4- Le Désert des Franges

Géographie

A quelques égards si le Désert des Franges semble bien porter son nom, toute la région est loin d’être désertique et s’apparente même parfois à un véritable havre luxuriant. Mais clairement, l’ensemble de ce grand territoire est désertique, et le Dae’shaï est connu comme une mer de dunes sableuses où pas une goutte d’eau ne tombe plus d’une fois tous les dix ans. Il y a cependant autour du désert nombre de savanes arides assez herbeuses pour que les Frangiens puissent y faire brouter leurs troupeaux et, s’ils longent le Dae’shaï et ses terribles dangers avec leurs bêtes, ils n’ont guère de crainte à le traverser au besoin avec leurs voiliers des sables.

En fait, le Désert des Franges n’est que la partie visible, au nord, d’un immense désert qui n’a encore jamais été exploré. Par voie de terre, l’idée est considérée irréalisable par tout le monde, même si les Nomades des Franges pensent qu’en longeant les côtes depuis la Forêt d’Acier et en emportant leurs précieuses machines à dessaler l’eau, c’est tout à fait possible. Tout ce que l’on connait de ce désert, ce sont les Portes de la Mort et les massifs volcaniques du Nijhi’rani, pratiquement inexplorés.

Mais vers l’est, entre l’Erebheïm et les montagnes de l’Argas, là où nait le puissant fleuve Al’harrim, le désert cède le pas à la lisière d’une épaisse et vaste forêt aux arbres gigantesques : les Forêts d’Acier. Leur nom vient de la solidité des essences qui dominent cette canopée gigantesque et dont la dureté vient même à bout des meilleures haches. Oui, cela veut dire que malgré sa richesse potentielle, les Frangiens exploitent très peu cette forêt qui ne leur facilite de toute manière pas la tâche à bien des égards. Les prédateurs y sont nombreux et redoutables, y compris des dragens qui nichent au sommet des puissants arbres, même la flore des Forêts d’Acier est dangereuse, bien qu’une manne inépuisable pour la pharmacopée des Frangiens et de leurs voisins et, enfin, le commerce du bois avec tous ces soucis n’est pas assez rentable. Les Frangiens préfèrent leurs déserts et leurs savanes arides à une forêt qui n’a jamais voulu de présence humaine.

Politique

Le Désert des Franges ne fait plus guère l’enjeu de grandes tensions politiques. Les Forêts d’Acier sont inexploitables, les savanes et le désert demandent bien trop d’adaptation pour en tirer quelque chose de la manière dont les Frangiens y parviennent, et au sud de leur territoire, il n’y a qu’encore plus de désert et de Terra Incognita hostiles. En fait, ce sont plutôt les Frangiens qui pendant longtemps ont posés problème à leurs voisins, en essayant d’aller chercher chez eux ce qui manquait sur leurs propres terres.

Mais depuis quelques décennies, ces coutumes de pillages et de ravages contre rançons ont notoirement diminué. Le Sid Tarad Aneyazu, en faisant bâtir, la magnifique Daremath, contre la rive de l’Al’harrim a aussi lancé un mouvement d’alliance des cités et des villages le long du fleuve, jusqu’à Samarkin. Une paix presque respectée s’y maintient depuis, entretenue par de riches échanges commerciaux. Mais pour les tribus des Nomades du reste du Désert des Franges, loin de ce havre, par contre, les conflits, les pillages, les incursions dans l’Athémaïs, ne sont pas finies et surviennent régulièrement.

Daremath

Daremath est la capitale des Nomades des Franges. Politiquement, elle n’a guère de poids que le long du fleuve Al’harrim, mais pour tous les nomades, elle est le cœur de leurs échanges et de leurs rassemblements. S’il y a quelques clans qui y sont interdits suite à des exactions trop graves, tous les nomades savent que les portes de la Cité Rouge, son surnom, leur sont ouvertes.

La ville, puissante et bien défendue, compte 50 000 habitants, et a été bâti contre un grand piton rocheux dans lequel ont été taillés palais, lieux de cultes, entrepôts et réserves et nombre d’habitations. La cité déborde ensuite jusqu’au fleuve avec un port très actif. Elle bouillonne en permanence d’activité et le commerce y est roi. Bien entendu, la Guilde des Marchands y a un comptoir et profite de ces échanges. La monnaie la plus courante à Daremath et presque le cœur de son économie, ne sont pas les andris et les métaux précieux, mais le sel.

Le Dae’shaï

Désert des déserts dans l’ensemble des Mers de la Séparation, le Dae’shaï est une mer de dunes où rien ne pousse et où ne vivent que les créatures les plus endurantes que l’on puisse connaitre. Même les Nomades, pourtant aguerris à ces conditions, n’y résident pas, ils ne font que traverser le désert sur de puissants navires des sables, véritables villages lévitant, pour aller et venir d’un côté à l’autre des Franges sans avoir besoin de contourner cette région redoutable. Mais ils sont les seuls à savoir y naviguer sans s’y perdre ou se faire déchiqueter par les plus puissantes créatures du coin, les prayars, dont la description se limite à leur gueule à la mâchoire articulée, capables d’engloutir un jeune longila en une seule bouchée.

Il y a cependant des expéditions lancées au cœur du Dae’shaï pour retrouver les Portes Blanches, un massif rocheux au milieu des dunes qui s’ouvre sur des Ruines Anciennes. Quelques navires des sables en sont revenus chargés de trésors, mais ils sont peu nombreux comparé au nombre perdu, et la position exacte des Portes Blanches reste inconnue.

Les forêts d’acier

Nous parlons assez largement des Forêts d’Acier plus haut. Et leur réputation d’être impénétrable n’est pas galvaudée. Aucune route ne la traverse et il faut la longer par les montagnes pour atteindre l’Erebheïm. Les arbres y sont de très grandes tailles et par endroit certaines canopées dépassent amplement les 70 mètres et son si épaisses que la lumière du jour n’atteint pratiquement plus le sol. Très peu explorées, on ne sait guère ce qui y vit, seules les lisières de la forêt sont exploitées, non pour leur bois, sauf de chauffage extrait des arbrisseaux, mais pour les produits pharmaceutiques. Un peuple entier pourrait se cacher dans les Forêts d’Acier que personne ne le saurait. Et des rumeurs parlent de chamans et d’être mi animaux mi humains qui en ont fait leur domaine.

Lieux particuliers :

Les portes de la Mort : les Portes de la Mort s’ouvrent sur tout le sud de la grande pangée de Loss, mais n’a pratiquement jamais été exploré et pour cause : il ne s’y trouve aucune source d’eau connue et les températures de jour y dépassent les 50°C. Rien ne semble pouvoir y survivre et la passe tire son nom des cadavres d’animaux de toutes tailles, y compris nombre d’inconnus, qui parsèment le désert.

Le Nijhi’rani : chaine de montagnes volcaniques qui se perds dans le Rift, le Nijhi’rani n’a quasi jamais été exploré non plus. On raconte que l’endroit est émaillé de quantités de Ruines Anciennes et d’étranges structures dépassant l’imagination mais aussi d’êtres de métal et d’hommes à demi-sauvages et masqués qui tuent tout ce qui ose approcher.

 

 

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