Les San’eshe

Peuple à l’origine incertaine, mais ressemblant à polynésiens, les San’eshe ont une culture fortement tribale et chamanique, qui fait grand cas du courage et des passions et ne fait aucune distinction entre les genres. Ils hantent, le plus souvent dans une vie semi-nomadique, leurs profondes et mystérieuses jungles. Le culte du Concile ne s’y est jamais implanté, et pour cause, les jungles San’eshe sont terriblement dangereuses et seuls quelques criques côtières peuvent être colonisés. Mais les San’eshe empêchent par une violence sans pitié ces implantations, faisant montre d’une rare haine vis-à-vis de tous étrangers. Historiquement, ils sont depuis des siècles victimes de raids Teranchen et Athémaïs pour capturer des esclaves, et on commence à exploiter leurs forêts pour extraire de l’ealta, la résine employée en industrie et construction navale.

Apparence générale : Asiatiques remarquablement grands (1m85 à 2m10), aux traits fins et racés. C’est un peuple métissé qui s’apparente aux peuplades polynésiennes. Les yeux noirs, les cheveux bruns ou noirs, longs et raides, ils sont notoirement très bien bâtis et d’allure féline. Les yeux bleus sont étonnamment assez courants, et si les roux sont très rares, il en apparait de temps en temps.

Traits de personnalité : Passionnés, sauvages, impétueux, généreux, mais xénophobes, aisément belliqueux et terriblement méfiants avec les étrangers. Le courage, sous toutes ses formes, est pour eux la plus grande des qualités.

Langage : Le kami’ama, qui s’écrit avec un alphabet de séries de nœuds de couleurs sur des lignes de fibres. L’écriture est rarement employée, mais se répand chez eux.

Vertus : Le Courage. Les san’eshe sont rudes, prompts à vouloir prouver leur bravoure, leurs jungles sont mortelles et la vie peut y être courte, ainsi donc, c’est pour eux la plus importante et vitale des Vertus. Vient ensuite la Sagesse, qui est l’apanage des anciens et des chamans et qui est vitale elle aussi car elle enseigne comme survivre au danger et pérenniser les tribus. L’Honneur est de peu d’importance, pour un peuple égalitaire qui partage tout et ne comprends pas bien le sens du mot propriété privée.

Organisation : tribale à démocratie directe ; les clans sont organisés autour d’un sage, d’un chef de chasse, et d’un chaman. Chacun a égalité de voix en cas de décision à prendre, mais la plupart d’entre elles se font par consensus avec l’ensemble de la tribu. Anciens, chefs de chasse et chamans peuvent être hommes ou femmes indifféremment, leur seul point commun est d’être en général des anciens de la tribu. La succession se fait elle aussi par consensus, elle peut donc être héréditaire, mais ce n’est en rien coutumier. Les San’eshe ne font qu’une seule différence entre hommes et femmes, c’est la grossesse et l’accouchement : pour qu’un San’eshe soit adulte, il doit prouver son courage de manière exemplaire. Mais accoucher est considéré pour les San’eshe comme une démonstration de courage ayant la même valeur qu’avoir connu un champ de bataille ou avoir accompli un exploit de chasse.

Religion : culte chamanique très proche de la nature, qui considère que tout ce qui est vivant a un esprit conscient. Les chamanes sont traditionnellement des femmes, mais ce n’est pas systématique. C’est le seul peuple de Loss à considérer les Chanteurs de Loss comme réellement sacrés et l’expression la plus visible de la nature spirituelle et physique de l’entité vivante qu’il nomme Shaya : Loss.

Ennemis & alliés : Honnêtement, à part les Erebs de manière sporadiques, les San’eshe n’ont aucun allié et les rares contacts avec d’autres peuples sont, la plupart du temps, hostiles au dernier degré. Les San’eshe étant considérés comme un vivier d’esclaves et leurs jungles un zone d’exploitation, autant dire qu’ils ne sont amis avec personne.

Capitale : Aucune. Il court des rumeurs qu’il existe un sanctuaire chamanique sacré qui sert de lieu de rassemblement aux peuples San’eshe, mais aucun d’entre eux n’a jamais voulu ou pu en parler.

Production & commerce : Aucuns. Les San’eshe exploitent tout ce qui leur est nécessaire dans leurs jungles et n’échangent que de manière sporadique, avec les rares contacts qui ne se finissent pas tragiquement. Ils ne recherchent pas vraiment de de produits d’importation mais l’acier et les étoffes solides peuvent leur plaire. Les San’eshe sont connus pour le exceptionnel artisanat du béryl. Malgré leur vie partiellement nomade et sauvage, ils pratiquent une agriculture très florissante.

Notes culturelles : Les San’eshe n’ont aucune ville ou centre commercial. Ils vivent en tribus de quelques dizaines à centaines de membres, souvent nomades, se déplaçant dans leurs forêts profondes et dangereuses avec aisance, en parfaite harmonie avec leur milieu rude et mortel. Ils fuient les interactions avec des étrangers, et pour cause, puisque le plus souvent on vient les chasser, pour en asservir entre autre les femmes réputées splendides et flamboyantes. Ils ne pratiquent eux-mêmes jamais l’esclavage, et les Terriens perdus qu’ils trouvent sont adoptés par la tribu… s’ils survivent à la jungle. Des mouvements fédérateurs commencent à apparaitre pour lutter contre leurs envahisseurs.

Noms :

  • Masculin : Afiri, Newari, Ahurei, Endi, Kahau, Kaiemé, Haku, Lawkua, Nui, Leré, Raaitor, Tsutuné, Venga, Poairu.
  • Féminin : Eeva, Enda, Aitiare, Ahinu, Ilona, Ina, Khelani, Opuhi, Maiva, Manahiri, Piri, Poia, Seira, Uhupa, Hani.

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