Guide de survie en randonnée sur Loss

Nous avons souvent abordé l’évidence que voyager dans le monde de Loss est dangereux. Plus encore, est le fait de le faire à pied, hors des sentiers battus et en petit groupe. Mais voilà, une bande d’Adventores ne pourra pas toujours intégrer une caravane bien organisée et défendue ou trouver une ligne régulière de navire lévitant. Tôt ou tard, il va falloir aller dans un endroit peu fréquenté et inconnu, en étant un nombre très réduit d’individus. Et, ça, pour le commun du peuple, c’est une imprudence qu’ils qualifient sans hésiter de folie.

Dans la mesure où la durée de survie d’un citadin lossyan perdu en forêt est de moins d’une journée, mais que d’autre part, des peuples entiers se sont adaptés à la rudesse sans pitié de la flore et de la faune lossyanne, nous allons donc vous révéler ici des conseils de survie à l’usage du voyageur, compilés par des entretiens auprès d’éclaireurs professionnels et hommes de bois avertis. Gardez cependant en tête que certains milieux sont encore pires que ceux utilisés comme référence à ces conseils, et que rien ne garantira alors que ce guide assure votre survie.

1- L’essentiel à emporter

Les vêtements

Parcourir les sentiers exige d’être chargé le moins possible, ainsi donc, les vêtements de rechange sont un luxe inutile ; mieux vaut faire des haltes pour les laver et les sécher. Un manteau chaud doit toujours être prévu, de même qu’une bâche, une cape ou un mantel imperméable, qu’il soit de cuir, de toile ciré ou traitée au latex. Enfin, plutôt que plusieurs paires de bottes, prévoyez de quoi les réparer et des renforts et semelles de rechange pour votre expédition comme vous prévoiriez de quoi réparer les fers de vos chevaux. Un des ennemis d’un voyage confortable, c’est l’humidité. Prévoyez toujours d’avoir de quoi abriter vos vêtements et vos affaires de manière la plus imperméable possible.

Le feu

Avoir de quoi allumer un feu dans les pires conditions possibles est une nécessité. Il faut donc maintenir votre briquet, votre silex et votre amadou au sec. Une solution est de conserver un lot d’allumettes coulé dans de la cire d’abeille, ce qui assure une étanchéité complète. Oubliez le porte-braise, qui ne va faire que vous encombrer et vous compliquer la vie. Enfin, rappelez-vous que le feu ne s’éteint jamais au bivouac : ce sera souvent la plus efficace manière de faire fuir les prédateurs, surtout si vous avez prévu des torches à cet usage.

L’abri

Si vous avez prévu une bâche imperméable, vous pouvez vous passer de tente, dont la toile et les fixations prennent du poids. Privilégiez la fabrication d’un abri local, si possible, avec les moyens du bord et des toiles étanches. Par contre, la couverture chaude est indispensable, voire en cas de risque de froid, la couette rembourrée de duvet ou de poils de sika. La paillasse est un confort qui s’avère peu utile, sauf en cas de temps pluvieux.

La lumière

N’oubliez jamais un éclairage aisé à employer et porter sur soi, qu’il soit une lampe à mellia ou une lampe-tempête. Si vous vous retrouvez dans le noir, n’oubliez pas que les animaux sauvages eux, voient bien mieux que vous !

Les chiens

Ne partez pas en voyage sans au moins un chien dans votre compagnie. Un chien sentira toujours le danger avant vous, mais il saura aussi se montrer vigilent envers vous quand vous-même ne l’êtes pas. Un chien fidèle peut sauver un groupe entier en mauvaise posture.

L’orientation

Ne prenez jamais la route sans connaitre au mieux possible votre position, la direction du trajet à effectuer et les points de repère permettant la meilleure orientation possible. Les étoiles sont alors votre guide, les cartes, les instruments de navigation et les notes de voyage une nécessité. Enfin, rappelez-vous que si vous cherchez des humains, vous les trouverez le long des cours d’eau et vers les vallées : suivez les dénivelés et l’aval, plutôt qu’arpenter les sommets et les crêtes.

Ce qui sauve la vie

Oubliez les grosses cordes en quantité, leur usage est souvent limité, privilégiez de la ficelle solide ou de la cordelette de soie, et ne craignez pas de la découper pour toute sorte de bricolages d’urgence. Un pot de brai (résine collante traitée) ou de colle d’os (extraite des restes d’équarrissage) sera incroyablement utile. Gardez toujours à portée de main un petit couteau tranchant, un sifflet qui s’entend de loin, du savon, du fil et une aiguille, et un aiguisoir. Enfin, ne partez nulle part sans une trousse de soin capable de permettre un minimum de chirurgie, car vous ne savez pas quand vous en aurez un besoin vital !

2- Ce qu’il faut toujours faire

Rester unis

En voyage, ne jamais se séparer de ses compagnons de route et, par conséquent, rester soudés ! Les mésententes, les crises de colère et les conflits tuent aussi bien qu’un draekya en furie. La règle en milieu forestier est de ne jamais s’écarter de plus de quelques mètres de ses camarades et, en déplacement de nuit, garder tout le monde à la lumière des éclairages.

Rester vigilant

La vigilance ne consiste pas qu’à rester attentif au danger autour du groupe, mais à l’intérieur aussi. Alors songez à faire attention à vos compagnons et à leur état. Plus le voyage est risqué ou épuisant, plus les chances d’accident augmentent, ainsi, il faut rester vigilent à l’état de chacun pour décider d’une pause nécessaire ou d’actions à entreprendre avant que les ennuis ne commencent. Enfin, un groupe doit toujours être au clair de qui le guide et qui prends les décisions en dernier recours. Le temps perdu à discuter sur la marche à suivre est autant de chance de survie qui s’évanouit.

Respirer !

Dès que quoi que ce soit montre qu’un voyageur a des soucis pour respirer, ce problème devient l’urgence à régler avant toute autre chose. Sans compter les risques de noyade ou d’asphyxie, un problème respiratoire est une condamnation à court terme du compagnon atteint, et une chute dramatique des chances de survie du groupe. Il vaut mieux arrêter la marche ou renoncer au voyage que prendre ce genre de risques.

Garder la chaleur

On croit souvent résister facilement au froid, mais ce n’est de loin pas si vrai que cela : voyager mal couvert par une température un peu basse (moins de 12°C) suffit à engendrer des problèmes. Etre mal couvert pour dormir quand il fait froid la nuit, même en été, est une bonne manière de mourir à moyen terme. Il faut toujours conserver sa chaleur et si besoin s’arrêter pour un feu et un repas et s’assurer que tout le monde est vraiment réchauffé et en bonne santé pour repartir. Et si ce n’est pas le cas, le plus prudent est de patienter et s’assurer que tout le monde reste bien au chaud et se repose.

Boire & manger

Ce qui pèse le plus dans un barda de voyage, ce sont les provisions et le liquide pour s’hydrater. Mais le corps peut arriver à jeuner aisément et la faim ne vous empêchera pas, si elle ne dure pas trop, d’avancer, chercher à manger, chasser ou glâner. Par contre, la soif est bien plus dangereuse et le breuvage potable doit toujours être considéré comme une ressource qui doit être constamment disponible. Un groupe perdu dans une région aride peut disparaitre en une poignée de jours, d’avoir manqué de boisson.

Rester propre

Vous ne voulez pas tomber malade, voir une plaie s’infecter ou des parasites vous dévorer ? Restez propre. A chaque bivouac, trouvez comment vous laver et laver votre équipement et vos vêtements, ou pour le moins les tenir propres au mieux. L’usage d’huiles, argiles et onguents pour protéger la peau et chasser les parasites est recommandée, le but n’est pas de sentir bon et paraitre un bourgeois en goguette, mais d’assurer la meilleure hygiène possible.

3- Ce qu’il ne faut pas faire

Voyager seul

Il n’y a que très peu de personnes capables de survivre longtemps à un voyage solitaire sur Loss et même eux préfèrent l’éviter tant que possible ; donc, ne le faites pas. Vous n’êtes pas eux, et vous, vous serez mort en quelques jours. Si réellement vous n’avez pas le choix, ayez des chiens ou un griffon pour vous accompagner afin d’augmenter vos chances de survie.

Improviser

Ce que vous ne savez pas, ne l’inventez pas. Laissez faire celui qui s’y connait et si personne ne peut le faire renoncez et contentez-vous des solutions dont vous êtes capables, sauf si la seule option est la mort. Improviser quelque chose en milieu sauvage est le meilleur moyen de risquer les pires catastrophes.

Etre parfumé

Savons, parfums et huiles odorantes sont à proscrire dans un m milieu sauvage, surtout en forêt ! En cas de nécessité de fuir ou vous cacher de prédateurs, votre parfum vous tuera. Il vaut mieux sentir la terre, le cuir et la boue, qui alertent moins le nez des animaux. Mais il faut se laver : la sueur et la crasse peuvent avoir le même effet que le parfum !

Toucher n’importe quoi

Mousses toxiques, plantes carnivores, épines infectieuses, insectes mimétiques mortels, tout dans la nature de Loss peut parvenir à tuer. Si vous ne savez pas sur quoi vous posez le pied ou ce que vous touchez, ne le faites pas. Et écoutez les conseils des guides locaux et des hommes de bois. Eux savent éviter ce genre de pièges qui tuent tout pauvre hère perdu dans les bois plus vite encore que les prédateurs.

Ne rien dire sur sa santé

Que ce soit avant de prendre la route ou pendant le voyage, cacher une faiblesse ou un souci de santé est aussi idiot que mortel. Et si vous sentez que vous tombez malade ou vous affaiblissez sur la route, dites-le, avant que votre état ne provoque un accident.

Ne pas être armé

Un couteau ou un sabre ne suffisent pas pour survivre au monde sauvage de Loss. Prévoyez toujours, pour chaque voyageur, un bon arc, des flèches solides et de quoi en refaire d’autre, une arbalète, et, mieux encore, un fusil impulseur et des munitions. Et bien sûr, apprenez à en user, que ce soit pour chasser ou vous défendre !

Crier et fuir

Pour des prédateurs, les hurlements de peur, autant que la fuite, sont un signe qu’il est temps de se lancer à la curée. Autant que possible, ne criez pas et ne fuyez pas à toute jambe, si vous ne voulez pas accélérer votre trépas. Tenez plutôt de reculer, de crier d’un air menaçant pour tenter de faire fuir les prédateurs les moins acharnés ou, mieux, de les blesser pour les décourager d’attaquer… puis faites retraite, avec prudence et en gardant votre calme

4- Trucs & astuces

  • Deux odeurs découragent la plupart des animaux de Loss : l’urine de draekya et celle de tarbosarre. C’est pourquoi des fioles d’huiles imprégnées sont si précieuses… et chères. L’extrait d’urine de griffon, bien plus commune, est risquée, car le vendeur oubliera de vous dire qu’elle attise l’agressivité des meutes de griffons sauvages.
  • En cas d’attaque de griffons, les meneuses restent toujours à l’arrière, piaillant leurs ordres à la meute, c’est elles qu’il faut viser pour décourager tout le groupe.
  • La seule chose qui fait fuir des toshs, c’est le feu, alors en cas de risque, faites un feu de joie.
  • Suivez les pistes des sikas dans les bois. Celles-ci sont forcément plus sûr que tout autre passage.
  • Ne prenez jamais la route sans scrupuleusement vérifier vos vêtements et vos affaires, pour éviter insectes dangereux et parasites.
  • Tenez compte des recettes des anciens pour se protéger des plantes et bêtes nuisibles. Ils savent ce qu’ils disent la plupart du temps.

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