Les Gennemons

D’origine asiatique et sibérienne, métissée avec leurs voisins, ce sont les habitants des marches côtières entre l’Hégémonie et l’Hemlaris. Ils ont donc passé une bonne partie de leur histoire à subir les assauts des deux empires. Ce sont des cavaliers indisciplinés à l’honneur pointilleux et vif à s’emporter, vivant dans de grandes plaines de l’élevage de chevaux, griffons, longilas et sikas. Leur histoire tourmentée a fortement renforcé l’identité patriotique des gennemons… et leur méfiance aux étrangers. On distingue les peuples des plaines, nomades, et les peuples des cités, sédentaires et influencés par l’Hégémonienne et la culture Hemlaris. Les deux peuples ne s’entendent guère.

Apparence générale : Asiatiques proches des mongols de la Terre, avec des métissages slaves. Ils sont plutôt massifs, mais pas très grands (de 1m70 à 1m90). Les cheveux sont noirs et raides la plupart du temps, la peau hâlée, les yeux bridés noirs ou marrons. Les yeux verts sont une sorte de signe exceptionnel de beauté dangereuse, nimbée de démonisme, pour ce peuple.

Traits de personnalité : Fiers, honorables et droits, mais indisciplinés, farouches, batailleurs et prompts à la querelle. Les Gennemons sont superstitieux et ruraux, proches de leurs animaux. Le meurtre d’un de leurs chevaux ou griffons est un crime aussi grand que celui d’un homme.

Langage : le gennemon, qui n’a pas d’alphabet propre, mais emploie les sinogrammes Hemlaris

Vertus : l’Honneur est d’une importance vitale dans la structure sociale Gennemon, qui emploie peu monnaie et contrat. Les échanges sont basés sur la confiance et la parole donnée, y compris pour les pactes, les alliances et les unions. Trahir sa parole, ignorer une coutume ou ne pas respecter une promesse est pour eux inimaginable ; c’est d’ailleurs l’interprétation de ces concepts qui donnent lieu aux fréquentes disputes tournant régulièrement à des guerres de clan. Il n’est pas facile de négocier avec ce peuple quand on ne le connait pas bien. C’est aussi un peuple courageux, voire ombrageux ; pour un gennemon, régler un souci par les armes est assez habituel.

Organisation : conseils de leaders aristocratiques et claniques, avec pour les clans nomades un certain mépris pour les cités-états et leurs concitoyens sédentarisés, qui le leur rendent bien. Dans la société Gennemon, les grandes lignées issues d’ancêtres héroïques ou légendaires dominent la société, appuyées par l’Église. Les plus hauts rangs au sein des clans sont rarement dévolus aux femmes. Mais dans les clans ruraux, cela arrive, bien que le rang –avant tout honorifique- de chef de clan soit toujours transmis aux enfants mâles. Le mariage est très important pour les alliances de clan et les coutumes sur celui-ci y sont très complexes et surprenantes pour les étrangers (comme le rite de l’enlèvement de la future épouse, ou celui du duel du futur époux contre les frères ou le père de sa promise). Fait peu courant, l’amour a un rôle important dans ces unions, pourtant orchestrées par intérêt.

Religion : Celle du Concile Divin dans les grandes cités Gennemons, mais plus on va vers les clans nomades, plus la foi de l’Eglise se mâtine de croyances locales et de rites complexes liés à des formes de magie et de divination. Ces rites, que les Gennemons nomment le Kalumi, se retrouvent partout et s’ils restent discrets dans les cités-états, ils sont vitaux pour les membres des clans nomades qui n’entreprennent rien sans consulter une Hama-Kalu, la sorcière des rites Kalumis. Certaines d’entre elles sont aussi chamans.

Ennemis & alliés : Les Gennemons se sont fait marcher dessus aussi bien par l’Hégémonie que par l’Hemlaris, les deux empires se battant souvent sur les Marches de Gennema. Mais l’occupation de l’Hégémonie au siècle dernier et la dernière Croisade ont laissé des marques : les gennemons détestent l’Hégémonie autant qu’ils la redoutent. Ils ont de riches contacts commerciaux avec l’Athémaïs et Armanth, qui a des comptoirs sur les côtes et à Mille-Feux.

Capitale : Mille-feux est un port commercial florissant sur l’ile d’Estis, célèbre pour ses multiples cultures en terrasses. La cité puissamment défendue est forte de plus de 100 000 habitants ; paradoxalement, son pouvoir politique est assez réduit, les Gennemons la considèrent simplement comme un terrain neutre d’échanges.

Production & commerce : La grande production des nomades Gennemons, avec le textile et la laine de sika, ce sont les chevaux et les griffons. Mais ils n’exportent et vendent que des races communes, même si cela reste des animaux dressés de grande qualité. Les marches de Gennema sont très fertiles, ainsi les cités-états et clans sédentaires produisent et échangent beaucoup de céréales, féculents et légumes secs et une matière fort prisée : le sucre, extrait des racines du labasin. Les gennemons élèvent aussi des longilas de bât et en échangent de temps en temps.

Notes culturelles : Les cités-états Gennemons collaborent peu et sont même très souvent en guerre. Les clans nomades sont eux aussi souvent en conflit, mais de manière plus mesurée. Cependant cela reste un peuple querelleur, prompt aux vengeances, aux raids et aux pillages entre clans. Mais ses membres s’unissent dès qu’il y a une menace extérieure. L’esclavage est courant chez les Gennemons mais ils accordent peu de valeur au Haut-Art.

Noms :

  • Masculin : Chulun, Kushi, Saek, Oyun, Narandag, Arundan, Chinghis, Raenkha, Baathior, Gandamar.
  • Féminin : Nergui, Chimay, Saran, Saranerel, Altani, Chauli, Enkhi, Oyuni, Munkhtsaria, Delger, Hulan.

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