le til qui permets de tisser des fibres cotonneuses douces et chaudes, et par des insectes, car il existe une demi-douzaine de fil de soie différents, aux propriétés variées. Restent enfin les cuirs, très répandus. On aura compris que les fourrures sont rares et proviennent en général du grand nord. Seul le sika, élevé partout, a une toison un peu fournie, mais là encore, c’est seulement dans le Grand Nord qu’on peut en faire de la laine, qui s’exporte à grand prix.

Mais il n’y pas que cela en termes d’étoffes et les lossyans ont appris à extraire de leur foisonnante nature plusieurs latex employés en industrie, mais aussi dans la confection. La plupart du temps ces latex sont employés pour des vêtements et accessoires utilitaires, dont le domaine médical, mais aussi pour l’imperméabilisation. Mais on les emploie aussi pour des renforts et pièces flexibles de vêtements très ajustés, des corsets aux vestes. Et est-ce que quelqu’un a alors pensé à en faire des catsuits ? Oui, sans aucun doute. Mais ça ne se trouve clairement en vente nulle part, et les rares personnes à les employer le font pour des raisons utilitaires, et sûrement pas fétichistes !

Les textiles et étoffes qui existent sur Loss :

  • La laine : produite par les sikas au Grand Nord des Mers de la Séparation, seuls les Dragensmanns et les Hégémoniens en exportent, à prix d’or. Elle est ainsi bien plus employée pour de la tapisserie que des vêtements hors de ses régions de production.
  • Les velours : produit lui aussi à partir de la toison courte des sikas d’élevage. Il est bien plus commun que la laine, mais très recherché.
  • Le tussah : soie d’araignée étéoclienne, donnant un fil et un textile plus épais que la soie et moins vaporeux. Il est aussi plus répandu et d’un prix très abordable.
  • La soie : il en existe une demi-douzaine de variétés. C’est une spécialité de l’Hemlaris, mais adoptée par les Cités-Unies et jusque dans tout l’Imareth. Mais l’Athémaïs n’a pas pu acclimater les arbres permettant de nourrir les vers à soie. C’est une étoffe prisée, assez onéreuse selon sa qualité et très répandue.
  • Le til : une fibre tirée d’une céréale comestible très courante. Cotonneuse, chaude et douce, l’étoffe qu’on en produit est employée dans toute la draperie et la confection, mais aussi dans la voilerie.
  • Le lin : autre fibre très répandue et prisée, le lin permet des vêtements légers, doux et agréables à porter aussi bien en climats chauds que froid, selon la finesse de l’étoffe. Solide, facile à teindre et peindre, il est employé dans tous les domaines, y compris la voilerie bien que le til lui soit préféré pour sa résistance à l’usure par le climat.
  • Le chanvre : fibre épaisse et rugueuse, elle est surtout employée en cordages, sacs et tapisserie.
  • Les cuirs : très répandus, ils sont employés pour leur facilité à être rendus imperméables, et à protéger des intempéries, mais aussi pour leur beauté. Il existe des quantités d’applications et de forme de cuir employées en confection et ses applications industrielles et domestiques sont sans fin.
  • Les fourrures : comme mentionnés plus haut, les fourrures sont un luxe rare. Les mammaliens n’en ayant presque pas, celles-ci ne viennent que du nord et en faible quantité.

6- le calendrier Lossyan

Quelques mots sur la durée du jour et de l’année sur le monde de Loss. La durée du jour sur Loss est d’environ 33 heures terriennes. Les lossyans divisent le jour solaire en douze heures de l’aube au crépuscule dont la durée varie donc en fonction de la durée de la journée, qui raccourcit en hiver et se prolonge en été. La nuit est divisée en quatre veilles de durée variable mesurées par les cadrans ortensiens, ce qui permet de gérer les tours de garde des soldats et miliciens.

La mesure du temps plus en détail, employant minutes et secondes n’existe que pour la navigation et le positionnement astronomique, ou dans les laboratoires et ateliers de sciences et de génie, pour les mesures précises en chimie et physique. L’utilisateur d’une horloge ou d’une (rare) montre à gousset mesure donc le temps de manière différente de ci-dessus. Cette mesure étant alors divisé en 2×12 heures égales sur toute la durée d’un jour lossyan, elle-même divisées en 60 (5 fois 12) minutes puis secondes.

L’année lossyanne dure 585 jours terrestres et est divisé en 12 mois plus une période d’une durée variable de 7 à 10 jours nommée La Chasse Sauvage qui a lieu juste après La Longue Nuit (dernier jour de l’année lossyanne). L’année commence après le dernier de ces dix jours. Chaque mois compte quatre semaines de deux fois six jours. Le nom de la semaine diffère selon les peuples. Le terme Athémaïs est « Khémys ».

Voici le calendrier Athémaïs, le plus généralisé. Les noms de la semaine sont clairement athémaïs, les noms des mois sont issus de l’Etéocle :

Jours :
  • 1er et 7e : Alad, Ni’alad
  • 2e et 8e : Alith, Ni’alith
  • 3e et 9e : Althier, Ni’althier
  • 4e et 10e : Alkamm, Ni’alkamm
  • 5e et 11e : Alsyo, Ni’alsyo
  • 6e et 12e : Alere, Ni’concilo

Mois :

  • 1er moi (printemps) : Mounokio
  • 2e mois : Teygélio
  • 3e mois : Scirossio
  • 4e mois (été) : Hécatio
  • 5e mois : Métageio
  • 6e mois : Boédio
  • 8e mois (automne) : Pianétio
  • 9e mois : Miamactio
  • 10e mois : Posédio
  • 11e mois (hiver) : Elaphio
  • 12e mois :(fin de l’hiver) : Lenéio

 

6- Les fêtes, cérémonies et dates importantes

Les fêtes qui suivent et leurs dates sont en général des fêtes conciliennes, et qui ont toutes cours à Armanth. Nous préciserons celles qui sont universelles et fêtées par des peuples non-conciliens, et comment. La notion de vacances n’existant pas dans le monde de Loss, ces festivités sont fort bienvenues pour s’amuser et se détendre, et oublier pour quelques heures ou quelques jours la difficulté du labeur.

À noter que s’il n’y a pas de vacances, la plupart des peuples respectent un jour de congé, le dernier de la semaine de 12 jours, où personne, pas même les esclaves, ne travaillera. On ne sera pas surpris d’apprendre que les forçats et les plus malchanceux esclaves des mines n’ont parfois jamais un jour de repos. Et que dans certains lieux, hommes libres comme esclaves triment eux aussi sans jamais de congés. La seule fête réellement obligatoire en tant que congé est la Longue Nuit, vous verrez pourquoi ci-dessous.

Les messes de l’Église :

Elles ont lieu une fois à deux fois par semaine (forcément le 12e jour, mais aussi selon les régions le 6e) et débutent peu après le coucher du soleil, pour deux heures environ de communion avec le Concile Divin et de sermons au sein des temples brillamment éclairés pour l’occasion. C’est à cette occasion que l’on présente les enfants baptisées de leur nom à leur troisième année, bien que cette coutume ne soit pas systématique. Il s’y déroule aussi parfois des procès internes à l’Eglise et ses fidèles, mais ayant parfois valeur de loi –et aux sentences qui peuvent être terribles. Il est à noter que ne pas assister aux messes est mal vu dans une communauté et peut être sujet à des remontrances, voire des punitions légales, comme un dédommagement. Souvent, avant, mais aussi après les messes, la place devant les églises devient un marché et une petite foire locale.

Les fêtes patronales :

Les fêtes patronales sont citées ici pour expliquer que si les vacances n’existent pas, les lossyans en tout cas dans les milieux citadins peuvent profiter de nombre de jours de congés ou de fête. Les fêtes patronales sont dédiées à un héros ou un personnage légendaire reconnu par tous, et souvent adopté par l’Église. Sur un mois lossyan, on peut compter environ une à deux fêtes patronales par semaine. La ou les corporations, guildes et corps de métier concernés par la fête ne travailleront pas –c’est même illégal selon leurs règlements. Si la plupart de ces fêtes concernent un quartier, les plus grandes emportent toute la ville pendant une demi-journée à deux jours de festivités. Ainsi, sur un mois lossyan, tout le monde pleinement profite au moins une ou deux fois de ces périodes de repos, de fête et de joie. À Armanth, les deux fêtes les plus renommées, et qui toutes deux durent trois jours sont la Fête de Muhamat, un festival naval organisé par les armateurs avec feu d’artifice et parades de galères bariolées, et la Fête de Blanda, organisée conjointement par les hospices et les maitres-esclavagistes, où nul mal ne peut être infligé aux esclaves, et où un certain nombre d’entre eux sont tirés au hasard au cours de foires dans les grands quartiers, pour être affranchis –s’ils le souhaitent.

Les triomphes des cités-États

Les triomphes sont l’équivalent des fêtes nationales pour les cités-état. En général on en compte un ou deux par an, et ces triomphes commémorent soit une grande victoire, soit un ancien leader militaire ou politique. Ces cérémonies peuvent être très formelles ou de joyeux débordements festifs. Il n’est pas rare que les triomphes se prolongent trois à quatre jours, avec des fêtes et foires payées par les plus riches notables, les cirques et arènes faisant donner les plus grands spectacles de l’année. À Armanth, le triomphe le plus connu célèbre depuis trente ans la fin dramatique de la Croisade lancée par l’Hégémonie contre la cité, dont aucun navire ne fut jamais en vue des côtes. Ce sont l’occasion de parades nautiques majestueuses et un des rares moments où l’on peut voir en uniforme les forces militaires de la cité, principalement maritimes. L’Église d’Armanth est en deuil pendant ces quatre jours.

La Longue Nuit (début de l’année, dernier jour de Lénoio)

La fête la plus universelle et connue sur tout Loss, tout simplement parce qu’elle s’accompagne du phénomène céleste le plus bouleversant qui soit. Au dernier jour de Lénoio, le soleil ne se lève pas, et Ortensia au lieu d’être bleuté, est assombrie comme un puits de noirceur barrant le ciel. C’est une éclipse totale. Il n’y a plus de lumière et elle ne reviendra avec le soleil qu’au bout de trois jours. Durant ces trois jours, la vie s’arrête, avant tout pour la vie animale sur tout Loss. Même les plantes éteignent leur bioluminescence et le climat est partout froid, humide et très orageux. Les lossyans cessent toute activité et attendent, entretenant feux et éclairages, en se rassemblant entre familles, voisins, confréries et quartiers. On évite de s’aventurer dehors, mais on festoie, on rit, boite, chante, danse, conte et on s’échange des présents et des promesses. C’est souvent à cette date que les alliances et contrats de mariage sont passés.

Mais personne n’ira s’aventurer dans les plaines et les forêts de Loss durant ces trois jours. Car pendant cette période, le monde sauvage appartient aux méduses des forêts, qui craignent le jour et la lumière. Durant cette courte période, leur activité explose frénétiquement. Elles partent en chasse d’hôtes sans jamais s’arrêter, donnant naissance à autant de Dévoreurs qu’il y aura eu de malheureux animaux et de pauvres hères à leur tomber sous les pseudopodes. Oui, quand on raconte des histoires effrayantes sur les monstres dans les veillées de la Longue Nuit, on ne fabule pas. Les monstres rôdent dehors, et on peut parfois même les entendre hurler.

La Chasse Sauvage (entre Lenéio et Mounokio)

Juste après la Longue Nuit vient une période qui dure de sept à dix jours selon les calculs calendaires des astronomes, et n’appartient à aucun mois. À la fin de la Chasse Sauvage commence l’année et le printemps. Cette date correspond aussi à la période dramatique et troublée ou les communautés lossyannes partent en chasse des Dévoreurs pour les éliminer partout autour des lieux habités, afin de mettre rapidement fin à leurs ravages. La fin de la Chasse Sauvage est souvent ponctuée par des cérémonies funèbres pour les victimes.

Le Renavosi/l’Etain (début du printemps, 12 Mounokio)

Fête qui porte bien des noms on cite ici son nom Athémaïs et Dragensmann. Au 12e jour du printemps, toutes les façades des maisons, palais, boutiques, sont parées de fleurs et de rameaux, et des cortèges se forment pour aller bénir champs et culture, avant de grands banquets entre voisins. On ouvre les réserves, et l’alcool coule à flots. Il est fréquent que les citadins ne travaillent pas, mais viennent participer aux semailles et labours ritualisés de ces premiers jours de printemps. Nombre de mariages sont célébrés à cette époque.

La Nuit de Feu (solstice d’été, vers le 18 Métageio)

Seconde fête la plus notable et difficile à rater dans le monde de Loss : c’est le passage au solstice, d’une pluie d’étoiles filantes zébrant le ciel pendant trois à quatre nuits parfois jusqu’à l’enflammer. Pour les lossyans, les étoiles tombant des cieux sont les âmes des morts rejetés par les ancêtres et le Concile, pêcheurs sans vertus qui disparaissent en brûlant. La Nuit du Feu a donc un double-sens assez complexe : on célèbre un spectacle magique et dangereux (certaines météorites atteignent le sol dans cette période avec les dégâts qu’on imagine), mais on est aussi témoin de la chute et de la fin de milliers d’âmes rejetés des cieux. C’est une fête des morts, où pour les honorer, les communautés organisent pendant trois jours de grands feux de joie, sortent les autels dédiés aux ancêtres et vont décorer les frontons des temples de l’Eglise de bande d’étoffes rouges et de bougies. Nombre de mariages sont célébrés à cette époque.

Le Jour du Serment (Équinoxe d’automne, vers le 17 Pianétio)

Fête Armanthienne, le Jour du Serment remonte à de très lointaines histoires sur les premiers accords d’entraide entre les habitants Athémaïs d’Armanth et les réfugiés venus de toutes les Plaines d’Etéocle. Si seules des vieilles archives perdues parlent encore de ces serments solennels faits entre les beys et les chefs des réfugiés, cet événement est fêté partout dans Armanth et sa région. Pendant deux jours, les amis, alliés, confréries et familles renouvellent leur serment, avec force déclamations, cadeau, festivité et des monceaux d’alcool. Il est de coutume aux esclaves de renouveler des serments de soumission à leur maitre et c’est aussi une date privilégiée pour les signatures de grands contrats et pour les mariages. C’est aussi une fête très particulière pour les Cours des Ombres.

Le Diban (solstice d’hiver, vers le 20 Elaphio)

Le Diban est la fête qui annonce officiellement la fin du travail des champs et la plus longue nuit de l’année… bien qu’elle ne le soit pas. Le Diban est à l’origine fêté dans le Grand Nord des Mers de la Séparation où la baisse de durée du jour se ressent fortement. C’est aussi à cette date que traditionnellement sont abattus les moras pour en faire viandes, salaisons et charcuteries. Le Diban est donc fêté comme un grand banquet qui se prolonge en une veillée sur deux jours où sont entrepris les grands travaux de réfection ou d’aménagement des domiciles lossyans. On échange beaucoup de cadeaux, avec une préférence pour les mets exotiques et les vêtements. On va aussi prier dans les temples pour demander la grâce des Hauts-Seigneurs pour le prochain printemps à venir et l’Église a coutume d’organiser de grandes messes festives et cérémonielles durant le Diban, avec chants, spectacles, sermons et intronisation des nouveaux prêtres.

 

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