Les pistolets-impulseurs de Loss, et leur mécanique

Les armes à impulsion sont des fusils et pistolets, dans leur grande majorité à un coup, employant la puissance force de répulsion des percuteurs au loss-métal pour projeter une bille de plomb ou de cuivre avec une grande vélocité et un fort impact. Ce sont des armes aisées à manier, et à prendre en main, mais qui surchauffent vite et ont une cadence de tir faible. Leur autre limite est leur prix : l’arme elle-même n’est guère onéreuse, mais les recharges des percuteurs de loss-métal ne sont pas données. Une paire de percuteurs permet vingt tirs en général, bien que les plus performants peuvent doubler leur efficacité. C’est l’arme à distance la plus répandue sur Loss avec l’arbalète.

Comment fonctionnent les armes à impulsion, petite leçon simplifiée de mécanique :

1- La mécanique :

Au fond de l’arme, dans la culasse amovible, se trouvent deux ressorts opposés. Un ressort de percuteur, deux fois supérieur en force à un ressort d’amorce qui lui fait face. A chaque tête de ressort, face à face se trouvent deux petits pôles de même polarité de loss-métal. Leur forme souffrent peu d’approximation : que les deux pôles et les ressorts fassent mal leur œuvre ou soient déréglés et l’arme est bonne pour la casse.

Une loi physique du loss-métal dit clairement : deux pôles opposés de loss ne se touchent jamais. Ils vont conserver une distance de séparation entre eux, fut-elle toute petite avec deux petits pôles qui ne pèsent à deux même pas un vingtième de gramme. Ainsi donc, quand le mécanisme est au repos, le ressort du percuteur de détente, au fond de la culasse, est détendu et son pôle de loss repousse celui de l’amorce de tir, mais d’une pression qui les écarte de peut-être une fraction de millimètre. Aucuns effet à ce stade, aucun danger, et même avec une tonne de loss-métal à coté, il n’y a aucune conséquence.

2- Le tir :

C’est le moment de faire cracher le métal : le tireur prends une balle, ronde, le plus souvent de plomb ou de cuivre ; ce sont les plus faciles et simples à faire et si la technologie des balles à ogive en bronze ou même fer et acier en alliages et avec des propriétés spéciales (oui, perce-blindages et dum-dum, les Génies les mettent au point régulièrement) ont été inventées, elles sont moins répandues. Le tireur glisse la balle dans le canon, puis rajoute une bourre de coton, papier, jute ou autre petit matériau aisément inflammable et sans résistance, tasse contre l’appui du ressort d’amorce, et relève le chien du percuteur en position arrière. Il faut connaitre le bon geste et le ressort est très dur : les chances pour une personne faible d’armer un gros pistolet sans devoir s’y prendre à deux mains et y aller de tous ses effort est nul…

Le ressort poussé par le mécanisme est maintenant compressé à sa position la plus ramassée. La balle est calée par la bourre, le chien est tendu, la détente activée, tout est prêt pour le tir. Une arme chargée peut ainsi rester dans cette position longtemps. Mais le ressort n’appréciera pas la tension avec le temps. Régulièrement, c’est une des pièces qu’il faut d’ailleurs changer, au risque de voir un jour son pistolet exploser sans prévenir. Il est aisé de constater que le ressort fatigue pour les bons tireurs : l’arme devient de plus en plus imprécise et difficile à armer.

Le tireur appuie sur la détente. Le ressort du percuteur envoie le pôle de loss contre celui de l’amorce avec une grande puissance. Une loi physique de Loss est que jamais deux pôles opposés de loss-métal ne se touchent. Si on tente de les y forcer, la réaction de répulsion génère une force directionnelle d’une telle puissance qu’elle peut faire léviter les choses. L’impact n’a jamais lieu, la chaleur dégagée par la réaction de champ de répulsion est forte, un éclair bleuté se voit quand l’arme crache sa balle en même temps qu’on entend une détonation, mais d’orage, de son claquant dans un air surchauffé plutôt que d’explosion et de crissement lourd de la poudre qui brûle. La forme des pôles, leur polarité, la tension des deux ressorts est à la base de la mécanique qui permet de savoir par où part le jet de répulsion. Histoire, par exemple, qu’il ne s’inverse pas et envoie culasse et poignée de l’arme dans le corps du tireur.

3- les propriétés et limites des armes à impulsion

Les pistolets sont imprécis, mais ils peuvent tuer à 30 mètres, les fusils sont quand à eux mortels à cent mètres. Les armures classiques de maille ou de plaque d’acier n’y résistent guère ; par contre le linotorci, qui agit comme un efficace absorbeur de choc, permet de sauver son porteur : les meilleures armures de linotorci épais et doublés de plaques d’acier très dur peuvent même arrêter la balle sans qu’elle puisse commettre le moindre dégât sérieux. L’énergie cinétique se perd dans l’ensemble du rembourrage . Mais des balles solides en ogive le pénètrent et peuvent donc s’avérer ravageuses.

L’énergie de la répulsion dans la culasse a repoussé les deux pôles de loss. Celui du percuteur a donc été repoussé en arrière, et certains mécanismes permettent alors de le bloquer en position semi engagée, le ressort déjà tendu. Il suffit alors de remettre une balle, éventuellement achever de tendre le chien pour que le ressort soit bloqué à fond, et appuyer sur la détente.

Cependant l’arme a chauffé. Le canon peut brûler gravement, la bourre peut s’enflammer pendant qu’elle est chargée dans le canon ; ainsi, la cadence de tir des impulseurs demande à attendre quelques instants -environ une vingtaine de secondes- pour pouvoir recharger.

Mais ce sont des conditions classiques d’usage pour des pistolets à la mécanique simple. Et il existe déjà des armes à rechargement par la culasse, voir à réserve de munition glissant dans celle-ci par gravité. Ainsi, quelques armes à feu sur Loss sont clairement semi-automatiques et permettent un tir multiple, mais d’une part compliquée par une mécanique qui demande solidité et précision, d’autre part par la gestion d’une chaleur croissante qui peut fort vite déformer le mécanisme. Ces armes sont donc peu usitées, chers, et souvent d’une portée et précision plus faible.

pistolets-1100

Une réflexion sur “Les pistolets-impulseurs de Loss, et leur mécanique

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :