5- L’Erebheïm

Géographie

Au sud des monts de l’Argas commencent ceux de l’Erebheïm, qui font face aux archipels Sane’she et à l’Océan Infini. C’est pour résumer une région très fertile et verdoyante, mais forestière et très escarpés, qui égrène les vallées étroites tombant directement sur la mer, barrées par des falaises et de très hauts massifs dont certains culminent à 6000 mètres d’altitude. Le nord de l’Erebheïm fait frontière avec la vallée de l’Argas de l’autre côté du golfe et abrite une population de pécheurs et agriculteurs côtiers profitant des petites plaines, souvent marécageuses.

Plus on descend vers le sud plus les reliefs interdisent même toute implantation sur les côtes et on peut naviguer des jours et ne voir que des falaises, jusqu’à passer la chaine montagneuse, qui s’ouvre sur des collines boisées rejoignant les Forêts d’Acier. Mais cette région est si peu explorée qu’il n’en existe pas la moindre cartographie exacte, même pas des côtes. Les Athémaïs ont à peine commencer à oser s’y aventurer, mais pour pouvoir arpenter la région, il leur faudra trouver le moyen de trouver une crique portuaire et construire un comptoir.

Politique

L’Erebheïm est peu peuplé. Les Erebs vivent entre eux et ont tendance à le faire en autarcie et il est connu que leur réponse générale quand on veut commercer avec eux est : « nous ne manquons de rien ». Les pistes d’un village à un autre sont étroites, escarpés et dangereuses, les falaises tendent à interdire le commerce par la mer, les navires lévitant n’ont aucun moyen d’y accéder et, à la rigueur il n’y a guère que les mules et les chevaux qui soient efficaces dans la région. Comme tout l’Erebheïm est sauvage, cela veut aussi dire que tout voyage y est dangereux et qu’il faut y être bien guidé et bien armé pour espérer arriver à bon port.

Cependant, autour du port Athémaïs d’Arrimsid, on trouve des communautés rurales de paysans et pécheurs plus ouverts sur le négoce, et la ville sert un peu de lien commercial et d’échange culture entre les Erebs et le reste du monde. Mais même ces citadins restent notoirement fermés et s’ouvrent avec patience et prudence aux étrangers. Tout est long, compliqué et demande des efforts quand on peut échanger avec ce peuple qui est connu pour son hérésie religieuse assumée. C’est une des régions de Loss à compter le plus grand nombre de chamans, ce qui les rends suspects et inquiétant pour tout le monde.

Arrimsid

Arrimsid compte une douzaine de milliers d’habitants et est une cité autonome athémaïs et un comptoir d’Armanth. Le port est un relais commercial vers les iles San’eshe principalement, mais aussi une base de départ pour l’exploration des côtes vers le sud et l’Océan Infini.

Petite et modestement défendue, la ville, qui compte quelques centaines d’Erebs, est entourée de quelques villages de paysans et pécheurs sur une des rares plaines de la région. C’est une cité modeste qui vit à un rythme relativement lent et paisible, c’est même un peu perturbant pour les Armanthiens habitués à la frénésie chaotique de leur immense cité-état. Arrimsid compte toute une flottile de navires de pèches, mais abrite aussi des sécheries de poisson. Dans les eaux des lagunes environnantes, on élève et on pèche le leregus, un crustacée prisé à Armanth, et qui peut être conservé séché.

Lieux particuliers

Le piton de cristal : premier des deux lieux légendaires dont les Erebs ne parleront pas aux étrangers, le Piton de Cristal serait ben et bien un piton rocheux entièrement fait de béryl bleu et abritant nombre de cavités et grottes. Celui-ci, caché dans les montagnes et très difficile d’accès, sert de sanctuaire sacré aux plus grands rassemblements chamaniques des Erebs.

Le Gouffre : caché dans les collines qui descendent vers les Forets d’Acier, se trouverait un cirque aux allures de véritable gouffre qui s’ouvre sur des amoncellements étagés de Ruines Anciennes, qui en apparence n’ont pas de fond. Les Erebs ont l’air d’en savoir beaucoup sur ce lieu et l’ont clairement arpenté et exploré en partie. Mais là encore, ils n’en parlent jamais et jusqu’ici, l’endroit reste un mystère.

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