9- L’Hemlaris & Cymiad

Géographie

L’Hemlaris est une région côtière fortement enclavée dans l’énorme massif montagneux du Nevertsguïkhana, les plus grandes montagnes des Mers de la Séparation, avec des sommets frôlant les 8500 mètres et des plateaux d’altitude à 5000 mètres.

Vaste et étendue, c’est grâce aux climats océanique d’une part et à la mer intérieur de Kys, d’autre part, que la région n’est finalement pas une suite de déserts et de plaines arides. Mais le désert de Shaïmu, au pied des Monts Frontaliers, à la fois torride et glacial, donne une petite idée de ce que tout l’Hemlaris aurait été sans sa précieuse mer intérieur et le bassin humide qu’elle crée. On devine cependant l’importance d’une agriculture maitrisée dans une région où les terres arables ne sont, finalement, pas tant légion que cela et doivent être exploité avec intelligence et efficacité.

Tout le sud-est de l’Hemlaris est, à contrario, une jungle dense, peu explorée et en partie marécageuse. Si s’y enfoncer est périlleux, les côtes sont égrenées de villages et de bourgs fortifiés entourés de cultures et les poissonneuses eaux des mangroves de la Mer de Corail sont exploités. Mais c’est aussi une région de typhons et de tempêtes qui frappent souvent avec violences les communautés côtières et la mer est réputée elle aussi pour ses dangers.

La zone la plus peuplée de l’Hemlaris se situe entre la Mares Vermicii et la Mer de Kys, au su des Marches de Gennema, dans de grandes plaines arrosée par les nuages venus des Mers de la Séparation. Le climat est tempéré doux, avec quelques rivières et fleuves, parsemé de champs, de prés et de quelques plaines où paissent des troupeaux de sika à demi-sauvage et des familles de longilas qui semble partager le territoire avec les hommes dans une relative bonne entente.

Politique

L’Hemlaris est un empire qui, vu de près, semble nettement plus proche d’une fédération de territoires féodaux dominés par des cités autonomes, que d’empire centralisé comme l’Hégémonie. Si Cymiad est la capitale de l’empire, elle est moins son cœur administratif que symbolique. Pourtant, tous les Hemlaris sont très fiers de leur Impératrice et attachée à leur empire et à ses représentants, une vaste et puissante administration civile et héréditaire au services des Khans, les rois et princes de l’aristocratie qui dirige les fiefs et les cités.

La planification est le maitre-mot de l’organisation de l’Hemlaris : chaque village et ferme rends compte de ses productions et de ses cultures, les rendements sont calculés et provisionnés, le transport des matières premières fait l’objet d’une gestion remarquable pour fournir tous les besoins aux quatre coins de l’empire ; même les taux d’échanges des produits commerciaux est planifié et prévu. Ce qui arrange beaucoup la Guilde des Marchands qui a pu ainsi offrir les services de ses experts-comptables et de ses courtiers, fort bienvenus malgré la méfiance hostile assez répandue que l’Hemlaris voue à son ancien allié envers qui Cymiad s’est fortement endetté.

Comme l’Hégémonie, l’Hemlaris est fortement militarisé, bien qu’à au moins un rang d’échelle inférieur. Ce sont surtout, cependant, des structures et unités de défense et non des troupes d’invasion et d’expansion. L’Hemlaris a bien assez de terres inconnues à explorer et coloniser vers le sud-est (et au-delà des montagnes) pour ne pas avoir de velléités particulières d’envahir ses voisins ou tout du moins pas non plus à l’échelle de l’Hégémonie. La fonction guerrière y est, qui plus est, considéré comme non seulement noble, mais un art en soit et aucun peuple dans tout Loss ne prends plus profondément au sérieux les principes du combat et de la guerre.

Cymiad

  • Capitale plus symbolique qu’administrative de Hemlaris, bien que cœur de son pouvoir.
  • Pop : 600 000 habitants, troisième plus grande cité lossyanne.
  • Dirigeant : l’Impératrice du Trône de Rubis
  • Forces militaires : 8 légions des Guerriers de l’Empire, 6 légions de cavalerie, 6 légions d’Ordinatorii.
  • Principe de la ville : surnommée la Cité de Rubis (voir plus bas).

La cité de Rubis tire son nom de l’usage fréquent de carreaux et tuiles de béryl rouge pour les fenêtres et pour couvrir les toits ornés et décorés de ses très nombreux palais et maisons de maitre, principalement le Palais de l’Empereur qui a les dimensions d’une petite ville. Mais le nom vient aussi du Trône de Rubis, au cœur du palais, taillé dans un rubis d’un seul tenant, pesant plusieurs tonnes et où siège l’Impératrice.

Ce qui impressionne quand on voit Cymiad, c’est le savant mélange d’ordonnancement tracé au cordeau et de raffinement esthétique appliqué à une cité qui possède trois séries de fortifications et de murailles pour se protéger sur trois de ses quatre côtés, le dernier étant occupé par les installations portuaires. Il y a cependant assez peu de batiments très haut, pas plus que de tours et de hautes flèches. Les maisons sont de brique et de bois, la pierre est réservée aux forts, aux murailles et aux terrasse est soubassement des palais. Cymiad n’accueille d’ailleurs pas tous ses habitants dans ses murs, et environ 250 000 personnes, y compris les quartiers des étrangers et de la Guilde des Marchands sont à l’extérieurs des murailles. En général, ce sont les habitants les plus pauvres, mais aussi les commerçants, les nomades et une partie des fermiers de la ville qui résident hors des murs.

Enfin, la ville est très étendue, sur la plaine où elle a été bâtie. D’une part, palais et grands jardins privés et publiques prennent de la place, d’autre par la nécropole impériale qui côtoie Cymiad est très vaste. Les grandes artères, droites et perpendiculaires, très larges, assez pour y organiser même des marchés achève de donner à la ville une impression de gigantisme qui est à peine exagéré : dans sa plus grande longueur, la cité dépasse les 10 miles.

L’autre chose qui en ressort, c’est son melting-pot culturel. Même si la capitale est fermée et accueille peu les étrangers, la variété des peuples de l’Hemlaris et de l’influence de ses voisins se voit partout, les métissages sont nombreux, les styles culturels se percutent et se mélangent allègrement. C’est aussi une ville très industrieuse, bondée d’écoles, d’université, d’ateliers et de laboratoires. Et enfin, on y croise beaucoup d’esclaves, Cymiad rivalisant presque avec Armanth par le nombre de ses jardins des esclaves et maisons de maitre-esclavagistes.

La région autour de Cymiad est fortement urbanisée et aménagée sur presque trois jours de cheval, et les voyageurs vantent la beauté magique de ces campagnes harmonieuses, paisibles et très habités.

Le Désert de Shaïmu

Pris en étau dans les massifs prolongeant les Montagnes du Nevertsguïkhana le Désert de Shaïmu grimpe en série de plateaux toujours plus hauts et arides, s’offrant le luxe au fil des saisons d’être à la fois torride et glacial. Mais toujours cependant abominablement sec. Des nomades, les Mishaï, cousins des Montagnards (voir plus bas) le parcourent et y commercent le beryl, le soufre, d’autres minéraux, le sel, les peaux et le lait. Le désert est terriblement hostile par son climat et sa faune, mais il n’en est pas moins très riche en minerais et s’il est peu habité, les Mishaï comptent quelques villages et un bourg industriel foisonnant : Nuï-den, qui exploite des mines de fer, d’étain et de soufre.

Les Monts Frontaliers

Il s’agit de la dernière partie habitée des montagnes du Nevertsguïkhana. On surnomme son peuple les Montagnards, et de sont des hommes rudes et barbares aux habitudes fières et cruelles, mais farouchement attaché aussi bien au Trône de Rubis qu’à leur indépendance. Les Monts frontaliers sont très élevés, et les plateaux habités où paissent les troupeaux des montagnards culminent à 3500 mètre d’altitude. On raconte que nombre de Ruines Anciennes se cachent dans les vallées et canyons profonds de la région.

La Mer de Kys

La mer de Kys est une mer intérieur peu profonde, aux eaux peu salées et très poissonneuses. Malgré quelques tempêtes de sable venu du désert de Shaïmu qui peuvent rendre la navigation très risquée, c’est une mer calme et amplement employé pour commercer et voyager. Ses côtes, surtout du coté ouest, sont très habitées.

La Muraille des Lames

Frontière nord de l’Hemlaris face aux Marches de Gennema, la muraille des lames est un ensemble de fortifications et de murailles serrées en un réseau de défense très dense, sensé arrêter les légions Hégémoniennes. Le résultat n’a jamais été totalement efficace, puisque les passages par la mer sont possibles, c’est la raison pour laquelle Hang-Boda et Haïcan deviennent progressivement de grands ports militaires surarmés. La vallée que protège la Muraille des Lames est très fertile et riche, mais a beaucoup souffert de la guerre dont les stigmates, qui se voient partout, perdureront encore longtemps.

L’isthme de Kaïnaa

L’isthme de Kaïnaa est la frontière sud de l’Hemlaris, et aussi le prolongement au sud de son cœur agricole et urbain. La région, assez vaste et étendue, a un climat tempéré doux, presque tropical, avec des saisons des pluies marquées, de très belles villes dans des planes entourées de collines cultivées et de terasses, entre les eaux de la Mares Vermicii et de la Mer de Kys. C’est la région de l’Hemlaris la plus connue des voyageurs et la plus ouverte aux étrangers, même s’il ne s’y sentent jamais tout à fait les bienvenus.

Le Kaï-hong

Habité par les peuples Sari et Makäi, le Kaï-hong est une grande jungle très humide et océanique, dont les côtes se prolongent en Mangrove dans la tumultueuse Mer de Corail. La région et ses peuples semble parfois donner l’impression qu’on est plus du tout dans l’Hemlaris et que l’Empire du Trône de Rubis et ses codes sont très loin. Les habitants sont plus nonchalants, plus ouverts et égalitaires en général, mais aussi moins civilisés selon les normes de l’Hemlaris. Les jungles sont impénétrables et elles ne sont exploités que pour la chasse et la cueillette, l’agriculture se limite à quelques zones côtières et la pèche est la ressource principale. Les Saris, qui sont de très bon plongeurs, vont récolter dans la mer, à 10 ou 20 mètres de profondeur, les coraux rouges, bleus et verts luminescents qui donnent son nom à la mer.

Lieux particuliers

Le Nevertguïkhana : si vous vous demandez où se trouve la source des secrets autour du Trône de Rubis, du Champion du Trône, des légendaires sabres de loss-cristal et de certaines armes foudroyantes dont sont équipés les béhémoths de l’Hemlaris, la réponse est quelque part dans l’immense chaine de montagne aux pics dépassant les 8500 mètres, que seuls quelques hommes ont explorés. Il s’y trouve plusieurs Ruines Anciennes, connues et tenues secrètes par le pouvoir impérial, qui en étudie le contenu et les explore, faisant de l’Hemlaris sans doute un des trois civilisations de Loss à en savoir le plus sur les Anciens Peuples, sans doutes plus que les Armanthiens eux-mêmes.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :