[Protagonistes] Quelques animaux lossyans

La liste qui suit décrit un florilège de créatures et animaux lossyans que les joueurs peuvent croiser, et bien sûr devoir affronter. Il manque encore les caractéristiques techniques, que nous allons rajouter d’ici peu, le temps de finir un des chapitres urgents, à savoir la gestion des blessures, dégats et de la Détresse.

Mais voici donc un petit exemple par le menu de ce que peut abriter la faune de Loss. C’est loi d’être exhaustif, et nous n’avons même pas abordé par exemple tous les animaux les plus dangereux, juste les plus communs, étonnants ou emblématiques.

Le krôna :

Oiseau emblématique d’Armanth, le krôna est une sorte de grand vautour noir -2m50 d’envergure pour les plus grands- qui nidifie aux sommets de l’Alba Rupes. Par vols entiers, il fond chaque matin dévorer les restes des abattoirs de la ville, puis se perche sur les toits autour du port pour digérer et repartir dans ses nids avant la fin du jour. Souvent, enquêteurs et gardes se servent des vols de krôna au-dessus de la ville pour repérer les blessés ou encore les morts perdues dans la cité, avant que les toshs ne les dévorent. Ces derniers fuient les krôna et leur bec acéré comme la peste, ce qui explique en grande partie la grande affection que les lossyans ont pour cet oiseau, qu’on ne tente jamais d’abattre. Ce dernier ne s’attaquant jamais à des proies vivantes, il arrive même que quelques familles en aient plus ou moins apprivoisés certains, mais les krôna retournent toujours nidifier et se reproduire le long de l’Alba-Rupes.

Le lori :

Petit mammalien apprivoisé qui pèse jusqu’à dix kilos, c’est l’animal le plus proche du chat en terme de niche écologique. Ressemblant selon les sous-espèces au croisement entre un ocelot et une loutre ou un furet, avec une armure dorsale et des oreilles démesurées, c’est une bestiole farouche et craintive, toujours en mouvement. Comme chez nombre de mammaliens, son rythme de croissance est assez lent et il ne cesse jamais de grandir jusqu’à la mort. Le lori chasse les rongeurs, ne dédaigne pas le poisson –il est excellent nageur-  et mets même le tosh à son menu en s’introduisant dans ses terriers pour exterminer ses portées. A la différence des chiens, il ne peut cependant s’attaquer aux meutes de toshs adultes. Le lori a été rapidement adopté par les lossyans qui en font élevage comme animal de compagnie. On prétend qu’il porte bonheur aux marins, et il n’est pas rare de voir un lori apprivoisé courir sur les ponts d’un navire, choyé par son équipage.

Le longila :

longila

Un des mammaliens emblématiques de Loss, aux allures placides d’un diplodocus qui pèse jusqu’à 20 tonnes pour parfois presque quatre mètres au garrot. Placide, vivant en troupeaux familiaux, il broute les grands arbres des lisières forestières et participe à la pérennité des plaines lossyannes sur toute la moitié sud des Mers de la Séparation. Il est très répandu, mais rares sont les troupeaux de plus de 100 individus. Employé comme animal de bât et sur de grands chantiers, le longila est aisé à apprivoiser, mais demande de bons dresseurs pour éviter ses accès de panique forcément destructrices. On ne l’élève pas en captivité, mais en semi-liberté aux lisières des bois et forêts car il est impossible de lui fournir ses quantités de fourrage. Vu la placidité de l’animal, il est très apprécié des enfants, se montrant facilement affectueux quand on veut le nourrir à la main ou lui gratouiller la tête. L’avantage du longila employé dans des caravanes marchandes est que les griffons n’osent que rarement s’attaquer à des proies d’une telle taille, surtout en grand nombre et protégés par des hommes bien armés. Mais s’il est robuste et peut franchir des cols froids aussi bien que des déserts, il est très lent et le nourrir peut être problématique dans des zones manquant de haute végétation.

Le marche-forêt :

La plus grande créature terrestre connue de Loss, le marche-forêt réunit tout ce qui peut être imaginé en terme d’étrangeté existant bel et bien dans la faune et la flore lossyanne. Très rare, cet animal dont personne ne connait l’espérance de vie passe la plupart du temps inaperçu. Et pour cause : même sur son dos caparaçonné comme une tortue, vous ne vous rendriez compte de rien. Ce ne serait pour vous qu’une grosse butte arrondie, une clairière couverte de végétation, arbustes compris, sur un épais lit moussu. On ne réalise la présence d’un marche-forêt que quand il se déplace ou est dérangé. Dans les deux cas, cela n’arrive pas souvent. D’apparence, le marche-forêt ressemble à une sorte de tortue à la carapace dissimulée sous un couvert végétal, s’évasant largement à ses bords. Perché à plus de 15 mètres de hauteur – avec sa carapace, il peut dépasser les 25 mètres- sur quatre longues pattes aux allures de colonnes massives, sa large tête plate est dépourvue d’organes visuels, et ses narines sont difficile à apercevoir, puisque reliées aux bords de sa carapace. On ne distingue qu’une fine et large bouche entouré d’organes bioluminescents. Le marche-forêt ne se sert de sa gueule que pour se défendre, en aspirant goulument ce qui le dérange ou le menace, si sa simple carrure ne suffit pas à s’en défaire. Pour se nourrir, il se pose dans un couvert végétal, et extraie les nutriments du sol par échange cutané, le sucre lui étant fourni par sa symbiose avec les hôtes végétaux de sa carapace. On ignore sinon tout de son mode de vie, sauf que tous les marche-forêt ont un symbiote, un cas quasi unique dans la faune lossyanne.

Le sika :

sika

Herbivore vivant en grands troupeaux, parfois de dizaines de milliers d’individu, emblématique de toutes les plaines et savanes de Loss, le sika ressemble bel et bien à une antilope arborant des motifs de couleurs vives qui aurait décidé de couvrir son dos, ses flancs et le bout de sa queue d’une armure osseuse hérissée de pointes. Ceci, plus ses bois complexes aux formes très variés, constitue une défense efficace contre une partie de ses prédateurs, surtout les dragens. Son autre défense, c’est la vitesse et le nombre. Les sikas courent très vite et quand l’un d’eux panique au danger, tous se mettent à fuir, en se mouvant tel des bancs de poissons traçant des parcours sinueux et insaisissables. Mais ces gracieux animaux restent quand même la première proie de la plupart des prédateurs de Loss, leur principal étant les griffons. Les sikas comptent un très grand nombre de sous-espèces portant une multitude de nom, se différenciant par leurs bois, les motifs sur leur peau, ou encore la présence plus ou moins abondante de fourrure laineuse. Ils sont domestiqués depuis très longtemps par les humains, pour leur viande, leur cuir, et leur laine dans le grand Nord.

Le tosh :

tosh

Le tosh ressemble à une sorte de rat au dos caparaçonné dont la gueule ferait penser à une tête draconienne de quelque wyverne effrayante. Mais là s’arrête la comparaison. Le tosh pèse de 3 à 8 kilos, vit en meute de 20 à 50 individus dans des terriers et des réseaux de galeries qu’il vole souvent à d’autres mammaliens fouisseurs, et est un omnivore charognard capable de traquer et dévorer des proies de taille humaine ou plus, pour peu que celles-ci soit blessées ou affaiblies. Et il adore l’urbanisme lossyan, un lieu parfait pour y dévorer tout ce que les humains produisent comme déchet –et parfois les humains eux-mêmes. Le tosh est une plaie, une vermine infâme, un animal dangereux, et qui plus est aussi intrépide qu’il est stupide. Les seules choses qu’il craigne vraiment sont les loris mais surtout les chiens. C’est pour cela que ce dernier prend tant de place dans toutes les cultures lossyannes, chargé de protéger le foyer et les garde-manger contre ces pilleurs agressifs. Beaucoup de lossyans pensent que les toshs portent la Rage, ce qui est faux : fort heureusement, aucune maladie mammalienne ne peut affecter les créatures terriennes. Par contre les toshs transmettent des parasites divers, comme les puces et les tiques.

Le chien :

On s’étonnera que le chien, d’origine terrienne, soit cité dans les créatures de Loss, d’autant qu’aucun animal lossyan ne s’y apparente. Mais ceci parce que nos amis canidés tiennent une grande place dans toutes les sociétés lossyannes ; les seuls à s’en passer étant les San’eshe. Gardiens, vigiles protecteurs et chasseurs de toshs, les chiens sont partout, et il est rare qu’une famille n’en ait pas au moins un. Mais à la différence des chiens terriens, les chiens lossyans sont toutes de grande à très grande taille pour un poids moyen de 40 à 50 kilos. Il n’existe donc aucune race canine naine, ni de chiens de salons et plusieurs races, en particulier chez les Dragensmanns, peuvent atteindre les 70 kg. Leur aspect est aussi plus proche du loup ou chien-loup que des races de type lévrier ou dog. Le chien est si important et indissociable de nombre de communautés que suivant quelques coutumes toujours en vigueur, par exemple dans l’Athémaïs, on offre un chiot à une jeune fille qui devient adulte. Bien entendu, l’élevage de chiens est très répandu, d’autant que certains sont dressés à sentir et traquer l’odeur des Lincis, les symbiotes spécifiques qu’on fait porter aux esclaves pour empêcher tout espoir de fuite.

Le draekya :

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Symbole du fauve et prédateur ultime, sujet de légendes et prétendu à raison indomptable, le Draekya est le maitre des jungles et des forêts de Loss. C’est un carnivore quadrupède dont l’allure évoquerai un tigre à la gueule draconienne. Si son échine, armurée et hérissée de pointes de l’encolure à la queue est impressionnante, le plus effrayant est sa tête, blindée, bestiale, ornée de cornes, mais surtout de quatre longs appendices en forme de filaments se terminant par des organes bioélectriques.  Deux autres, plus petits et cours, sont situés sous sa mâchoire inférieur. Un draekya adulte atteint les 2m au garrot pour presque 3 tonnes. Mais les plus grands d’entre eux, les femelles les plus âgées, peuvent dépasser les quatre, voir cinq tonnes et les 2m50 au garrot pour 7m50 de la tête à la queue. En plus de griffes et de crocs, le draekya possède des organes bioluminescents sur ses flagelles, qui sont aussi capables de délivrer des décharges électriques aptes à assommer un grand mammalien et tuer sans coup férir un homme. Les tentacules sont très résistants et mobiles, un draekya pouvant s’en servir pour fouetter avec assez de forces pour arracher un bras. Enfin, les draekya voient l’infrarouge, on une vue nocturne encore plus efficace que leur remarquable vue diurne, une bonne ouïe, semblent dénués de toute peur animale, et sont d’une intelligence équivalente à celle des grands primates de la Terre. Tout ceci ainsi que leur nature solitaire, et leur relative rareté, fort heureusement d’ailleurs, en font la créature la plus légendaire et célèbre de tout Loss. A noter que le draekya est pratiquement le seul prédateur des longilas.

Le ghia-tonnerre :

ghia-tonnerre

Apprivoisé par les nomades Arant’hias des Cités-unies qui vouent une sorte de culte à l’animal considéré comme sacré, le ghia-tonnerre ressemble au croisement entre un rhinocéros et un tricératops, qui pèserait de 3 à 5 tonnes, avec une large collerette cervicale osseuse qui dissimule de complexes organes bioéléctriques. Les ghia-tonnerres sont des herbivores se nourrissant de feuilles et d’herbes et grands troupeaux épars, et qui sont élevés pour leur lait, principalement, mais aussi leur viande, leur cuir, et leurs organes bioélectriques dont les arant’hias font des armes de mêlée redoutable. Ces animaux bien que d’allure paisible sont d’un caractère ombrageux et territorial ; ils peuvent facilement se froisser en cas d’intrusion ou de menace, même indirecte, et les grandes femelles font toujours face au danger. Les ghia-tonnerre ont gagné leur nom de leur plus dangereux moyen de défense. Quand ils veulent menacer un adversaire, ils se mettent à souffler violemment, lâchant un nuage de postillons devant eux. Et si le danger se fait plus insistant, ils recommencent, mais cette fois en ouvrant largement leur gueule et leurs naseaux, par où va circuler un courant électrique de haute intensité provenant des organes bioélectriques de leur collerette. La décharge tue net n’importe quel humain. Le ghia-tonnerre n’est pas spécifique à la presqu’ile d’Allenys, mais très rarement élevé ailleurs. Il n’est employé comme bête de monte et de bât que par les Arant’hias.

Le griffon :

griffon

Principal animal lossyan à avoir été domestiqué et élevé comme monture, le griffon tient la place écologique qu’aurait le loup sur Terre, y compris dans son comportement de meute. Le griffon fait penser à une sorte d’oviraptor, un reptile bipède mesurant selon les sous-espèces de 1m20 cm à 3m50 au sommet du crâne, aux pattes avant agiles et préhensiles, muni d’un puissant bec cornu et la tête ornée d’une collerette duveteuse. C’est un prédateur au régime principalement carné dans la nature, et il dispose de griffes acérées, y compris aux pattes arrières munies de véritables poignards écorcheurs. A l’état sauvage, les griffons vivent en meute de 8 à 30 individus dominés par les plus grandes femelles, et pratiquent une chasse à la course, pour épuiser leur proie. Ils peuvent s’attaquer à bien plus gros qu’eux, mais le plus souvent visent les bêtes malades et mourantes, débusquent les petits mammaliens, reptiles et insectes ou encore jouent les charognards. Chaque famille règne sur un territoire assez vaste, mais en cas de passage de grandes migrations, il est fréquent que plusieurs meutes s’associent pour des curées. Le griffon est élevé partout comme monture de guerre, mais on lui préfère le cheval, bien plus aisé à nourrir, même si les griffons domestiques ont un régime plus omnivore que leur version sauvage. Le griffon est une des plus grandes menaces sur les routes pour les voyageurs de Loss.

Le mora :

Quand on sait que le mora, qui ressemble grosso-modo à un phacochère couvert d’une épaisse armure cutanée et pourvu de 4 à 8 défenses de la longueur d’un demi-bras, est surtout connu parce qu’on en fait viande et charcuteries et qu’il est élevé partout pour cela comme nos porcs sur la Terre, on s’étonnera de la trouver dans cette liste. Mais en fait, c’est parce que dans toutes les forêts tempérées de Loss, il constitue sans aucuns doutes l’un des dangers animaux les plus fréquents que l’on va affronter. Avec un poids à l’état sauvage qui peut dépasser les 350 kg, le mora, qui vit en petites hardes familiales de 4 à 12 individus, est un animal particulièrement agressif quand il se sent menacé. Il charge sans hésiter, y compris sur des bêtes bien plus grosses que lui. Et les mammaliens prennent garde à éviter ce fouisseur omnivore qui peut même éventrer un jeune longila de ses défenses. Les moras sont assez communs et les croiser est donc relativement fréquent. C’est sans doutes dans toutes les Mers de la Séparation un des animaux sauvages à causer le plus de mort chez les lossyans.

Le dragen :

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Emblème du peuple Dragensmann dont les monteurs de dragens chevauchent ces créatures volantes depuis des siècles en escadrilles de redoutables guerriers, le dragen est un prédateur arboricole, appréciant aussi les falaises, qui ressemble ni plus ni moins à une sorte de dragon. C’est un mammalien doté, fait rare mais pas unique dans ce taxon, de six membres et non quatre. Deux de ses membres sont des ailes amples et puissantes doté d’une membrane fine de peau. Les Dragens sont de taille varié selon les régions, de trois à dix mètre de la tête à la queue ; les plus grands représentants de cette espèce, qu’on retrouve surtout dans le nord de Loss, sont ceux des Neiges-Dragon, là où vit le peuple qui a appris à domestiquer et élever ces créatures. Si, apprivoisés, les dragens sont des animaux très sociaux et amicaux, bien que fort indépendants et très malicieux, à l’état sauvage, ce sont des prédateurs vicieux et cruels, adeptes du traquenard et de l’attaque surprise. Si les dragens nidifient dans des habitats communs et serrés, presque surpeuplé par la densité des individus, ils chassent seuls, s’égaillant dans les forêts et les montagnes à la recherche de proie. Les dragens planent et volent sur de bonnes distances, mais sont bien en dessous des performances des grands oiseaux. Ils évitent toute proie trop grosse ou agressive, mais leur méthode de chasse leur permet de fondre sur tout animal imprudent et le terrasser en une seconde avant de rejoindre les cimes des arbres ou les falaises pour accomplir leur festin. Pénétrer sur une volière dragen est terriblement dangereux, c’est un des rares cas où ces animaux collaborent pour défendre leur nid et leurs œufs, et ils le font avec un acharnement sanguinaire. Les dragens apprivoisés sont très rares en dehors du peuple dragensmann, ce dernier semble le seul à savoir comment les dresser et les élever, et les diverses tentatives extérieures à les imiter ont pratiquement toujours échoués.

La gorgone :

La gorgone, ou méduse des forêts est un animal très rare de par sa nature et son mode de vie. Apparemment cousin des symbiotes, la gorgone ressemble à une sorte d’énorme méduse au corps grisâtre qui reflète parfois la lumière en iridescences. Elle se déplace exclusivement de nuit, de branche en branche avec ses multiples tentacules très résistants et passe son temps à chercher une proie. Mais pas pour la dévorer, en fait, personne ne sait comment se nourrit une gorgone. Ce ne sont pas des symbiotes mais de terribles parasites. Une fois qu’il a trouvé une proie, la gorgone l’envahit et s’y implant, modifiant son comportement en moins d’une minute. Dès lors, la victime qui commence à muter est saisie d’une faim dévorante et se mets en quête de chair à dévorer, et ce même si elle était herbivore. Il lui faut de la protéine animale, et elle s’attaquera à tout ce qui lui est proche, avant de poursuivre sa quête pour soulager sa faim insatiable. Au fur à mesure que l’hôte chasse, la gorgone le fait muter en une version terrifiante et monstrueuse de la créature d’origine, qui grossit encore, enfle même, son corps se couvrant de pustules bioluminescentes. A ce stade, le parasité est presque intuable selon des moyens classiques tant il est capable de régénérer ses blessures sans en ressentir d’effets. Pourtant, au terme d’une longue et ravageuse agonie de plusieurs semaines, la créature parasitée, qui a fait fuir toute proie potentielle, finit par se dévorer elle-même et mourir. Les pustules achèvent leur développement sur la carcasse déformée et explosent pour répandre les spores de futurs nouveaux gorgones et on recommence. Heureusement, le cycle de vie des gorgones est long, elles-mêmes sont fragiles (elles ne supportent pas la lumière et la chaleur) et ont plusieurs prédateurs parmi certains oiseaux, et enfin les animaux de Loss fuient tous une zone envahie par ces parasites. Ainsi donc, ceux-ci n’apparaissent que comme des épisodes de contamination sporadiques, fréquemment une fois par an, durant la Longue Nuit.

Le hooma’kar :

Le Hooma’kar, ou « ombre de mort » en san’eshe est le plus grand oiseau connu du monde de Loss. Il hante les jungles Sane’she mais on peut le retrouver jusqu’en Terancha et, bien que fort rarement, dans les marais des côtes est de l’Athémaïs. Et à l’instar de certains mammaliens, le hooma’kar fait partie des oiseaux à six membres, et non quatre. Il possède donc deux paires d’ailes superposé et légèrement décalées, la paire la plus proche de sa queue légèrement plus petite. C’est un rapace, au bec long et puissant, particulièrement impressionnant et étrangement muni de quelques dents effilées comme des rasoirs, et d’une envergure allant de 3m50 à 6m. Il ne dédaigne pas le poisson à son menu mais son régime alimentaire est le plus souvent composé de mammaliens. C’est un chasseur à l’affut, qui peut soulever de terre et emporter plus de cent kilos. Le Hooma’kar est un solitaire, son territoire est assez étendu, avec pour centre un arbre ou une formation rocheuse lui permettant d’observer son environnement. Sa vue est excellente, de jour comme de nuit. Détail d’importance, le hooma’kar produit un venin, une toxine paralysante qui lui permets de s’assurer que ses proies sont immobiles quand il les emporte pour les dévorer dans son repaire. Malgré sa taille et l’idée qu’on peut se faire de sa capacité à pouvoir transporter des charges et faire voler un lossyan, le Hooma’kar n’a jamais été apprivoisé ou dressé de quelque manière que ce soit. Il est bien trop dangereux et instable pour que ce soit d’ailleurs jamais envisageable, et rarissimes sont les gens à avoir pu apprivoiser un jeune sans devoir le tuer ou le rendre à la nature une fois adulte.

L’Aramios :

De loin, ce mammalien ferait penser à une sorte d’auroch au poitrail surdimensionné et couvert d’une épaisse armure, portant trois paires de cornes dont la plus grande dépasse les 3 mètres de large. Lointain cousin des sika, l’araumos est un herbivore typique des plaines de l’Etéocle qui vit en vastes troupeaux de milliers d’individus, passant leur vie à migrer du nord au sud des Plaines, souvent en compagnie des sikas. Les lossyans ne l’élèvent pas vraiment, surtout parce que d’une part son abondance à l’état sauvage est une aubaine pour la chasse, d’autre part parce que l’animal, dont le poids moyen avoisine les trois tonnes, est particulièrement farouche et ombrageux quand il est acculé. Par contre, hormis pour sa viande, il est aussi chassé pour être employé comme animal de combat d’arènes, soit contre des gladiateurs et condamnés, soit face à des volontaires voulant prouver leur valeur guerrière dans une lutte un contre un.

Le Narva :

Baleine lossyanne, dont l’apparence serait à mi-chemin entre le cachalot et la raie manta et qui possède six membres dont quatre ont fusionnés en deux immenses nageoire latérales pareilles à des sortes d’ailes. Il en existe plusieurs sous-espèces dont la différence tient à la taille et aux motifs. Carnivore, le narva ne mange cependant que des bancs de poissons et crustacés et si on prétends qu’il dévore les hommes tombés à l’eau, c’est sans doutes plutôt une légende. On chasse le narva pour son huile et sa viande, mais c’est une activité dangereuse, car les grandes femelles, qui peuvent peser 35 tonnes, peuvent éperonner un navire ou le faire chavirer sous le coup de la panique et de la colère. Les narvas vivent en groupe de 5 à 40 individus et on les trouve dans toutes les eaux profondes de Loss, ils n’approchent certaines côtes que pour donner naissance à leurs petits. Ils sont ovovivipares.

Le Sperhval :

La plus grande baleine lossyanne connue, plus grosse qu’un galion, pouvant dépasser les 70 tonnes. Il ressemble beaucoup au Narva, mais possède un front et une gueule blindé et son régime alimentaire est celui d’un prédateur. Il chasse les mammaliens marins, narva compris, vit le plus souvent de manière solitaire ou en couple. Heureusement plutôt rare, il attaque de manière imprévisible même les plus grands navires venant le déranger. On le chasse rarement et le plus souvent, avec tous les canons de bord dont on peut disposer.

Le Prayar :

Sorte de lézard des sables, prédateur blindé et géant du Désert des Frange. C’est un fouisseur dont on ne connait réellement comme description que la gueule, comme une mâchoire de piège géant. Difficile d’en dire plus, l’animal est si rare que c’est une légende pour les Frangiens et que bien des érudits doutent qu’il existe vraiment. Mais de ce point de vue, ils se trompent lourdement.

Le Dharomos :

Mammalien herbivore blindé comme un tank, au dos très large et plat, employé par les svatnaz comme animaux de bâts pour leurs villages ambulants, la carapace étant assez large pour y monter des vastes roulotte, l’animal étant attelé à des trains de carrioles. Il ressemble un peu à un ankylosaure mais qui ferait près de 25 tonnes en moyenne. A l’état sauvage, le dharomos vit en petits groupes dans les clairières de la Forêt sans Fin, et malgré ses dimensions, s’avère plutôt discret et préfère fuir tous les dangers ; mais l’acculer est une très mauvaise idée. Avec son armure et ses dimensions, même un draeykia ne s’y frotte pas.

Le Kaerin :

Mammalien herbivore assez proche d’un cheval, mais de 2m30 au garrot pour deux tonnes et demi, portant trois cornes dont une centrale sur le front, avec une crinière ample et une gueule légèrement draconnienne. Il est élevé par les Gennemons, mais surtout par prestige, peu de cavaliers parviennent à le monter. On ne le trouve à l’état sauvage que dans le sud des Plaines de Gennemons et aux lisières des forets à l’est et on peut supposer que l’espèce, rare, est en voie de disparition.

Le Koan :

Une sorte de crocodile de mer géant, pouvant dépasser les 20 tonnes, hantant le sud de l’archipel San’eshe mais aussi les eaux des côtes de l’Erebheïm. Il ne chasse pratiquement que les plus gros poissons, mais sa proie préférée est le Arkahaa, le plus grand des longilas connu, qui ne vit que dans les mangroves de l’archipel San’eshe.

l’Arkahaa :

Cousin géant des longilas, qui pèse jusqu’à 40 tonnes, typique des mangroves de l’archipel San’eshe, l’arkahaa est un animal qui ne vit que dans des milieu humides et passe la moitié de sa vie dans l’eau, l’autre à brouter la mangrove, en petites groupes familiaux.  Sa tête culmine à 15 mètre de haut, voir plus et il est assez proche du brachiosaure. Son seul prédateur est le koan.

Le tarbosarre :

Prédateur bipède de 4 à 5 mètres de haut pouvant peser 7 tonnes, chassant en solitaire, parfois en couple, et assez semblable à un gros théropode emplumé et armuré. Dangereux, l’animal n’est cependant pas discret, considéré peu rusé bien qu’il ne soit et de loin pas si stupide que cela. Mais sa taille et son habitude de vivre sur des territoires découverts dans les grandes plaines de l’Etéocle et de l’Hégémonie principalement (on en trouve rarement dans les régions les plus isolées de l’Atmémaïs) ont participé à la facilité de son extermination. Il  chasse plutôt les longilas et les ghia-tonnerre vieux et malades et l’espèce a appris à se méfier des lossyans et éviter les zones peuplées.

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