Le loss & les secrets du loss-métal

Le loss-métal est la base de la technologie lossyanne. Et la source de nombreux mystères et merveilles, dont certaines ont des effets dévastateurs. On le nomme génériquement loss quand on parle de l’élément, mais le plus souvent il est appelé loss-métal et ressemble à de l’argent très brillant qui ne se corrode pas et ne ternit jamais, un peu comme le platine : sa dureté est d’ailleurs assez similaire. Il pèse plus lourd que le plomb.

Sans le loss-métal, une bonne partie des plus grandes merveilles lossyannes ne fonctionnerait pas et il revêt un certain caractère sacré qui rajoute encore à sa rareté. Il est si vital que partout le nom du monde, Loss, et le nom de ce métal, sont indéfectiblement liés.

1- Origines et propriétés

Le loss-métal est présent en infimes quantités partout, y compris dans tous les organismes vivants de Loss. Mais les gisements exploitables sont rares et le loss-métal est ardu à extraire, raffiner et traiter. Les mines de loss-métal sont précieuses et convoitées.

Le loss-métal est un unobtainium. En bref, un métal aux propriétés physiques plus ou moins impossibles, dérivé d’un isotope du palladium –voilà pourquoi il ressemble tant à du platine. Il est légèrement radioactif et s’avère toxique s’il est ingéré ou inhalé. Le fait est que malgré son usage technologique, et son étude encore balbutiante par des savants qui ignorent tout des théories atomiques, le loss-métal a un caractère aussi mystérieux et magique qu’il est considéré sacré.

Note de l’auteur : le loss-métal viole à priori les règles de la physique. Je le sais et si cela vous choque j’en suis navrée. Mais en fait le loss-métal se contente de les contourner en se basant sur une hypothèse qu’un métal de forte densité atomique à réaction isomérique serait capable, excité par les bons procédés, d’ouvrir des espaces dimensionnels à matière de masse négative pour générer un effet de répulsion « antigravitationnelle ». Le loss-métal possède toutes les propriétés intrinsèques d’un matériau à fort rendement énergétique capable de parvenir à générer des effets quantiques dans le monde macroscopique. Est-ce que cela existe dans notre univers ? Je n’en sais rien, mais la théorie des Trous de Ver et autres ponts d’Einstein-Rosen admet l’existence de matière à masse négative, donc, oui, cela existe sans doute. Est-ce plausible ? Oui, bien que la physique du loss-métal ne respecte pas vraiment les lois de la physique telle que nous la connaissons. C’est un des paradigmes du JDR Les Chants de Loss à admettre. Ce ne sera pas le seul.

Le loss-métal est magnétique, et conduit l’électricité comme un supraconducteur. Mais surtout, convenablement employé il a la capacité de faire léviter des objets en s’opposant aux propriétés de la gravitation, Mais il ne le fait pas à l’état naturel. C’est une sort d’effet de répulsion engendré par la mise en proximité de deux pôles de même polarité. Si on les contraint les deux pôles à se rapprocher en luttant contre cette force, la répulsion s’emballe et génère un effet d’anti-gravité : une éjection de matière à masse négative (qui n’a aucune apparence visuelle autre qu’un miroitement léger de l’air, comme des ondes de chaleur). A ce moment, ce qui est alors attaché aux deux pôles dans un mécanisme qu’on appelle moteur à lévitation est littéralement soulevé de terre par cet effet d’antigravité. Pour quelques grammes de loss-métal, on déplace ainsi une dizaine de tonnes. L’effet est exponentiel : 200 gr de loss-métal suffisent à faire léviter un galion à pleine charge à quelques mètres au dessus du sol.

Un tel effet coûte de l’énergie et le loss-métal s’altère au fur à mesure qu’on le contraint à générer de la répulsion. Il finit par se corroder et perd son magnétisme et sa capacité à léviter. Les lossyans savent raffiner le loss-métal corrodé pour le recycler, moyennant une perte inévitable.

Les gisements de loss-métal

Les mines de loss-métal sont en général à ciel ouvert et de grande taille. L’extraire du minerai qui l’abrite demande un long processus de raffinage aussi complexe que celui de l’or. Trouver des blocs de minerai plus gros que des paillettes est rare. Le minerai de loss est en général inclus en quantités infimes avec d’autres métaux : argent, nickel, platine et palladium, bien évidemment –à noter que ce dernier est considéré par les lossyans comme un déchet sans utilité. En général pour trouver un filon de loss-métal, on explore les régions à minerai riche en argent et on se sert de magnétite, par aimantation, pour juger de la qualité et de la concentration du loss-métal dans les échantillons. Il va de soit que pour beaucoup de lossyans, une mine de loss est aussi sacrée que le loss-métal lui-même et que l’abimer ou la rendre inexploitable est un crime impardonnable.

La durée de vie d’un mineur ou d’un ouvrier de raffinage du loss est courte. Respirer les vapeurs du loss-métal en fusion ou la poussière du minerai est toxique. En cinq à sept ans -pour les plus chanceux- le loss s’est infiltré dans leur organisme qu’il ravage par cancers, effondrements immunitaires et autres maladies neurologiques ou pulmonaires graves. Aussi, on envoie aux mines des forçats ce qui inclue esclaves, criminels condamnés et prisonniers de guerre. Et on s’arrange pour avoir de la main-d’œuvre disponible.  Quant aux raffineries, elles sont très aérées et ventilées et tous les travaux demandant à manipuler le minerai et les barres de loss-métal sortant des haut-fourneau sont là aussi confiés aux forçat. Cependant, même les artisans spécialisés et les contremaitres de ces ateliers voient leur espérance de vie raccourcie.

Bien entendu, les ingénieurs qui manipulent les moteurs à lévitation ont le même souci, malgré des précautions élémentaires et voient leur vie raccourcie, bien que beaucoup moins dramatiquement. Le loss-métal est toxique par les émanations produites pendant son échauffement et sa corrosion et tout le monde le sait. Mais il est indispensable, tout le monde fait donc avec.

2- Utilisation & merveilles du loss

Le loss entre dans la conception de nombreuses technologies et industries basées sur des systèmes électromécaniques simples comme les dynamos électriques, permettant de fournir un mouvement pour certaines machines-outils. On s’en sert aussi pour alimenter les lampes à loss, qui utilisent des lampes à filament de platine ou encore les très recherchés fours thermiques qui chauffent grâce à des dynamos. On prétend même que certaines machines de guerre et automates sont mis au point dans le plus grand secret avec ces technologies.

Mais l’usage le plus courant et répandu concerne les moteurs à lévitation, avant tout pour les navires lévitant, mais aussi pour les chantiers miniers, les arsenaux, les chantiers de construction où ces machines, souvent asservies à des grues, permettent de soulever à peu d’effort d’énormes charges.

Quant à l’autre usage le plus connu, il concerne les armes, avec avant tout les fusils, pistolets et canons à impulsion, mais aussi les armes de contact électrique et les rares et redoutées armes ardentes.

Plus de détails sur ces objets et merveilles au chapitre Les Génies de Loss, P… et au chapitre Equipement P …

3- Le loss dans la société lossyanne

Le loss-métal est vital pour les lossyans ; pour leur technologie, leur armement et leur échanges commerciaux. C’est la clef de la révolution industrielle de cet univers de Renaissance Da Vinci-Punk. Le loss-métal est si précieux qu’il sert d’étalon à toutes les valeurs monétaires. Les monnaies sont toutes étalonnées à l’indice de la valeur du loss-métal sur les marchés d’échange. Et toutes les Cités-états, comme les plus grandes guildes marchandes, ont des réserves conséquentes de centaines de kilos, voire de tonnes de barres de loss-métal.

En plus d’être vital, le Loss-métal est sacré : les lois sur le vol du loss-métal, sa destruction, son trafic, ou le vandalisme de gisements de loss sont toutes particulièrement sévères et aboutissent en général à finir esclave au fond d’une mine ou mourir salement en place public.

L’Eglise du Concile Divin, partout où elle est implantée, exige des tributs en loss-métal aux dirigeants des cités-états. Chaque année, dans des cérémonies pompeuses, on vient donc s’acquitter de son offrande en loss aux temples locaux. Et certains individus riches viennent en offrir spontanément pour s’attirer les grâces des Etres du Concile dans leurs affaires, ou demander un miracle ou une bénédiction.

Par voie de conséquence, non seulement le loss-métal est rare, et convoité -guerres, raids et pillages pour s’en emparer sont monnaie courante- mais on en use avec parcimonie. Si peu de loss-métal est nécessaire au bon fonctionnement des machines employées par les lossyans, toutes les autres inventions qui pourraient améliorer leur vie et leur confort sont encore inaccessibles pour longtemps.

La valeur du loss-métal

Un gramme de loss-métal en vaut vingt d’or, une barre de loss-métal s’échange à environ 2000 andris d’argent, en gros le prix de 40 chevaux. Il n’y a pas de monnaie en loss-métal, ce que l’on comprend aisément à ses propriétés et son statut. Seules de rares tractations et très gros échanges se font avec des lingots de ce métal, sous haute surveillance bien sûr.

Cependant, on trouve du loss-métal sous forme de barres et tiges de combustibles, mais aussi d’amorces dans les technologies qui nécessitent son emploi. Et personne ne laisserait même un dixième de gramme de loss-métal, même totalement corrodé, dans la nature. La récupération et le recyclage, y compris sur un champ de bataille, est très courante.

Plus de détails au chapitre Equipement P …

4- Les Chanteurs et le loss-métal

Les Chanteurs de Loss sont intimement liés au loss-métal, même si personne n’y comprend rien à ce sujet. Il y a bien eu des études et recherches de faite dans ce domaine, qui doivent se poursuivre en secret ici et là mais c’est une des plus grandes hérésies à l’Eglise du Concile, qui traque et punit sans pitié tout chercheur qui s’aventurerait dans ce domaine.

Ce que savent la plupart des lossyans à ce sujet, c’est que les Chanteurs de Loss ne peuvent Chanter, donc user de leurs étonnants pouvoirs, que s’il y a une concentration suffisante de loss-métal à proximité. Plus cette concentration est élevée, plus il entre en résonnance avec les Chanteurs. La première fois que le Chant se déclare donc chez une personne en harmonie avec le loss-métal, c’est qu’il y avait en assez forte concentration à proximité : il suffit d’à peine un gramme si l’objet est à portée de main du Chanteur.

Les notions de proximité et de quantité de loss-métal pour les Chanteurs ont sans doutes été mesurées, mais c’est un savoir hérétique et perdu. En général, on peut affirmer que la simple présence de quelques grammes de loss, dans un rayon d’une dizaine de mètres, suffit à amplifier le pouvoir et le Chant des Chanteurs de Loss. Et plus il y a de loss-métal, plus leur Chant gagne en intensité, en puissance – et en en potentiel de ravages. Un Chanteur de Loss au milieu d’un gisement naturel riche en loss-métal dispose d’un potentiel de puissance terrible. Encore plus s’il est non loin de réserves conséquentes. Mais une constatation a été faite que si des réserves de loss-métal sont enfermées derrière du plomb ou d’épaisses couches de pierre, la capacité d’interaction des Chanteurs de Loss avec le loss-métal diminue. C’est cependant un fait encore peu connu et cette sécurité est finalement employée par prudence seulement dans les grandes cités-états.

Un dernier point, peu connu, est que le loss-métal présent près d’une personne se mettant à Chanter subit le même genre de corrosion –bien que très faible sauf exception- que s’il était employé pour alimenter des moteurs.

La faune lossyanne et le loss-métal

Il existe très peu d’études encore sur l’interaction entre le loss-métal et les animaux et la flore lossyanne. Ce qui est connu des érudits est que le loss-métal se retrouve en quantités infimes dans tout le biotope lossyan, des plantes aux animaux en passant par les symbiotes. Cette concentration est plus élevée dans les matières et créatures bioluminescentes et d’autant plus chez certaines espèces pourvues d’armes bioélectriques ou capables de cracher ou projeter des liquides surchauffés. Mais les créatures qui semblent avoir la plus forte concentration de loss dans leur organisme sont les symbiotes ; et personne ne sait à quoi cela sert. Dans ce domaine le mystère reste entier, et les connaissances en biochimie et en physique des lossyans ne sont pas suffisantes à éclairer un peu ce secret.

Plus d’informations au chapitre : le secret des symbiotes et des chamans P …

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :