Les Jemmaï du Rift

Métissage complexe de bases indiennes, méditerranéennes et maghrébines, les Jemmaï forment un peuple à part entière qui s’est enrichit par l’apport de réfugiés de tout Loss. Humanistes au sens contemporain du terme -même si l’esclavage est présent- farouchement agnostiques, résolument scientifiques, ce sont des survivants et des nomades aux quelques bourgs à l’urbanisme et l’agriculture redoublant d’ingéniosité. Honnis par l’Église et l’Hégémonie, craint par tous les autres, ils ne sont véritablement connus par personne. Depuis plus de 400 ans, la plupart de ceux qui voyagent ou résident autour des Mers de la Séparation cachent leurs origines. Il n’y a que les maitres-marchand d’Armanth et de l’Athémaïs, et quelques caravaniers des Franges à avoir permission de faire des affaires avec eux. On dit que personne ne peut atteindre les frontières du Jemmaï-he Jil, leur territoire au cœur du Rift, sans un guide Jemmaï. Les Apostats vivent non loin au nord des territoires Jemmaï, mais de manière totalement autarcique et ont très peu de contacts avec leurs cousins.

Apparence générale : De taille relativement moyenne (1m75 à 2m00), et le teint mat et bronzé, les Jemmaï ont la plupart du temps les cheveux noirs. Les roux et les yeux verts sont rares mais moins qu’ailleurs. Les Jemmaï sont aussi souvent assez secs avec les traits taillés à la serpe.

Traits de personnalité : Méfiants, secrets, implacables, pragmatiques, incrédules, curieux, cultivés. Les Jemmaï n’ont pas de croyances, mais des philosophies prônant le progrès.

Langage : Le kammaïa, qui possède cinq alphabets différents. Le plus simple comporte 31 lettres, mais les quatre autres sont de véritables codes de cryptages toujours plus ardus à déchiffrer.

Vertus : Le Courage et la Sagesse sont considérés et mis en avant à part égale. La dureté de la vie dans le Rift, la résistance acharnée des Jemmaï face aux croisades de l’Eglise, leur farouche indépendance, leur cohésion et leur attachement au progrès, aux sciences et à la culture n’ont jamais baissé. Même non-guerriers, tous les jemmaï, hommes et femmes, savent se battre ; l’entrainement à leurs arts martiaux est une quasi-institution.

Organisation : Démocratie représentative. Les clans et bourgs Jemmaï sont gérées par des conseils élus. Tout citoyen homme ou femme peut voter, mais seuls les vétérans âgés de 45 ans ou plus peuvent être élus dans le conseil. Celui-ci désigne ensuite ses Jhe’mels, ses ministres, chargés de diriger clans et bourgs, et peut les révoquer à tout moment. La société Jemmaï est très paritaire, bien que la fonction guerrière soit interdite, sauf exception, aux femmes. Il y a très peu de bourgs jemmaï, c’est un peuple nomade, qui s’organise autour de cœurs agricoles ou miniers particulièrement bien pensés et gérés et de troupeaux animaux en semi-liberté dont ils prélèvent ce qui leur est nécessaire. Mais il y a cependant une industrie, de faible capacité mais de grande qualité.

Religion : La civilisation Jemmaï est farouchement laïque et hostile à toute forme de religion organisée, à commencer par l’Église. Cependant il existe des cultes et rites informels autour des chamans et du respect et de la vénération des ancêtres et des grands philosophes passés, qu’ils soient Jemmaï ou pas.

Ennemis & alliés : Les jemmaï n’ont que peu d’alliés, ce qui peut se réduire à Armanth et dans une moindre mesure l’Athémaïs. Les Nomades des Franges s’en méfient, comme les Etéocliens qui en entendent très peu parler… et le reste du monde les prends pour une légende, de mauvaise augure. Mais malheur au jemmaï qui se fait capturer par l’Eglise ou l’Hégémonie. Il finira exécuté, après avoir été torturé pour connaitre tout ce qu’il sait.

Capitale : Jamais aucun jemmaï ne révélera le nom de la capitale de son peuple et tous évitent de l’évoquer, mais elle est surnommée « Himanil » –Sanctuaire/havre- et tient le rôle de bibliothèque, le cœur des connaissances et savoirs des jemmaï. Il y vivrait environ 40 000 habitants.

Production & commerce : Les jemmaï fonctionnent pratiquement en autarcie et via leurs échanges intérieurs. Ils importent cependant des céréales, du bois, du vin, des étoffes, des épices via leurs routes vers l’Athémaïs et exportent des métaux et minerais issues des riches gisements du Rift : fer, soufre, manganèse, plomb, argent et titane. Les jemmaï n’exportent que très peu de produits fini, d’artisanat et d’ingénierie, mais ceux-ci se vendent à prix d’or et sont recherchés par les collectionneurs les plus aisés.

Notes culturelles : Le peuple Jemmaï ne pratique que très peu l’esclavage (par exemple celui des Chanteurs de Loss) qui est temporaire et se finit toujours par un affranchissement au bout de quelques années. C’est aussi un peuple très paritaire, mais on ne voit quasi jamais de femmes jemmaï hors de leur territoire. Les Jemmaï cachent toujours leur origine dès qu’ils voyagent et sont très secrets. Aucun d’eux ne parlera de son pays, de son peuple, des sciences et techniques de ses contemporains, même à une personne de confiance. Il y a plus de Terriens et leurs descendants parmi les Jemmaï que partout ailleurs sur Loss et un grand nombre de Chanteurs de Loss, formés dans des écoles. Tout étranger pénétrant, sans guide Jemmaï autorisé, le Jemmaï-he Jil peut s’attendre à se faire massacrer ou reconduire à ses frontières s’il a de la chance

Noms :

  • Masculin : Rihal, Aryan, Mayak, Mani, Nohan, Vikis, Neeren, Varun, Jay, Daras, Nishanti, Ragant, Sunail, Tushaïr
  • Féminin : Ayami, Sahy, Kuva, Neealam, Esawati, Ahima, Lenya, Rinti, Akuni, Seema, Shivan, Ira, Ania, Daevi

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