3- Les Cites-unies et Allenys

En avant pour la troisième région de Loss décrite, celle des Ar’anthias des Cités-Unies. Un coin sympa… si on aime les volcans.

Géographie

Décrire la presqu’île des Cités-unies est rendue compliquée par la variété assez importante de ses reliefs et de ses côtes. Ce sont cependant les plaines et un climat méditerranéen doux qui domine la région, du moins, si on l’observe du côté Ouest. Du côté Est, le relief est très tourmenté, intensément volcanique et fortement perturbé par l’influence de la Mer de Corail et de ses typhons.

Les Cités-unies comportent nombre de massifs formant une chaine montagneuse qui coupe la presqu’île en deux, La chaine porte différents noms : de Del’kana à Shae’dym, elle se nomme les montagnes Aeries, puis du centre jusqu’aux Abîmes, elles sont nommées les Mont sans Tête. Certains sommets atteignent les 5000 mètres et les neiges éternelles et les glaciers y cohabitent avec les volcans actifs et les calderas fumantes.

Si les rivières sont nombreuses, elles manquent cruellement dans les Marches Ar’anthia et jusqu’à Allenys ; effet d’un microclimat qui bloque en grande partie les précipitations derrière les montagnes.  Or une bonne partie de la population de la région y vit, ce qui implique beaucoup de travail de construction hydraulique pour pallier au manque d’eau libre. Les réservoirs et bassins artificiels abondent mais parfois le manque d’eau peut cruellement se faire sentir, surtout à Allenys qui reste une ville de très grande taille.

Le bois manque aussi dans le sud et le centre de toute la presqu’ile, ce qui rend l’Hyponnie et ses jungles luxuriantes si vitales pour les populations de toute la région. Heureusement, il y en a aussi dans les vallées des chaines montagneuses, même si cette manne est exploitée précieusement. La faune des Cités-Unies est connue pour ses ghia-tonnerres, dont les représentants sauvages peuvent devenir de véritables dangers. Mais il y a nombre d’autres animaux dans les plaines et les montagnes qui représentent un risque pour les voyages et les communautés humaines.

Politique

Les Cités-unies ne le sont que de nom. Il s’agit d’un ensemble de neuf cités-état dominées par la puissante Allenys, qui ont simplement réussi, un peu sous la pression des conflits extérieurs, surtout avec l’Hemlaris, à faire la paix. Mais leur collaboration ne s’étend guère au-delà d’alliances destinées à assurer cette paix fragile. Régulièrement, des conflits entre rois et princes des cités explosent le long des carrefours commerciaux ou autours de bourgs et villages frontaliers, redessinant une complexe carte des influences des uns et des autres. Les cols, les ponts et les gués sont souvent gardés et parfois taxés de manière outrageuse et il n’est pas rare de croiser des troupes en marches ou des flottilles de guerre, uniquement chargé de faire peur à tel ou tel voisin. De plus, au-delà de la petite zone agricole autour des cités-états et de puissants bourgs fortifiés, la campagne est presque vide de toute présence humaine : les cités-unies sont finalement peu peuplé comparativement à leur surface.

Enfin, il existe une séparation marquée entre les habitants des cités et les nomades ar’anthias, qui vivent une bonne partie de l’année en nomades dans les plaines. Les premiers méprisent un les seconds qui le leur rendent bien, mais surtout les nomades se moquent des querelles des princes et vont jusqu’à parfois se mêler de leurs conflits uniquement pour assurer leur propre passage, ajoutant alors de manière sanglante au chaos de ces petits conflits. Les nomades ar’anthias ne sont pas plus diplomates qu’ils sont pacifistes et conciliants.

Pour rappel, les Cités-Unies sont très croyantes et l’Eglise y a une très forte influence, ce qui lui permets non seulement d’arbitrer les conflits, mais de littéralement présider au destin d’Allenys, la capitale, malgré un régime constitutionnel.

Allenys

  • Capitale des Cités-Unies
  • Pop : 250 000 hab. en hiver, 180 000 en été.
  • Dirigeant : le Roi Salgus, entouré d’un conseil élu constitué en partie par l’Eglise.
  • Forces militaires : 3 légions royales et 3 d’ordinatorii de l’Eglise. 90 navires de guerre.
  • Principe de la ville : l’excellence dans tous les arts.

Allenys est une cité-portuaire fortifiée, surnommée partout la ville aux toits d’or, car tous ses palais et temples, assez nombreux, sont coiffés de dômes pavé de bronze étincelant. Les métaux étant une des grandes richesses de la ville et de la région, Allenys en profite et en abuse parfois : même les sommets de certaines tours et les grandes portes de la cité sont de bronze, ainsi que le pourtour de certaines fenêtres, ou de rebords de toits de riches bourgeois. Ainsi le blanc des murs et l’or des toits donnent de loin une vision enchanteresse au voyage qui entre dans le port, profond et lui aussi fortifié, dominé par deux phares puissamment armés.

Allenys est très riche, comme on l’aura compris, ce que prouve sa forte population d’esclaves, un commerce plutôt florissant d’ailleurs. Elle est aussi très traditionnaliste. Le pouvoir est fortement centralisé autour de ministres nommé par le gouvernement avec à sa tête le conseil élu par les notables de la ville, les princes et les autorités de l’Eglise. Une grande partie de la police est gérée par les Ordinatorii du Concile Divin et on les voit partout, même dans le port où stationnent leurs puissants galions de guerre. Le cœur de la ville est le Haut-Palais, qui est une ville dans la ville, une forteresse royale faite de terrasses et jardins, de hautes tours et de bâtisses puissantes, qui peut abriter en cas de besoin pratiquement 30 000 personnes pour des mois. Le reste de la ville est relativement ordonné, avec des rues en pente et des terrasses assez imposantes, permettant aux légions de vider leur caserne rapidement. Clairement la ville et ses remparts ont été prévus de longue date pour faciliter sa défense et on soupçonne même que certaines arches et structures décoratives sont juste là pour être sabotés et les faire tomber afin de créer des obstacles à une invasion.

Les abords immédiats de la ville sont assez peu habités et, en à peine une journée on en quitte les faubourgs et les villages. Mais une bonne partie des fermiers vivent dans la ville. Au printemps, celle-ci se vide et les Ar’anthias rassemblent leurs troupeaux de ghia-tonnerres pour aller dans les plaines et ne revenir que vers l’automne.

Les Marches Ar’anthia

Plaines arides notoirement dépourvues de sources d’eau, les Marches Ar’anthia sont arpentées par des noamdes très pieux et traditionnalistes et leurs grands troupeaux de ghia-tonnerre. Il est ardu d’ailleurs de savoir lesquels sont sauvages et lesquels domestiqués et le voyageur prudent aura la sagesse de ne simplement pas approcher ces animaux dangereux et colériques. Les Marches sont assez peu peuplées, mais y circulent pas mal de routes commerciales, privilégiant les caravanes de ghia-tonnerre aux navires lévitant, qui transportent les métaux précieux exploités dans les Monts sans tête et le long des chaines montagneuses, particulièrement riches en minerais. Ce trafic fait en partie la fortune des nomades qui organisent bien sûr ces immenses caravanes que les prédateurs évitent et que les pillards hésitent à attaquer.

L’Hyponnie

L’Hyponnie est une péninsule verdoyante couverte de jungles. Le long des co^tes se trouvent quelques bourgs et villages vivant principalement de la pèche et de l’exploitation du bois. Del’agami, au sud de l’Hyponnie, centralise ce trafic important, presque vital pour tout le reste des Cités-Unies. Si la forêt est exploitée, ce n’est pas sans poser nombre de problèmes. Sa faune est réputée terriblement dangereuse, prenant régulièrement son lot de vies humaines et personne n’irait s’y enfoncer trop profondément. Des rumeurs parlent de fantômes et de moroïs hantant ses profondeurs. Les habitants de la région sont très proches physiquement et culturellement des Hemlaris.

Kash’yen

Kash’yen est une grande ile en face d’Allenys, dans la Mer de Sarres. A l’origine, c’est la seconde source de bois pour les Cités-Unies, mais la surexploitation de l’ile a été fatale à ses forêts qui ne subsistent plus que dans les montagnes. Avec une seule petite ville et une poignée de villages éparpillés sur des terres de plus en plus arides Kash’yen n’a plus grand-chose à offrir à ses habitants qui depuis une cinquantaine d’année rejoignent les Cités-Unies quand ils le peuvent. De fait, avec ce progressif abandon, les problèmes de ravitaillement alimentaire, l’effondrement de l’économie de l’ile, celle-ci retourne à vitesse grand V à l’état sauvage et devient de plus en plus hostile à ses derniers habitants. Il n’y a plus guère que des pécheurs de narvas, les grandes baleines de Loss, qui y ont encore une activité, qui souvent se partage avec de la piraterie et du trafic.

Les Monts sans Tête

Chaine de montagne très élevée finissant par plonger dans la Mer de Corail, les Monts sans Tête égrainent plus d’une centaine de volcan dont la majorité sont actifs. Autant dire que même jusqu’à Allenys, il est rare que passe un jour sans que le ciel ne soit strié de fumées colorées issue d’un volcan en activité. Mais pourtant, on y trouve des communautés humaines prospères, à commencer par Mes’rymdia, capitale du métal et de l’exploitation minière des Cités-Unies. On extraie de ces montagnes le fer, le cuivre, le nickel et l’argent, mais aussi l’étain, le mercure, le manganèse, et même du minerai de titane ainsi que du soufre. Cependant, y circuler est vraiment risqué et les habitants de la région connaissent tous les dangers de la fureur volcanique et ont appris à vivre avec et à la craindre.

Lieux particuliers :

Les Abîmes : Les Monts sans Têtes ont parfois des allures d’enfer sur Loss. Les Abîmes en sont un. C’est là que se trouvent les plus grands volcans des Cités-Unies, dont La Gueule des Abimes, une caldera avec un lac de lave en permanente activité, et qui explose une à deux fois par an. Mais tout l’ensemble de la péninsule est invivable, entre vapeurs toxiques, tremblements de terre, coulées pyroclastiques et typhons de la Mer de Corail venant s’écraser contre les montagnes. Des rumeurs insistantes disent qu’il y a des Ruines Anciennes quelque part dans les Abîmes, mais seuls des fous oseraient tenter de les trouver.

Les Iles Maudites : au sud des abîmes se trouve un chapelet d’iles inhabitées qui ont été l’objet de conflits entre Allenys et Khoïemonos, pour le trésor qu’elles recèlent : des mines de loss-métal d’une grande richesse. Mais elles restent inexploitées. Après plusieurs batailles et conflits, les deux cités-états avaient su se partager la manne et les iles, mais trois générations de suite, les ravages volcaniques des Abimes ont frappés les iles : pluies de cendre, fumées de soufre, hivers sans fin, tsunamis. Finalement, entre ça et les maladies consécutives, tout le monde a abandonnée espoir d’un jour mettre pied sur ces iles pourtant très aisément accessibles. Gageons pourtant que cela ne durera pas.

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