La géopolitique de Loss

On peut résumer de manière simplifiée le monde de Loss, du point de vue géopolitique, en deux blocs : d’un côté, l’Église du Concile Divin, à la tête de l’Hégémonie d’Anqimenès, et de l’autre la Guilde des Marchands, qui dirige Armanth, la capitale de l’Athémaïs.

Concernant ces deux adversaires, on ne saurait être plus opposés. Depuis plus d’un siècle, la Guilde des Marchands ne cache plus sa prétention de s’affranchir des carcans de l’Église et de ses Dogmes et, économiquement et politiquement, elle lui a arraché sa suprématie au point de la concurrencer d’égal à égal.  Quant à l’Église, elle se trouve face à une puissance extraterritoriale qui a l’audace de remettre en question son autorité et son droit à présider sur la destinée des lossyans ; une quasi-hérésie, mais surtout un véritable danger : les idées répandues par les philosophes modernes encouragés et financés par la Guilde des Marchands menacent les fondements mêmes de sa religion et de son pouvoir temporel.

Mais s’il y a deux blocs distincts, il y a pourtant non pas deux, mais trois forces qui se disputent la suprématie géopolitique des Mers de la Séparation. La troisième est le chamanisme, qui domine les puissants clans guerriers Dragensmanns des Neiges-dragon. Courant religieux et culturel très ancien, déclaré hérétique par l’Église, cette dernière travaille activement à le faire disparaitre ; même la Guilde des Marchands, bien que largement moins haineuse à son endroit, se méfie du chamanisme comme de la peste. Dans le grand jeu d’influences géopolitiques auxquels jouent les deux autres puissances de manière frontale, les chamans font figure d’électron libre ; aucune des deux autres puissances ne peut réellement prétendre comprendre les chamans et leurs plans. Ces derniers semblent attendre leur heure pour décider de se mêler activement au grand jeu, se tenant cachés derrière les peuples et les factions sur lesquelles ils ont prise. Mais l’influence du chamanisme a beau être discrète et limitée géographiquement, elle n’en est pas moins puissante.

Ceci étant dit, nous allons donc présenter les relations géopolitiques des cultures lossyannes et de leurs grandes cités-États, les conflits en cours et les rivalités larvées et, bien sûr, le tout sous le prisme des trois grands blocs d’influence.

1- Les blocs d’influence

Puisqu’on a résumé rapidement quels sont les trois grands blocs géopolitiques à s’affronter sur le grand échiquier que sont les Mers de la Séparation, présentons-les en détail. Pour savoir un peu quels sont les mentalités et les concepts de ces blocs, nous vous renvoyons à leur description détaillée. On rappellera juste ici leurs objectifs, leurs moyens, leurs principales sphères d’influence et leurs centres de pouvoir.

Carte des blocs d’influence

1-1 L’Église du Concile Divin

Cultures sous l’influence de l’Église :

  • L’Hégémonie d’Anqimenès
  • Les Cités-Unis
  • Le nord des Plaines de l’Étéocle

Le centre de pouvoir de l’Église du Concile Divin est, traditionnellement, Anqimenès, où se trouvent le grand Temple des Prophètes et la totalité de l’administration centrale de l’Église. Mais en fait, c’est l’empire de l’Hégémonie au complet qui constitue le cœur du pouvoir de cette organisation gigantesque, remarquablement hiérarchisée et formidablement militarisée. L’Hégémonie est sans conteste le plus grand territoire uni existant dans le monde de Loss. Là où la plupart des cultures sont constituées de cités-États indépendantes, l’Hégémonie est un empire relativement centralisé, avec une administration puissante et étendue.

Paradoxalement, si l’Église est clairement le bloc le plus important en termes de surface et de population, il est le plus réduit en termes d’influence multiculturelle. Seules les Cités-Unis et la moitié nord des Plaines de l’Étéocle sont alignés sous son influence directe. C’est parce que l’Hégémonie, qui appuie l’influence de l’Église, est bel et bien d’un empire qui ne fonctionne qu’à la conquête et qui a peu ou prou fait la guerre à tout le monde. Cette politique est toujours d’actualité, mais l’Église a calmé les désirs d’expansion de l’Hégémonie après le désastre de la dernière croisade et de la Bataille des Six Drapeaux. Des rumeurs prétendent même qu’il y a une véritable mésentente entre les Prophètes et les deux consuls impériaux dirigeant l’Empire : Marcus et Halenus Atorides. Les Prophètes voudraient augmenter leur influence politiquement et diplomatiquement en resserrant les liens entre l’Hégémonie et ses deux alliés, en leur fournissant des moyens pour leurs propres politiques et leurs conquêtes de voisinage et d’exploration, mais sans engager les forces de l’Église directement ; alors que les deux frères ne rêvent que de revanche et semblent vouloir préparer stratégies et moyens pour faire tomber Armanth et écraser l’Athémaïs, avant de se retourner sur l’Empire de Rubis.

Si, officiellement, l’Hégémonie se confond politiquement avec l’Église, ce n’est donc pas exact. Localement, les autorités de l’Église ne se considèrent pas inféodées aux orientations politiques de l’Hégémonie, et parfois même sont en désaccord avec l’autorité des Prophètes.  Il n’est pas rare qu’une légion d’ordinatorii locaux défende une ville contre des légions d’ordinatorii de l’Hégémonie, même si les autorités religieuses locales auront tout d’abord tenté de trouver une solution pacifique. L’Église n’est pas un bloc aussi uni qu’il le laisse paraitre. Mais cette image d’unité est importante et tend à être maintenue au mieux. L’Hégémonie y tient particulièrement, car chaque temple de l’Église assure en quelque sorte le rôle d’ambassade et d’outil d’influence culturelle imposant ses vues politiques et sociales.

1-2 La Guilde des Marchands

Cultures sous l’influence de la Guilde des Marchands :

  • L’Athémaïs
  • Le désert des Franges
  • Terancha
  • Le sud des Plaines de l’Étéocle
  • L’Hemlaris

Armanth, capitale de la Guilde des Marchands, est une cité-État indépendante ne disposant officiellement d’aucun pouvoir territorial sur le reste de l’Athémaïs, vaste région composée de nombreuses cités-États farouchement indépendantes. C’est l’alliance entre l’action économique et diplomatique d’Armanth et l’influence des Maîtres-marchands qui assure le pouvoir de la Guilde des Marchands. Plus surprenant encore, comparé à l’Église et sa force militaire colossale, la Guilde des Marchands n’a officiellement pas plus d’armée attitrée que n’en a Armanth. C’est par l’argent, le commerce et les échanges qu’Armanth s’assure de son influence, de son pouvoir et de sa sécurité.

À travers ses ports, ses comptoirs, ses relais marchands et ses caravansérails, la Guilde des Marchands propose un réseau d’échange de biens, de fortunes et d’idées. Ici, le maitre-mot est : l’argent. C’est avec l’accroissement de la richesse des partenaires de la Guilde des Marchands, qui a pour elle qu’elle n’a aucune prétention impérialiste ou territoriale, qu’elle assure l’extension de son influence idéologique. En quelque sorte, la Guilde des Marchands est le moteur contemporain de la révolution culturelle et technologique de Loss. C’est cet outil qui a fonctionné totalement avec tout l’Athémaïs, le sud de l’Étéocle et Terancha, qui sont très attachés aussi bien aux avantages que leur procure la Guilde des Marchands, qu’à ses concepts et sa philosophie moderne. Même traditionalistes et attachés à l’Église, les Nomades des Franges ont trop d’intérêt à échanger avec l’Athémaïs, au point d’en être, à leur tour, fortement influencés. Quant à l’Hemlaris, c’est un cas un peu particulier : l’Empire du Trône de Rubis n’aurait pu survivre à la dernière croisade dans l’alliance militaire organisée par la Guilde des Marchands pour affronter l’Hégémonie pendant la Bataille des Six Drapeaux. En échange de son aide, la Guilde a pu imposer des traités commerciaux très avantageux et l’Hemlaris n’a eu guère le choix. Sur la durée, trente ans plus tard, l’Empire du Trône de Rubis y trouve cependant son avantage, non sans que le pouvoir central de l’empire ne soit méfiant envers Armanth.

La Guilde des Marchands use en fait exactement des mêmes moyens non militaires que son adversaire : elle répand de la culture, des idées, crée des marchés commerciaux, s’assure de les conserver captifs, offre de la prospérité à ses alliées, tout en les rendant dépendants de sa structure et de ses moyens d’échange. À cela s’ajoute une très forte composante souterraine : la Guilde des Marchands sait comment acheter des voix et des consciences, comment ruiner des réputations ou exiler des familles entières, elle sait comment financer une guerre, y compris des deux côtés, pour en retirer tout le bénéfice une fois les belligérants épuisés. Et, enfin, elle sait comment tirer parti des prêts colossaux qu’elle est capable d’accorder aux cités-États, que ce soir en or ou en loss-métal. L’Église fait exactement la même chose, bien entendu, mais elle est freinée par ses propres Dogmes et ses principes. L’Honneur propre à tous les membres de l’Église leur impose des scrupules que la Guilde des Marchands n’a jamais. N’oubliez jamais l’adage de la Guilde des Marchands, sa première loi : « rien ne doit entraver la bonne marche du commerce ».

1-3 Les Chamans

Cultures sous l’influence des Chamans :

  • Les Neiges-dragon
  • Les forêts de l’Elmerase
  • L’Erebheïm
  • L’Archipel des San’eshe

S’il y a une capitale à ce bloc d’influence, c’est sans conteste la plus puissante ville des Neiges-dragon : Dragensvard. Pourtant, la capitale des Dragensmanns accueille peu de chamans ; ces derniers se réunissent dans des communautés religieuses isolées, quand ils ne résident pas non loin de leurs villages. C’est un peu le paradoxe de l’influence des chamans : ils n’ont jamais besoin de se réunir pour s’organiser et structurer leurs actions. On rencontrera donc beaucoup plus souvent leurs représentants et alliés proches, qu’eux-mêmes. Ceux-ci servent alors de représentants et d’intermédiaires et conseillent les autorités des communautés et des cités-États au nom des chamans, ces derniers pouvant alors se trouver très loin les uns des autres, voire d’un côté des Mers de la Séparation à l’autre, sans que cela n’ait l’air d’affecter leur capacité d’échange. Comment les chamans font pour parvenir à communiquer entre eux si vite, de manière si efficace, à travers les plus grandes distances, fait partie des mystères qui les rendent particulièrement effrayants. Aussi, ce sont les alliés et les fidèles au chamanisme qui en représentent les vues et les buts politiques, rarement les chamans eux-mêmes, qui ne se présentent finalement que pour offrir quelques conseils, bénédictions et prophéties. C’est aussi ce qui rend si nébuleux l’objectif de ce bloc sauf sur un point : résister activement à l’Église, sans lui céder ni un pouce de terrain ni la moindre once d’influence culturelle.

Il n’est pas difficile de constater ce qui lie les différents peuples du bloc d’influence des chamans : sauf les Erebs, qui vivent isolés en relative bonne entente avec l’Athémaïs, tous les peuples chamaniques sont en conflit contre l’Église ou menacé par elle, quand ce n’est pas aussi par la Guilde des Marchands (comme c’est le cas pour les San’eshe). Ils sont aussi isolés, en général, géographiquement. C’est donc ici que les moyens des chamans prennent toute leur importance et leur sont si vitaux.

Le point commun entre toutes les cultures influencées par le chamanisme, est que ce dernier n’impose pas de pression culturelle ou idéologique ; il propose uniquement une unité religieuse à travers des rites spécifiques à chaque communauté, mais qui se recoupent et se retrouvent de manière similaire. C’est pour cela que, dans une certaine mesure, le modernisme de la révolution industrielle et culturelle de la Guilde des Marchands est aisément adopté par les cultures chamaniques, mais qu’on y retrouve aussi des influences de l’Église, même de manière indirecte ou mineure. La grande force de l’influence du chamanisme tient dans l’unité de ses pratiques et la puissante coordination des chamans entre eux. L’efficacité de leur capacité surnaturelle de communication a sauvé plus d’une communauté des exactions de l’Église ou des ravages de seigneurs-bandits ou d’envahisseurs belliqueux. C’est sûrement ce qui explique pourquoi les chamans, même si discrets en général et souvent forcés de se cacher ont autant d’influence : les peuples qui leur sont fidèle leur doivent souvent la vie et leur en sont fortement reconnaissants.

1-4 Les régions neutres

Cultures non alignées :

  • Les Marches de Gennema
  • Le Rift des Jemmaïs
  • L’Imareth

Il y a trois cultures qui ne sont guère concernées par les trois blocs, non pas qu’elles n’y voient pas d’intérêt, mais le plus souvent pour des raisons politiques internes. Cela ne veut pas du tout dire qu’on ne trouvera personne qui soit du bord de la Guilde des Marchands, des chamans ou de l’Église… mais que simplement, elles ne souhaitent pas jouer sur l’échiquier géopolitique des Mers de la Séparation, ou alors seulement de la manière qui les arrangera le moment venu.

Les Marches de Gennema ont été le terrain de guerre entre l’Hégémonie et l’Empire du Trône de Rubis, alors que la région est assez fidèle à l’Église, dans son ensemble. Ce peuple nomade, peu sensible au chamanisme, voit d’un mauvais œil les idées modernes et commerciales de la Guilde des Marchands, et tient farouchement à son indépendance. Aussi, si certaines villes peuvent s’aligner d’un côté ou de l’autre, l’ensemble de ce peuple préfère garder son autonomie. Ce qui ne l’a pas empêché de participer aux côtés de l’Hemlaris à la Bataille des Six Drapeaux.

Les Jemmaïs vivent isolés, car pour toute l’Église, même les plus progressistes, ils sont des hérétiques. Cela ne facilite pas la participation au jeu géopolitique de Loss et c’est la raison pour laquelle on ne les voit presque jamais. Mais les rumeurs et légendes qui parlent de la présence de mercenaires jemmaïs, et même de béhémoths présents au cours de la Bataille des Six Drapeaux, est exacte. Il s’agit d’un accord secret entre Armanth et des représentants du Rift, qui a couté très cher à la Guilde des Marchands. Depuis, quelques rares échanges commerciaux ont lieu entre l’Athémaïs et les Jemmaïs.

Les princes-pirates de l’Imareth se fichent un peu des blocs géopolitiques. Ils iront là où on leur propose le plus d’or. L’influence culturelle qui les marque le plus est plutôt celle de la Guilde des Marchands, mais eux aussi sont très indépendants et ne veulent pas s’aligner. Ou plus précisément, on peut les avoir de son côté, temporairement, à la condition d’avoir les moyens de payer. Et il ne vaut mieux pas compter sur l’honneur ou la fidélité de ce peuple. Il ne l’est qu’avec les siens.

2- Les relations entre cultures

Pour rappel, le racisme, aussi bien en tant que théorie formalisée, que simplement comme idée, n’existe pas chez les lossyans. La xénophobie n’est pas rare, mais elle se distingue par l’idée de se méfier et d’avoir peur de tous les étrangers. Pour les lossyans, l’origine ethnique et la couleur de peau n’ont guère d’incidence, même si les unions mixtes entre cultures éloignées sont vues d’un mauvais œil, xénophobie plus ou moins latente oblige. La seule distinction réelle que font les lossyans de culture concilienne c’est-à-dire de culture influencée par les Dogmes de l’Église du Concile Divin, c’est entre qui est barbare est qui ne l’est pas. Un barbare, c’est quelqu’un qui ne connait pas les us et coutumes conciliennes, qui ne croit pas en l’Église et ses Dogmes et qui ne respecte ou ne suit pas les codes des Vertus. Et dans ce cas-là, du point de vue des lossyans, il s’agit plus d’un animal que d’un être humain à part entière.

Ce qui suit offre un aperçu de comment chaque culture considère les 14 autres. Ces avis sont seulement des généralités, ceci dit. Ce n’est pas parce que les Dragensmanns et les Hégémoniens se détestent royalement que ce sentiment sera universel et les concerna sans exception. La preuve en est qu’à la Croisée (voire le supplément Voyages), ils parviennent même à cohabiter ! L’avis de chaque peuple sur chaque peuple est rédigé tel qu’un représentant de ce peuple pourrait en parler.

Les Ar’anthias

Ce qu’ils pensent de :

  • Les Athémaïs : de bons marchands, on ne peut se passer d’eux ; mais des infidèles dégénérés et sans honneur. Il faut toujours s’en méfier.
  • Les Dragensmanns : des barbares poilus, hérétiques et déments, ce ne sont guère que des animaux.
  • Les Erebs : des hérétiques barbares cachés dans les montagnes, nous ne comprenons pas comment les Athémaïs les tolèrent.
  • Les Étéocliens : de bons partenaires commerciaux, à la culture riche ; mais lunatiques et aux coutumes étranges.
  • Les Forestiers : pas mieux que les Dragensmanns, et en plus ils font de mauvais esclaves.
  • Les Gennemons : Ils élèvent des chevaux et des griffons loin au nord, c’est ça ?
  • Les Hégémoniens : notre plus grand allié ; le peuple élu du Concile Divin à l’image du nôtre, béni lui aussi.
  • Les Hemlaris : depuis la guerre, sauf pour le commerce, les relations sont tendues avec nos cousins. Mais après tout, ils ont toujours été méfiants de tout et fermés.
  • Les Jemmaïs : vous voulez dire les Apostats ? Ce n’est pas une légende ?
  • Les Nomades : fiers et fidèles à l’Église comme nous, mais trop primitifs, trop tribaux, et trop influencés par l’Athémaïs.
  • Les San’eshe : il parait que ce sont de beaux esclaves, de grande valeur.
  • Les Svatnaz : les quoi ? c’est un peuple, ça ? On ne connait pas, ici.
  • Les Teranchen : de bons marchands, trop bons parfois, de bons marins et de bons voisins, mais leur amitié avec l’Athémaïs les rend toujours douteux.
  • Les Imareth: que voulez-vous que l’on dise sur ces pirates sans honneur qui écument nos mers ?

Les Athémaïs

Ce qu’ils pensent de :

  • Les Ar’anthias: les cités-unis sont une parfaite représentation de la désunion. Mais le chaos, bien exploité, est bon pour le commerce, même avec ces bigots.
  • Les Dragensmanns : ces barbares sont un peu trop loin pour en faire des partenaires réguliers, mais rien n’est jamais impossible. Ah oui, évitez de les contrarier, ils ont le sang chaud.
  • Les Erebs : oui, ils sont hérétiques, mais ils commercent et leurs montagnes sont riches, alors pour quoi se gêner ?
  • Les Étéocliens : trop arrogants, sophistiqués, élitistes, traditionalistes. Mais quels excellents alliés et partenaires commerciaux !
  • Les Forestiers : Je ne me souviens pas en avoir jamais vu. Mais il parait qu’ils ont de beaux produits et de beaux esclaves, ces barbares arriérés.
  • Les Gennemons : de sacrés cavaliers et guerriers, et quels chevaux ! Mais des gens avec qui commercer n’est jamais facile. Ils sont trop sanguins et indisciplinés.
  • Les Hégémoniens : nous ne voulons rien d’eux, mais nous sommes bien forcés de les supporter, car, partout où on trouve des comptoirs et l’Église, on les croise tôt ou tard.
  • Les Hemlaris : ils n’aiment personne, mais ils tolèrent tout le monde, pourvu qu’on respecte leurs coutumes. Une fois qu’on sait cela, ce sont des alliés et partenaires formidables.
  • Les Jemmaïs : vous savez qu’ils n’existent pas, hein ? Oui, il y a un peuple montagnard du côté du Rift, mais qui vous dit que ce sont les Jemmaïs ?
  • Les Nomades : depuis que nous leur avons appris que le commerce, c’est mieux que le pillage, nous avons gagné des voisins riches d’alliances et d’amitié.
  • Les San’eshe : ce peuple n’a guère d’intérêt ; ce sont des barbares sauvages à moitié nus. Mais quels esclaves de prix ils font ! Une vraie merveille !
  • Les Svatnaz : il doit sûrement y’en avoir quelques-uns à Armanth, il y a de tout. Mais sinon, on ne connait pas, sauf de nom.
  • Les Teranchen : d’excellents voisins, amicaux, accueillants et presque aussi grands marins que nous. Comment cela, meilleurs que nous ?! Prouvez-le !
  • Les Imareth: saletés de pirates. Ceci dit, on peut commercer avec eux et ils font de bons mercenaires, pour qui n’est pas trop regardant.

Les Dragensmanns

Ce qu’ils pensent de :

  • Les Ar’anthias: c’est ces gars au sud-est de la mer centrale ? On ne connait pas, ils n’ont pas l’air de nous connaitre non plus.
  • Les Athémaïs : c’est eux, au sud ? On a des gens qui sont allés s’y installer, et il parait qu’ils sont commerçants et qu’ils aiment bien notre acier.
  • Les Erebs : les chamanistes des lointaines montagnes du sud ?… On ne les connait pas, nous. Mais nos chamans, si, forcément.
  • Les Étéocliens : on ne peut pas dire qu’on les aime, mais au moins, avec eux, on peut discuter et commercer.
  • Les Forestiers : il ne faut pas les chatouiller, ceux-là. Ils aiment bien leur tranquillité et ils ne sont pas faciles à approcher. Mais ce sont de bons amis, une fois qu’on sait les approcher.
  • Les Gennemons : on ne les connait pas vraiment, mais il parait qu’ils sont presque aussi bons guerriers que nous et que leurs chevaux sont incroyables.
  • Les Hégémoniens : mille ans qu’ils veulent nous écraser, ces foutus barbares. Ils n’y sont jamais arrivés, et la fin des temps sera venue avant que ça arrive !
  • Les Hemlaris : il parait qu’ils ne sont pas mieux que les Hégémoniens, mais ils se battent contre notre ennemi, alors ils ne doivent pas être si mauvais que ça.
  • Les Jemmaïs : nos meilleurs guerriers les ont vus et peuvent en témoigner : ce ne sont pas des légendes !
  • Les Nomades : Ah oui, ils sont encore plus au sud, là où il y a un grand désert de sable et jamais d’eau, c’est bien ça ? Et ils ont la peau toute noire, non ?
  • Les San’eshe : On n’en a jamais entendu parler, mais c’est un nom que nos chamans emploient parfois. Eux savent, mais pour nous, ils sont bien trop loin.
  • Les Svatnaz : nous en avons sauvé beaucoup et nous sommes prêts à recommencer, si pour cela faut écraser de l’Hégémonien.
  • Les Teranchen : on a entendu dire qu’ils étaient d’incroyables marins du sud, c’est ça ?
  • Les Imareth: les pirates des mers du sud ?… On ne les connait que de réputation.

Les Erebs

Ce qu’ils pensent de :

  • Les Ar’anthias: nous ne les connaissons que peu, mais leur société est piégée dans les illusions et les paradoxes de leurs traditions.
  • Les Athémaïs : nous commerçons avec eux et nous entendons bien, mais nous restons prudents, car ils ne se connaissent pas encore eux-mêmes.
  • Les Dragensmanns : nous ne les connaissons que peu, mais nos chamans les tiennent en grande estime, même s’ils sont de nature violente.
  • Les Étéocliens : nous ne les connaissons pas vraiment et ne tenons pas à en savoir plus.
  • Les Forestiers : comme pour les dragensmanns, nos chamans les estiment, mais nous ne les connaissons que peu.
  • Les Gennemons : nous ne les connaissons guère : un peuple de nomades et de chevaux, c’est cela ?
  • Les Hégémoniens : nous ne les connaissons que peu, mais ce que nous en savons est bien assez pour ne pas souhaiter les aborder.
  • Les Hemlaris : nous ne les connaissons pas réellement et c’est sans doute mieux ainsi, pour eux et nous.
  • Les Jemmaïs : nous ne les connaissons pas, mais nos chamans en savent plus. Mais je doute qu’ils souhaitent vous en parler.
  • Les Nomades : ils sont alliés et frères des Athémaïs, c’est tout ce que nous savons véritablement d’eux.
  • Les San’eshe : nous sommes sans doute les seuls à les connaitre, mais ils ne souhaitent pas que cela soit réciproque.
  • Les Svatnaz : nous ne les connaissons pas du tout.
  • Les Teranchen : ils sont eux aussi alliés et frères des Athémaïs. Parfois, ils viennent commercer et nous les accueillons prudemment.
  • Les Imareth: nous ne les connaissons que peu, mais c’est déjà trop.

Les Étéocliens

Ce qu’ils pensent de :

  • Les Ar’anthias: leurs codes et leurs traditions sont compliqués, les nôtres aussi. Est-ce pour cela que nous sommes souvent en conflit ? Sans doute, oui.
  • Les Athémaïs : il faut leur enseigner les justes cultures et traditions, mais c’est un peuple riche d’alliances, d’inventivités et de commerce, presque autant que nous.
  • Les Dragensmanns : des barbares sauvages, dangereux et imprévisibles. Mais on peut tirer d’eux de bonnes choses, qu’ils soient libres ou asservis.
  • Les Erebs : de lointains montagnards isolés, perdus dans une foi ancienne et primitive, c’est cela ?
  • Les Forestiers : ils sont bien pires que les Dragensmanns, et il est bien plus ardu de parvenir à leur apprendre la civilisation. Mais nous y parvenons, parfois, par l’échange ou par la force.
  • Les Gennemons : ils sont presque barbares, mais ils sont fiers et fidèles à leurs traditions et respectent la culture. Et, puis, quels chevaux !
  • Les Hégémoniens : notre relation avec eux est compliquée, et nous divise cruellement. C’est un grand peuple, mais il s’est trop montré souvent inculte, violent et belliqueux avec nous.
  • Les Hemlaris : s’ils n’étaient pas si xénophobes, nous aurions beaucoup à leur apprendre de notre culture, et peut-être même à apprendre d’eux.
  • Les Jemmaïs : ce n’est plus qu’une légende. Et nous, qui savons et avons vu les armées Apostats dans notre histoire, nous le répétons : priez que cela ne soit plus qu’une légende !
  • Les Nomades : peuples cadets des Athémaïs, ils sont encore trop peu cultivés, mais ils respectent et comprennent les bonnes traditions.
  • Les San’eshe : lointains barbares primitifs, l’asservissement n’est pas un mauvais sort pour eux, comparé à leur vie misérable de sauvages.
  • Les Svatnaz : un autre peuple malheureux et perdu de barbares primitifs. Le sort que leur réserve l’Hégémonie est cruel, mais sûrement nécessaire.
  • Les Teranchen : ils se disent fiers de leur culture et de leurs traditions, fort semblables aux nôtres, mais ne les respectent pas assez. Cela n’en fait pas moins de remarquables marins.
  • Les Imareth: si nous pouvons un jour nous organiser, nous débarrasserons le monde de ces pirates sans honneur.

Les Forestiers

Ce qu’ils pensent de :

  • Les Ar’anthias: ils suivent l’Église et sont loin. On ne les connait pas et on ne tient pas à les connaitre.
  • Les Athémaïs : des alliés proches des Étéocliens. Ainsi, nous nous en méfions avec la plus grande prudence.
  • Les Dragensmanns : des alliés et des amis brutaux et fiers, mais une bien plus grande civilisation que ce que vous croyez.
  • Les Erebs : des frères trop lointains pour qu’on puisse les rencontrer, et qui ne veulent pas se mêler des affaires du monde. Nous le comprenons.
  • Les Étéocliens : on doit faire avec, on commerce, on fait la guerre, parfois, mais ils commencent à comprendre enfin que nos forêts sont notre territoire.
  • Les Gennemons : nous ne connaissons d’eux que leurs chevaux, réputés. Mais dans nos forêts, nous n’en avons guère l’usage.
  • Les Hégémoniens : le jour où les dragensmanns décideront de ravager ces monstres qui se prétendent civilisés, nous les suivrons, et laisserons derrière nous des fleuves de sang.
  • Les Hemlaris : un peuple de l’autre côté de la mer, qui suit l’Église. Nous sommes heureux de ne rien en savoir et de ne pas les fréquenter.
  • Les Jemmaïs : ho non, ils ne sont pas des légendes inventées… parce que, justement, il y a bien trop de légendes sur eux, bien trop pour qu’ils soient un mythe.
  • Les Nomades : ces hommes à la peau noire ? Le peu que nous en savons est qu’ils viennent parfois, avec des chasseurs d’esclaves et des marchands.
  • Les San’eshe : nous ne connaissons que le nom, et le peu que nos chamans partagent avec nous, parfois.
  • Les Svatnaz : un peuple lointain et martyrisé, dans le nord, nous n’en savons rien de plus.
  • Les Teranchen : des hommes lointains qui vivent sur une ile et sur les mers. Nous n’en savons pas plus.
  • Les Imareth: des ennemis des Etéocliens, ce qui nous va bien. Sûrement aussi de notre peuple, mais ils sont loin de nous, cela nous va bien aussi.

Les Gennemons

Ce qu’ils pensent de :

  • Les Ar’anthias: ils nous disent barbares. Ils ne se sont pas regardés dans leurs trop grandes cités puantes à se faire la guerre !
  • Les Athémaïs : des urbains précieux et trop raffinés, qui mentent comme ils respirent. Mais on peut faire de bonnes affaires avec eux et on leur doit un peu de notre liberté.
  • Les Dragensmanns : nos anciens, se sont battus côte à côte avec eux et ne sont pas prêts de les oublier, ces barbares qui n’ont peur de rien !
  • Les Erebs : les qui ? Y’a un peuple qui porte ce nom-là ?
  • Les Étéocliens : on n’aurait pas le commerce, on n’aurait rien à voir avec eux et on ne s’en porterait pas plus mal.
  • Les Forestiers : c’est quoi des forestiers ? Ha, c’est un nom de peuple, en fait ?
  • Les Hégémoniens : ils ont déjà pris le nord de nos plaines. Ils n’auront jamais l’occasion d’aller plus loin, même si on doit tous mourir pour ça.
  • Les Hemlaris : ils ont voulu faire comme les Hégémoniens, mais eux, au moins, ont compris la leçon que c’est peine perdue et qu’il vaut mieux nous avoir comme alliés.
  • Les Jemmaïs : ah oui, un voyageur, un soir de veillée, nous a raconté des légendes là-dessus.
  • Les Nomades : ho, oui, on a vu des hommes à la peau noire ; fier et ombrageux comme nous aimons les hommes. Mais c’est rare chez nous.
  • Les San’eshe : un peuple de gens qui vivent nus ? Ça existe vraiment ? Ils n’ont pas froid ?
  • Les Svatnaz : tout le monde les connait, de nom. Mais seuls quelques villages savent comment les rencontrer et commercer avec eux.
  • Les Teranchen : un peu comme les Athémaïs, non ? On les confond souvent, sauf avec la langue qu’ils parlent. Mais ils ont de beaux bateaux.
  • Les Imareth: oui, on connait ce nom. Ces pirates viennent parfois piller nos côtes.

Les Hégémoniens

Ce qu’ils pensent de :

  • Les Ar’anthias: des alliés et des suivants fidèles de l’Église, mais entredéchirés par des traditions et des codes archaïques et hérétiques.
  • Les Athémaïs : des infidèles arrogants, sans honneur et sans scrupules. Nous le ferons un jour payer leurs affronts.
  • Les Dragensmanns : 1000 ans que nous devons supporter ces barbares hérétiques. Ils ne sont que des animaux et un jour, nous finirons par les écraser, eux et leurs chamans.
  • Les Erebs : quand l’Athémaïs sera mise au pas et ses cités en ruine, nous irons nous occuper de ces chamans des montagnes.
  • Les Étéocliens : nous encourageons et aidons la moitié nord de l’Étéocle à ramener la moitié sud dans le droit chemin, par la force et au plus tôt.
  • Les Forestiers : la preuve vivante que l’Étéocle n’est pas à la hauteur de ses prétentions, puisqu’elle supporte ces chamans des bois qui ne méritent que l’asservissement ou la mort.
  • Les Gennemons : même se prétendant suivre notre Église, ils ne la suivent pas assez pour nous faire allégeance. Ainsi, quand il le faudra, nous leur imposerons notre juste autorité.
  • Les Hemlaris : un jour, nous pourrons faire tomber cet empire hérétique, et raser sa capitale, pour n’y laisser que du sel et des cendres.
  • Les Jemmaïs : il n’y a plus de Jemmaïs, nous avons décimé les Apostats, gloire à l’Église !
  • Les Nomades : ils sont faibles, puisqu’ils préfèrent suivre les hérésies de l’Athémaïs qu’être fidèle à notre Église.
  • Les San’eshe : ils font de très beaux esclaves, de grand prix, ils n’ont aucun autre intérêt que cet usage.
  • Les Svatnaz : de pauvres sauvages, mais un bon vivier d’esclaves recherchés
  • Les Teranchen : une fois que l’Athémaïs sera matée, les Teranchen seront aisément mis au pas. En attendant, ils sont utiles pour le commerce et la marine.
  • Les Imareth: ces pirates sont un fardeau pour tous, mais nous ne sommes pas les premiers menacés, et ils sont de bons fournisseurs d’esclaves.

Les Hemlaris

Ce qu’ils pensent de :

  • Les Ar’anthias: des voisins indignes de confiance, même si nos marchands échangent avec eux. Ils ont servi l’Hégémonie contre nous, et l’ont payé le prix fort, depuis.
  • Les Athémaïs : ils nous ont imposé des traités commerciaux abusifs en échange de leur aide. Nous n’oublions ni ce que nous leur devons ni ce qu’ils ont exigé en échange.
  • Les Dragensmanns : Ils ont des chamans, ces barbares belliqueux aux coutumes hérétiques. Il vaut mieux les tenir à l’écart.
  • Les Erebs : ils ont des chamans et un mode de vie étrange, dans leurs montagnes. La prudence est de s’en méfier.
  • Les Étéocliens : ils se pensent la plus évoluée des civilisations, mais leur culture est anarchique et leur fidélité toujours douteuse.
  • Les Forestiers : ils ont des chamans et se comportent comme des bêtes des bois. Qu’ils soient isolés loin de nous est une bonne chose.
  • Les Gennemons : nous savons que face à l’Hégémonie, nous pouvons compter sur leur force. Mais c’est la seule chose de sûre avec eux, et même le commerce doit se faire avec prudence.
  • Les Hégémoniens : puisqu’il veut être notre ennemi, nous serons le sien, et nous ne connaissons pas la pitié devant nos ennemis.
  • Les Jemmaïs : des contes et légendes, mais qui doivent avoir un fond de vérité, dont il faut tenir compte avec prudence.
  • Les Nomades : ils semblent encore moins dignes de confiance que l’Athémaïs et leurs coutumes sont barbares.
  • Les San’eshe : ils ont des chamans, aussi, ils sont peut-être des sauvages lointains, mais de sont des sauvages dangereux.
  • Les Svatnaz : ils préfèrent fuir que résister aux Hégémoniens. On ne fait pas confiance à un peuple de lâches.
  • Les Teranchen : nous les admirons comme marins, mais pour le reste, ils ne sont pas plus dignes de confiance que les Athémaïs
  • Les Imareth: qui peut avoir un autre avis que le mépris pour des pirates ? Surtout quand leur honneur est à vendre au plus offrant ?

Les Jemmaïs

Ce qu’ils pensent de :

  • Les Ar’anthias: ils sont loin de chez nous.
  • Les Athémaïs : nous commerçons parfois avec eux. On échange un peu ; c’est tout.
  • Les Dragensmanns : oui, nous les connaissons et les croisons de temps en temps. Ce n’est pas réciproque, ils ne savent rien de nous.
  • Les Erebs : ils sont loin de chez nous. Demandez aux chamans.
  • Les Étéocliens : il vaut mieux que nos voisins ne sachent rien de nous ; nous y veillons.
  • Les Forestiers : nous les connaissons un peu, mais évitons qu’ils sachent quoi que ce soit de nous, seuls les chamans en savent plus.
  • Les Gennemons : ils sont loin de nous.
  • Les Hégémoniens : ils se souviennent de nous dans leur histoire et ils ont peur. C’est très bien ainsi.
  • Les Hemlaris : ils sont loin de nous
  • Les Nomades : comme avec les Athémaïs. Et nous évitons qu’ils puissent nous connaitre.
  • Les San’eshe : ils sont loin de nous, seuls les chamans en savent plus.
  • Les Svatnaz : nous n’en connaissons rien, ils sont loin de nous.
  • Les Teranchen : nous savons qu’ils sont de grands marins, nous avons parfois quelques contacts avec eux, mais eux ne savent rien de nous.
  • Les Imareth: les pirates ? Ils sont loin de nous et ne s’y intéressent pas, c’est très bien ainsi.

Les Nomades

Ce qu’ils pensent de :

  • Les Ar’anthias: on prétend que nos traditions sont compliquées et qu’elles sont à la source de nos conflits tribaux. Eux ont beau se prétendre plus civilisés, ils font pire que nous.
  • Les Athémaïs : nous aimons nos voisins et nos partenaires, mais ils devraient être plus attentifs à leurs ancêtres et aux codes de l’Église, sans quoi, ils attireront le malheur sur eux.
  • Les Dragensmanns : nous avons peu en commun avec ces lointains barbares hérétiques, mais, comme nous, ils sont braves, francs et attachés à leurs ancêtres.
  • Les Erebs : ils passent leur vie à méditer dans leurs montagnes sans rien faire ; le seul intérêt avec eux, c’est de commercer.
  • Les Étéocliens : ho oui, ils sont braves, cultivés, fiers et attachés à leurs traditions, mais qu’est-ce qu’ils ne cessent de le rappeler avec arrogance !
  • Les Forestiers : on ne les connait guère, ces barbares hérétiques.
  • Les Gennemons : il parait qu’ils nous ressemblent, et vivent en tribus attachées à leurs traditions, avec leurs chevaux et leurs troupeaux.
  • Les Hégémoniens : Nous louons l’Église du Concile Divin, mais cela n’autorise pas cet empire à nous imposer ses lois. Nous sommes des hommes libres et le resterons.
  • Les Hemlaris : ils ont fait du respect de leurs traditions et de leurs cultes des lois si compliqués qu’ils donnent l’impression de ne vivre que pour elles.
  • Les Jemmaïs : ho, si, ils existent, quelque part derrière les montagnes du Rift. Et il vaut mieux qu’ils y restent, pour eux comme pour nous.
  • Les San’eshe : les sauvages des iles de l’est ? nous n’en connaissons que les quelques esclaves qu’on voit de temps en temps.
  • Les Svatnaz : c’est un nom de peuple, ça ?… Jamais entendu parler.
  • Les Teranchen : on les aime bien, la seule chose dont ils se vantent trop et d’être de grands marins, et ils ont bien raison de le dire.
  • Les Imareth: ils n’ont pour eux que le gout de la guerre et du pillage. Si nous savons respecter cela, cela ne nous empêche pas de leur faire payer leurs crimes.

Les San’eshe

Ce qu’ils pensent de :

  • Les Ar’anthias: nous n’aimons pas les étrangers. Quels qu’ils soient, ils viennent piller nos terres, nous chasser, nous tuer, prendre nos femmes. Nous les tuons dès nous le pouvons.
  • Les Athémaïs : nous n’aimons pas les étrangers. Quels qu’ils soient, ils viennent piller nos terres, nous chasser, nous tuer, prendre nos femmes. Nous les tuons dès nous le pouvons.
  • Les Dragensmanns : nous ne les connaissons pas. Les chamans connaissent ce nom, aussi, peut-être sont-ils des amis.
  • Les Erebs : nous ne connaissons pas vraiment ces étrangers. Les chamans disent qu’ils sont des amis, mais nous restons méfiants.
  • Les Étéocliens : nous n’aimons pas les étrangers. Quels qu’ils soient, ils viennent piller nos terres, nous chasser, nous tuer, prendre nos femmes. Nous les tuons dès nous le pouvons.
  • Les Forestiers : : nous ne les connaissons pas. Les chamans connaissent ce nom, aussi, peut-être sont-ils des amis.
  • Les Gennemons : nous ne connaissons pas ces étrangers.
  • Les Hégémoniens : nous n’aimons pas les étrangers. Quels qu’ils soient, ils viennent piller nos terres, nous chasser, nous tuer, prendre nos femmes. Nous les tuons dès nous le pouvons.
  • Les Hemlaris : nous n’aimons pas les étrangers. Quels qu’ils soient, ils viennent piller nos terres, nous chasser, nous tuer, prendre nos femmes. Nous les tuons dès nous le pouvons.
  • Les Jemmaïs : : nous ne les connaissons pas. Les chamans connaissent ce nom, aussi, peut-être sont-ils des amis.
  • Les Nomades : nous n’aimons pas les étrangers. Quels qu’ils soient, ils viennent piller nos terres, nous chasser, nous tuer, prendre nos femmes. Nous les tuons dès nous le pouvons.
  • Les Svatnaz : nous ne connaissons pas ces étrangers.
  • Les Teranchen : nous n’aimons pas les étrangers. Quels qu’ils soient, ils viennent piller nos terres, nous chasser, nous tuer, prendre nos femmes. Nous les tuons dès nous le pouvons.
  • Les Imareth: nous n’aimons pas les étrangers. Quels qu’ils soient, ils viennent piller nos terres, nous chasser, nous tuer, prendre nos femmes. Nous les tuons dès nous le pouvons.

Les Svatnaz

Ce qu’ils pensent de :

  • Les Ar’anthias: alliés de nos ennemis, ils feraient la même chose que lui s’ils étaient proches de nous.
  • Les Athémaïs : la seule chose qui les intéresse est l’argent, et nous n’en avons pas.
  • Les Dragensmanns : ils ont protégé quelques-uns des nôtres, mais il y avait un prix pour cela. Ils ne pensent avant tout qu’à eux.
  • Les Erebs : nous ne les connaissons pas.
  • Les Étéocliens : ils sont comme les autres, et que notre peuple disparaisse les indiffère.
  • Les Forestiers : nous ne les connaissons pas.
  • Les Gennemons : parfois, certains nous ont aidés, et nous aident encore, mais jamais gratuitement. Au mois ont-ils la franchise de le dire.
  • Les Hégémoniens : *crache au sol, et s’en va sans un mot*
  • Les Hemlaris : ils n’aiment personne, alors pourquoi feraient-ils exception avec nous ?
  • Les Jemmaïs : nous ne les connaissons pas.
  • Les Nomades : nous ne les connaissons pas.
  • Les San’eshe : nous ne les connaissons pas.
  • Les Teranchen : il parait qu’ils sont différents de leurs frères pirates. Nous, nous ne voyons pas de différences.
  • Les Imareth: ce sont bien des pirates, non ?… Pour nous, cela ne change pas grand-chose à comment nous traite tout le monde.

Les Teranchen

Ce qu’ils pensent de :

  • Les Ar’anthias: des voisins intéressants et des alliés prospères, mais ils sont compliqués et il faut toujours se tenir loin de leurs conflits.
  • Les Athémaïs : ne leur dites pas, car ils sont ombrageux, mais nous avons tout appris à nos frères de nos coutumes et de nos savoirs. Sauf les secrets de la mer, bien sûr !
  • Les Dragensmanns : de lointains barbares bruyants et fiers, parait-il aussi joyeux que nous.
  • Les Erebs : des ermites des montagnes, qui ne savent guère jouir de la vie, avec qui nous faisons un peu de commerce.
  • Les Étéocliens : ils sont souvent bien trop souvent orgueilleux de leurs accomplissements et de leur passé, mais ce sont de joyeux partenaires commerciaux.
  • Les Forestiers : d’autres barbares des forêts, trop loin de nous pour que nous les connaissions
  • Les Gennemons : il n’a pas été facile d’aller commercer avec ces hommes fiers et imprévisibles, mais nous ne le regrettons pas.
  • Les Hégémoniens : parce que nous aussi en dépendons pour le commerce, nous sommes forcés de plier l’échine devant leur puissance, mais pas devant leurs idées.
  • Les Hemlaris : ils sont encore plus compliqués à aborder que les Gennemons, et il semble qu’ils ne rient jamais, mais nos échanges sont prospères.
  • Les Jemmaïs : ce ne sont que des légendes !
  • Les Nomades : ils savent faire la fête et profiter de la vie, mais il faut toujours être prudent, leur humeur peut passer de la joie à la fureur en un instant.
  • Les San’eshe : des animaux sauvages et dangereux, mais leurs jungles sont riches.
  • Les Svatnaz : des sortes de barbares des forets du nord, on n’en a jamais vu par ici.
  • Les Imareth: ho oui, nous avons la même culture, les mêmes racines, la même langue. Mais ils ont tous jeté leur honneur au feu et ne valent pas mieux que des bêtes.

Les Imareth

Ce qu’ils pensent de :

  • Les Ar’anthias: leurs conflits constants sont une aubaine pour nous, il y a toujours une ville qui a besoin de nos services et une autre à piller.
  • Les Athémaïs : ils nous détestent et nous craignent, mais ils paient bien, que ce soit pour nos services ou pour échapper à nos raids.
  • Les Dragensmanns : de lointains barbares sans grand intérêt.
  • Les Erebs : ils ne sont pas assez riches pour être intéressant, mais on peut toujours les rançonner un peu pour remplir des cales de temps en temps.
  • Les Étéocliens : ils prétendent pouvoir nous défaire et un jour envahir notre ile, mais comme tout ce qu’ils prétendent, ce ne sont que des paroles en l’air.
  • Les Forestiers : encore d’autres barbares lointains.
  • Les Gennemons : leurs villes côtières sont de bonnes cibles, mais c’est dangereux de s’attaquer à ces cavaliers imprévisibles.
  • Les Hégémoniens : ils prétendent eux aussi venir nous écraser, mais ce ne sont que des mots. Ils savent que s’ils s’y essayent, ils auront bien trop à y perdre.
  • Les Hemlaris : eux aussi nous payent de temps en temps pour ne pas subir nos raids, mais ils ne s’en vantent pas.
  • Les Jemmaïs : des légendes, tout cela.
  • Les Nomades : ils se cachent loin derrière les côtes de l’Athémaïs. Mais on a remonté parfois des fleuves pour aller piller leurs villages mal défendus.
  • Les San’eshe : des animaux insaisissables. Il y a bien d’autres proies faciles à chasser.
  • Les Svatnaz : des barbares trop lointains, sans intérêt.
  • Les Teranchen : ils vous disent que nous leur faisons honte ? En fait, ils nous envient, notre liberté et notre force. S’ils voulaient s’unir avec nous, les mers nous appartiendraient.

3- Régions instables & conflits en cours

Le nord et le sud de l’Étéocle

On ne peut parler ici de guerre civile, d’abord parce que la notion d’État-nation n’a aucun sens pour les lossyans, ensuite parce que toutes les cités-États sont indépendantes. Mais il s’agit clairement de conflits fratricides pour se disputer la domination culturelle de la plus vaste et fertile région des Mers de la Séparation, et qui dépassent le seul cadre local.

En gros, le nord des Plaines et sa plus puissante ville, Nashera, sont pro-Église et Hégémonie, tandis que le sud et la seconde plus grande ville de la région, Mélisaren, sont pro-Guilde des Marchands et Armanth. Chacune de ces deux villes à ses alliés, certains par fidélité et bonnes relations, d’autres parce qu’elles y sont inféodées plus ou moins de force, une méthode que Nahsera emploie souvent : soumettez-vous à notre autorité de votre plein gré, où on vient piller et brûler jusqu’à ce que vous le fassiez par la contrainte. Même son Église locale craint le Premier Régent de Nashera, dans les faits un habile prince-tyran aux talents politiques remarquables et à l’ambition sans limites.

En face, Mélisaren et son Agora chaotique de princes, de consuls et de religieux, avec peu de figures de proue charismatiques, font un peu l’autruche, tout en comptant sur ses alliés, pour la plupart des partenaires commerciaux et des alliés politiques, et les formidables investissements qu’elle a faits ces dernières décennies dans sa défense et ses murailles. Elle se dit aussi, avec cependant beaucoup d’incertitude, qu’avec derrière elle l’Athémaïs et Armanth comme principal soutien, de l’autre côté des mers, elle n’a guère à redouter d’attaque directe.

Mais à la frontière entre ces deux blocs, les cités-États, les bourgs et les villages passent régulièrement de sales moments. Des bandes de mercenaires payés par les uns et les autres terrorisent les communautés isolées, rançonnent les routes commerciales, pillent et enlèvent à tour de bras, suivies par des légions militaires qui finalement font la même chose, les batailles rangées étant très rares. Ces conflits visent non pas à créer une frontière entre les deux régions, d’ailleurs, celle-ci est floue et fluctuante, mais à forcer les cités-États qui ne le sont pas encore à s’aligner clairement. Et à ce jeu-là, Nashera est autrement plus agressive, tandis que Méliseran et ses alliés ont beau proposer soutien, argent et échanges commerciaux, ils sont militairement à la traine.

Les Cités-Unies

Les Cités-Unies ne le sont que de nom. Les neuf cités-États, dominées par la puissante Allenys, ne collaborent guère que si une menace extérieure vient taper à leur porte ; et encore, cela dépend d’où elle vient. Régulièrement, des conflits entre rois et princes des cités explosent le long des carrefours commerciaux ou autour de bourgs et villages frontaliers, redessinant une complexe carte des influences des uns et des autres. Le jeu des alliances et des serments de vassalités peut entrainer deux voisins à être ennemi mortel, alors qu’ils étaient amis la veille. Et arriver à suivre l’enchevêtrement des relations politiques de tous les fiefs des Cités-Unis est tellement complexe, qu’une académie d’archivistes est, à Allenys, entièrement consacré à cette seule tâche.

Bref, dans les Cités-Unis, il y a en permanence une guerre, quelque part. Sauf pendant les jours de fêtes sacrées et au plus fort de l’été, qui peut plus facilement massacrer une armée en marche qu’une pluie de flèches. Les cols, les ponts et les gués sont souvent gardés et parfois taxés de manière outrageuse et il n’est pas rare de croiser des troupes en marche ou des flottilles de guerre, uniquement chargée de faire peur à tel ou tel voisin.

À ce jeu-là, Allenys se contente de jouer le rôle d’arbitre musclé, avec l’appui de l’Église. Le Roi Salgus, qui dirige la puissante cité-État, y a aussi son intérêt : la désunion des Cités-Unis sert ses ambitions d’un vaste royaume féodal où chaque roi viendra lui jurer allégeance en échange de sa protection. C’est un projet de longue haleine, qui demande à orienter une économie vers un armement militaire conséquent, et à jouer diplomatiquement avec l’Église et la Guilde des Marchands, selon les intérêts du moment et la manière d’en retirer assez d’influence pour convaincre les rois des 8 autres Cités-États. C’est bien sûr un jeu dangereux : il y a déjà eu dans ces dix dernières années deux coalitions à venir menacer Allenys directement, sans oublier que l’Empire du Trône de Rubis continue à réclamer comme sienne la péninsule de l’Hyponnie, au nord.

L’Athémaïs et les Franges

L’Athémaïs est succession de fiefs de beys provinciaux et de cités-États dirigées par des princes-marchands avec comme première caractéristique qu’ils ne s’entendent en général que s’ils ont un adversaire commun. Le reste du temps, ils se battent pour de complexes histoires de succession et de rang de pouvoir au sein des familles fondatrices de tous ces fiefs, avec une nette préférence pour les affrontements informels par mercenaires et pillards interposés plutôt qu’à la tête d’armées en marche, Armanth principalement, et les autres plus puissantes cités-États jouant le rôle d’arbitres aux gros bras quand les querelles prennent trop d’ampleur.

Les cités-États athémaïs comptent peu de légions et de forces militaires régulières. Les guerres ouvertes y sont devenues rares. La piraterie, les bandes de mercenaires et les seigneurs-pillards sont donc, le plus souvent, au service de l’un ou l’autre bey ou prince, en fonction des allégeances, des derniers rebondissements des conflits familiaux et de qui paye le mieux. Les sièges de cité sont très rares, la plupart de ces forces mercenaires n’en ont simplement pas les moyens. Mais les villages, les ponts et les relais sont rançonnés, saccagés ou pillés, sans hésiter sur les incendies de cultures et les enlèvements de masse. Les massacres de civils sont rares. Mais on réalise que les conflits locaux des beys et des princes finissent souvent par se régler sur le champ de bataille et, dans ces cas-là, ce sont leurs armées et légions personnelles, plus ou moins étendues au grès de leurs alliances, qui s’affronteront, souvent de manière sanglante. C’est ainsi que s’échangent, en quelque sorte, les villes de l’Athémaïs.

La situation est un peu similaire du côté des Nomades des Franges. Depuis quelques décennies, ces coutumes de pillages et de ravages contre rançons ont notoirement diminué. Le Sid Tarad Aneyazu, en faisant bâtir, la magnifique Daremath, contre la rive de l’Al’harrim a lancé un mouvement d’alliance des cités et des villages le long du fleuve, jusqu’à Samarkin. Une paix presque respectée s’y maintient depuis, entretenue par de riches échanges commerciaux. Mais pour les tribus des Nomades du reste du désert des Franges, loin de ce havre, par contre, les conflits, les pillages, les incursions dans l’Athémaïs, ne sont pas finis et surviennent régulièrement. Les tribus du désert ne s’allient que pour ces campagnes de pillages et servent parfois de mercenaires aux beys de l’Athémaïs dans leurs querelles internes. Le rêve du Sid de Daremath de créer une union civilisée des tribus Nomades se heurte donc continuellement au caractère très belliqueux et indépendant d’un peuple enclavé dans un désert hostile et immense.

L’Hemlaris et l’Hégémonie

Les deux géants des Mers de la Séparation ne se font plus la guerre depuis trente ans, après près de 500 ans de conflits meurtriers. Mais pour l’un comme pour l’autre, il ne s’agit que d’une trêve passagère. Nul n’ignore que pour l’Église du Concile Divin, l’Église du Mandat Divin du Trône de Rubis est une hérésie, et un affront à son autorité, qu’elle ne peut laisser impuni. Quant à l’Hemlaris, jamais il ne se pliera aux exigences des Prophètes, c’est donc ici une affaire qui ne peut se résoudre que par la totale destruction de l’autre.

Tout le monde le sait. Hégémonie et Hemlaris ont une seule frontière commune, séparée par les Plaines de Gennema et son peuple farouchement indépendant de nomades-cavaliers. Cette zone-tampon est très importante pour les Hemlaris qui parviennent à s’entendre avec les Gennemons, ce qui n’est guère le cas des Hégémoniens, dont les succès diplomatiques sont très mitigés. Les deux empires se préparent donc à de futurs assauts navals et aéronavales, plutôt que terrestres et pour cela, l’investissement économique dans leurs forces militaires est conséquent.

Ce qui ne va pas sans poser problème aux uns et aux autres. L’Hégémonie est finalement assez isolée politiquement, malgré l’appui remarquable de l’Église sur les plans diplomatiques et financiers, et ne peut que compter sur ses ressources et son économie interne. Et pour cela, la meilleure solution, c’est d’aller chercher les ressources là où elle le peut. Cela crée donc une pression et des conflits locaux, d’autant que l’Hégémonie emploie des méthodes d’empire centralisé, c’est-à-dire que les revendications des populations locales ne comptent pas pour elle et sont muselées. Mais aussi de violentes querelles frontalières, aussi bien avec les Svatnaz qui voient leur territoire envahi, qu’avec les Dragensmanns qui ne tolèrent aucune intrusion, avec les Gennemons, qui ont du mal à faire respecter leurs frontières avec le Concilianeum et même avec certains Étéocliens qui voient d’un mauvais œil des colonies Hégémoniennes s’installer chez eux de force.

Quant à l’Hemlaris, il est assez limité en termes d’expansion territoriale, sauf vers l’Est, et manque de ressources. Son principal atout, c’est la richesse de ses échanges et de son réseau commercial, et il en dépend énormément pour assurer la consolidation de ses flottes de guerre et de ses armées. C’est une aubaine pour la Guilde des Marchands, et une opportunité pour les organisations commerciales de l’Hemlaris, mais cela pèse très lourd sur le trésor de l’Empire, qui a des visées sur les Cités-Unis dans le but de trouver comment renflouer ses caisses. Paradoxalement, l’Hemlaris n’a guère de réels soucis avec ses frontières des Plaines de Gennema : elle y a fait construire un grand réseau de fortification qui les sanctuarise et ne compte pas aller au-delà de celles-ci.

Les Neiges-dragon

Il n’y a guère de surprise à apprendre que les clans Dragensmanns se font régulièrement la guerre, pour un puits, des champs, un gisement minier ou simplement une injure ou un crime d’une famille à l’autre. Pour eux, ces conflits locaux sont presque une tradition : ils sont codifiés pour limiter les morts et les mutilations, même s’ils restent assez sanglants et sont considérés comme une nécessité quand les lois ne permettent pas de régler un différend. Et puis, pour les Dragensmanns, il s’agit de ne pas oublier ce qu’est la guerre et y être toujours prêts. Aussi pour eux, pas question d’abandonner ces luttes intestines, même si leurs chamans ne les y encouragent pas. D’ailleurs, même Herreisson « Marche-tonnerre » Svarden, roi légendaire de Dragensvard, prétend que c’est par ces batailles que le peuple des Neiges-dragon assure sa vigueur guerrière.

Cependant, après la Bataille des Six Drapeaux, les plus grands chefs de clans des Neiges-Dragon ont constaté la puissance militaire et l’organisation des armées modernes des Mers de la Séparation. Si les tactiques de raid éclair dragensmanns sont redoutables, l’organisation informelle et chaotique de ses troupes indisciplinées et claniques les desserviront tôt ou tard. Ils ont pu le constater pendant leurs raids sur le nord et l’ouest de l’Étéocle. Dès que les Dragensmanns ont lancé un raid, l’effet de surprise et de panique disparait et ils doivent se replier rapidement au risque d’être écrasés par des contre-attaques très bien menées par des légions disciplinées et dotés d’une forte communication.

C’est donc avec en tête une réforme profonde de ses stratégies de défense, que Dragensvard a envoyé des délégations passer des accords avec qui voudrait bien échanger et commercer, avant tout avec l’Étéocle, en essayant de négocier une certaine paix et des échanges cité-État par cité-État, mais aussi jusqu’à Armanth, pour les Dragensmanns la meilleure alliée contre l’Hégémonie. Mais aussi bien pour créer des routes d’échange efficaces que pour réformer des armées qui, à la base existent sous forme clanique, la tâche est rude et loin d’être accomplie. Herreisson Svarden travaille d’arrache-pied à ses réformes, qui impliquent aussi un énorme travail culturel pour importer ce qu’il pense être le plus intéressant pour son peuple des coutumes et connaissances à adopter des habitants du sud. Mais ce n’est pas facile, et pour le grand roi, ile temps est compté : il est persuadé, et à raison, que l’Hégémonie se remettra bientôt en guerre, et que cette fois, l’empire tentera d’écraser tous ses ennemis massivement.  Mais ces réformes culturelles, nécessaires à certains égards, ne sont pas du goût de tous les Dragensmanns. Et tôt ou tard, le pouvoir du grand roi sera remis en question, aux risques de conflits internes à grande échelle.

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