Bugs techniques et avancée des romans

Oui, donc, hier soir, beaucoup plus de peur que de mal, certains d’entre vous on trouvé le site, non pas mort ou inaccessible, mais vidé avec cette allure-là :

Je vous avoue que moi aussi, ça m’a fait peur. Fort heureusement, les bases de données du site sont sauvegardées pratiquement toutes les 24 heures. Grâce à l’aide amicale et experte de Laurent Gärtner, la cause du bug a été trouvé, et le site remis en état en moins d’une heure.

Maintenant, un GRAND conseil, les gens ! Sauvegarder la base de donnée de votre site souvent ! une mise à jour défectueuse, comme ici une mise à jour automatique coté serveur qui a merdé, peut suffire à tout casser et vous faire perdre du temps, voire, pire, du contenu précieux.

Les Chants de Loss, tome 3, Nashera

Le roman, le troisième de la première série qui en comptera quatre, est presque achevé ; oui, je sais, je suis en retard. Entre ennuis de santé nombreux et impératifs professionnels, ça a beaucoup trainé. Actuellement, je suis au 18ème chapitre sur 20 et je perds encore du temps après une tendinite du dessinateur (je ne sais pas comment appeler cela autrement), qui me force à reposer mon bras droit. Ceci dit, il devrait être achevé début Mars et être édité et distribué mi-Avril. pas d’inquiétude, donc, il arrive bientôt pour ceux d’entre vous qui l’avaient précommandé !

Et pour vous faire plaisir, voici un extrait ! Vous pouvez lire la version prépublication, c’est à dire avant relecture et correction sur Wattpad ou encore sur mon blog littéraire.

Chapitre 17 : les Dévoreurs

Les machinistes se préparèrent à la manœuvre, tandis que les légionnaires reculaient en entrainant avec eux les gardes de la tour. À trois cents mètres de là, le béhémoth crachait dans la nuit de puissantes bouffées de vapeur tandis que ses moteurs surchauffaient pour soutenir sa manœuvre, afin de présenter son flanc et ses rangées de canons aux premiers vaisseaux de Mélisaren. Eux, contrairement au colosse motorisé, devaient lutter contre le vent pour parvenir à atteindre une portée de tir. En rang serré, ils étaient déjà une dizaine remontant vers la plaine, essayant de former leur ligne ; au loin, on pouvait deviner les voiles et les silhouettes d’autres vaisseaux qui les rejoignaient en une armada imposante.

Eïm plissa les yeux pour deviner ce que pouvait faire le second béhémoth ; la tentative fut plutôt vaine, mais il n’avait pas besoin de beaucoup d’effort d’imagination pour deviner qu’il allait foncer à la rencontre de l’ennemi, avec son escorte de galions lévitant. Il cria vers les machinistes :

— Dépêchez-vous ! Il se moque bien du vent, lui ! Il va bouger !

Damas sauta du panier de la fronde :

— Mèche allumée !

Le jemmaï n’eut le temps que de faire six pas, avant que le plus solide des machinistes ne donne un puissant coup de maillet pour lâcher le contrepoids. Dans un bruit formidable de métal et de bois torturé par l’impact, la masse de près de vingt tonnes tomba en emportant le bras du trébuchet, projetant son projectile dans un arc de cercle dans les airs.

Immédiatement, tout le monde s’arrêta de respirer. Artius se perdit, tête baissée, dans une prière muette, tandis qu’Eïm triturait nerveusement les dents de draekya de son collier. Le tonneau fila dans la nuit, suivi par plus d’une trentaine de paires d’yeux, avant de disparaitre. Puis, soudain, un embrasement éclaira l’avant du béhémoth, suivi de furieuses langues de feu. Des hurlements de joie frénétiques tonnèrent brutalement ; Damas se retrouva secoué par des tapes dans le dos ou sur l’épaule, tandis qu’à près de trois cent mètres de là, ce qui ressemblait fort à un incendie infernal faisait rage sur le pont de la machine de guerre.

— Tu as réussi !

Le jemmaï étira un sourire soulagé sur son visage aquilin :

— Nous avons réussi, Eïm ! Il montra les machinistes et les légionnaires, laissant exploser la joie de leur triomphe : sans tous ceux-là, ça n’aurait jamais été possible.

— Tu as raison, fit le guerrier, avec un large sourire. Avec ces flammes, il est éclairé comme une cible à la parade, maintenant ! Quant à toi, mon ami, il est temps que tu retournes t’occuper des tiens !

Artius, non loin, tirait sa longue-vue pour tenter de voir de plus près quels dégâts avait subis le navire. Le formidable coup au but avait ragaillardi les défenseurs de la ville qui redoublaient maintenant d’efforts pour réitérer l’exploit de toute leur artillerie, encore regonflés par l’arrivée massive des renforts de Mélisaren. Mais ce qu’il vit, malgré l’évidence que l’embrasement du tonneau et l’explosion avaient causé des dommages qui semblaient plus que superficiels, l’épouvanta bien autrement :

— Ses canons de pont, ils sont rotatifs ! Tous à l’abri, vite !

L’avertissement arriva à peine une poignée de seconde avant que le béhémoth ne fasse feu sur la tour de ses plus grosses pièces. La seule chose qui sauva la vie des hommes qui se trouvaient autour du trébuchet fut que le tir, précipité, était mal ajusté. Mais les formidables impacts sur la muraille et non loin de la machine de guerre furent suffisants pour faire vaciller l’énorme construction de bois, de cordes et de métal déjà bien trop mise à rude épreuve. Entrainant dans sa chute ses amarres, elle dégringola lentement les vingt mètres du bastion dans une pluie de débris mortels, son contrepoids s’écrasant en ravageant la façade de ce qui avait été une taverne nichée contre les portes de la ville.

Le plancher de la tour ne résista pas à la chute du trébuchet, cédant dans une série de craquements tonitruants, emportant avec lui les pièces de canon, lourdes de plusieurs tonnes et leurs réserves de boulets, pour tout précipiter, hommes et matériel, dans le corps du bâtiment.

Damas eut seulement le temps de glisser sur une des planches happées par le vide pour finir sa course en roulé-boulé au fond de l’étage inférieur, en évitant miraculeusement de plonger dans le trou béant percé par un canon qui se fracassa à moins d’une coudée de lui. Eïm chuta en suivant à peu près la même trajectoire que le jemmaï, talonné par Artius qui visiblement avait été entrainé avec lui ; le tout s’acheva en un amoncellement de corps et un comptage de nouvelles plaies et bosses qui devraient attendre ; le béhémoth devait déjà préparer sa prochaine salve pour achever l’ennemi qui avait osé lui causer des dommages.

Pour la seconde fois de la nuit, environné d’une épaisse poussière et naviguant à demi-aveuglés dans les débris, les hommes s’extrayèrent finalement des étages ravagés de la tour, avec l’aide bienvenue de nombreux gardes venus prêter main forte et sauver autant de monde que possible. Les compères achevèrent leur course dans la vaste cour du bastion, près des puissantes portes donnant sur la plaine, derrière lesquelles se massaient des centaines de légionnaires et plusieurs tortues d’acier, attendant l’imminence de l’assaut.

Et, derrière les remparts, au-dessus de tous ces hommes, se jouait une bataille aéronavale dont pas plus Eïm que Damas ne pouvait rien en voir. Mais le déchainement sans interruption des bordées illuminait le ciel de bleu, dans un fracas de fin du monde.

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