Les tenues & modes lossyannes, partie 2

Vous pouvez trouver la première partie de l’article ici : Les tenues & modes lossyannes, partie 1. Voici donc la seconde partie de ce long supplément sur la mode et les coutumes vestimentaires des lossyans. Vous trouvez, comme pour la première partie, plein d’infos sur comment se vêtissent les lossyans, avec les références et influences culturelles, quelle mode domine, à quoi ressemble les uniformes des combattants et leur équipement, quelles sont les tendances en vogue à Armanth et comment elles influencent les courants de mode dans les Mers de la Séparation.

3- Les uniformes & armures

Chaque culture a ses préférences, ses modes, ses couleurs, comme nous venons de le voir. Ces codes sont encore plus importants pour la guerre où l’on doit reconnaitre à quelle armée appartient chaque combattant, surtout dans la cohue du champ de bataille. Cependant, avant toute chose, il faut oublier la notion moderne d’uniforme : hormis les unités d’élite et les corps de garde urbaine, personne ne porte d’uniforme officiel.

Le fait est que, qu’il soit simple troupier ou officier supérieur, le combattant paye son propre équipement. Même les Ordinatorii ou les Guerriers de l’Empereur doivent financer leur uniforme et leur armement. Souvent, le coût de celui-ci est alors retenu sur la solde de ces combattants professionnels, une somme qui peut les endetter pour longtemps, vu le prix de leur équipement au complet. Mais pour la grande majorité des autres, même les fiers et majestueux officiers de l’Etéocle, il faut mettre la main à la bourse. La règle est la même pour les unités mercenaires, ou pour les combattants de marine : aucune armée ne fournira le barda du combattant ; les seules choses qui lui seront confiées, ce sont les armes et les munitions. Et encore, ces armes sont sommaires : les armes à impulsion ne sont mises entre les mains que de professionnels et on compte les amorces et les munitions.

Ceci implique donc que chaque combattant a aussi la responsabilité et la liberté de ce qu’il porte sur le dos. Dans une armée, ce sont avant tout les sous-officiers et officiers qui sont les plus voyants, ainsi que les porte-étendards et les tambours qui les accompagnent. Mais contrairement à notre idée moderne de la guerre, dans le monde de Loss, il faut être voyant et reconnaissable sur un champ de bataille ; c’est le meilleur moyen de ne pas être la cible de l’artillerie et des fusils de son propre camp, quand tout le monde est au cœur de la mêlée. Aussi, sauf exception, on s’arrange toujours pour porter les couleurs de son camp et s’arranger pour être très voyant et de loin. Le tabard, simple à fabriquer et facile à confectionner, est alors une des solutions les plus courantes. Mais pour les armées professionnelles et d’élite, arborer les couleurs du drapeau sous lequel on se bat est une fierté qui se reflète dans les tenues, les uniformes et les armures elles-mêmes.

Encart : les armoiries.

Il n’existe aucun système d’héraldique sur Loss, tel qu’on peut le trouver en occident médiéval. Seuls les villes, les princes, les grandes armées ont des emblèmes. Il s’agit d’un jeu de deux à trois couleurs et parfois un liseré, porté sur un plaed ou un tabard, pour être aisément reconnu, et qui sert aux drapeaux et étendards. L’emblème est toujours relativement simple, toujours dessiné de noir, et s’apparente aux symboles des mons japonais. L’emblème peut aussi se retrouver sur des boucliers.

Prix indicatif d’un tabard : 4ab

Les Ar’anthias des Cités-Unies & d’Allenys

  • Couleurs: blanc, bleu ciel et liseré jaune
  • Armure de la troupe: plastron de linotorci léger, cuir et cuir clouté, chapel de fer.
  • Armure des officiers: cuirasse de linotorci complète, casque salade à panache de linotorci.
  • Armes courantes : sabre, arme d’hast, arc à poulie, arbalète, pavois.

Les Athemaïs & Armanth

  • Couleurs: bleu outremer, noir et liseré gris.
  • Armure de la troupe: plastron de linotorci léger, jambières de cuir, casque morion de fer.
  • Armure des officiers: plastron et jambières de linotorci renforcé, vêtements de soie.
  • Armes courantes : sabre, arme d’hast, pistolet, mousqueton, pavois de marine.

Les Dragensmanns

  • Couleurs: couleurs variées, le plaed, portant des motifs géométriques identifie le clan.
  • Armure de la troupe: chemise de mailles, vêtements de peau, casque cervelière d’acier.
  • Armure des officiers: cotte de mailles complète (armure Dragensmann), vêtements de laine, casque cervelière d’acier.
  • Armes courantes : hache, épieu de guerre, dragensverd, arbalète, écu rond.

Les Erebs

  • Couleurs: jaune et terre de Sienne.
  • Armure de la troupe: brigandine de cuir, et renforts de cuir clouté, cervelière de cuir.
  • Armure des officiers: plastron de linotorci léger, brigandine de cuir, et renforts de cuir clouté, cervelière de cuir.
  • Armes courantes : glaive, épieu de guerre, arc de chasse.

Les Étéocliens

  • Couleurs: Bleu roi, blanc, jaune d’or, liseré rouge.
  • Armure de la troupe: chemise de mailles ou plastron de linotorci léger, vêtements de cuir, chapel de fer.
  • Armure des officiers: plate d’acier mobile et ornée, renforcée de linotorci (armure étéoclienne), casque armet clos à panache.
  • Armes courantes : épée longue, sabre, arme d’hast, fusil, écu.

Les Forestiers de l’Elmerase

  • Couleurs: variables, en général vert foret et brun.
  • Armure de la troupe: brigandine de cuir renforcé d’écailles et d’os, vêtements de cuir.
  • Armure des officiers: cotte de cuir renforcé d’écailles et d’os, parfois avec un plastron de linotorci léger.
  • Armes courantes : glaive, épieu, arc composite.

Les Gennemons

  • Couleurs: ocre et brun.
  • Armure de la troupe: brigandine de cuir, renforcée de pièces de bronze, vêtements de laine renforcés de cuir, heaume de cuir et de pièces de bronze.
  • Armure des officiers: cotte d’écailles de bronze, vêtements de laine renforcés de cuir et de fourrure, heaume orné, de cuir et de pièces de bronze.
  • Armes courantes : sabre, épieu, grande hache, arme d’hast, arc composite.

Les Hégémoniens d’Anqimenès

  • Couleurs: noir et rouge.
  • Armure de la troupe: cuirasse de linotorci renforcée (armure Ordinatori), vêtements de laine et de cuir, casque d’hoplite
  • Armure des officiers: cuirasse de linotorci renforcée (armure Ordinatori), vêtements de laine et de cuir, casque d’hoplite à panache.
  • Armes courantes : glaive, flamberge, épieu, arme d’hast, pistolet de guerre, fusil, pavois.

Les Hemlaris & la Cité de Rubis

  • Couleurs: Rouge et liseré d’or.
  • Armure de la troupe: armure lamellaire d’acier et plastron de linotorci renforcée (armure Hemlaris), vêtements de til renforcés de cuir, chapel de fer lamellé.
  • Armure des officiers: armure lamellaire d’acier et plastron de linotorci renforcée (armure Hemlaris), vêtements de soie, heaume d’acier lamellé.
  • Armes courantes : keshaï, masse à deux mains, arme d’hast, arbalète à répétition, zoadzu, pavois.

 Les Jemmaïs

  • Couleurs: inconnues, sans doute noires (plus personne ne les a vus en guerre depuis 500 ans).
  • Armure de la troupe: plastron de linotorci et protections articulées en résines composites (armure Jemmaï), vêtements de til et de cuir.
  • Armure des officiers: plastron de linotorci et protections articulées en résines composites (armure Jemmaï), vêtements de til et de cuir.
  • Armes courantes : sabre, pistolet, fusil, sangtis.

Les Nomades des Franges

  • Couleurs: bleu nuit, noir, liseré bleu ciel
  • Armure de la troupe: plastron de linotorci léger, vêtements de til, casque morion d’acier et shesh.
  • Armure des officiers: plastron et jambières de linotorci renforcé, vêtements de soie, casque morion d’acier et shesh.
  • Armes courantes : cimeterre, arme d’hast, tromblon, arbalète de guerre.

Les San’eshe

  • Couleurs: aucunes
  • Armure de la troupe: les San’eshe n’ont ni uniforme, ni armure.
  • Armure des officiers: les San’eshe n’ont ni uniforme, ni armure.
  • Armes courantes : javeline, hachette, épieu, projeteur.

Les Svatnaz

  • Couleurs: variées, le plus souvent brun, noir et vert foret.
  • Armure de la troupe: plastron de cuir renforcé d’écailles ou brigandine de cuir clouté doublée de fourrure, cervelière de cuir.
  • Armure des officiers: cotte de cuir clouté doublée de fourrure, vêtements de cuir, cervelière de cuir.
  • Armes courantes : glaive, javeline, épieu, hache, arc de chasse.

Les Teranchens & l’Imareth

  • Couleurs: gris et violet, liseré rouge ou blanc.
  • Armure de la troupe: plastron de linotorci léger, vêtements de soie et de til, chapel de cuir.
  • Armure des officiers: plastron et jambières de linotorci, vêtements de soie, chapeau avec chapel de cuir intégré.
  • Armes courantes : sabre, hache, pistolet, mousqueton, tromblon, pavois de marine.

4- La mode à Armanth

Culturellement, Armanth est la cité-État la plus influente des Mers de la Séparation, titre qu’elle a dérobé à Anqimenès depuis un peu moins d’un siècle. C’est surtout la plus cosmopolite de toutes les villes connues. Se balader à Armanth, c’est croiser des marchands Dragensmanns avec leur plaed coloré et leurs cols de fourrure, c’est discuter avec un groupe de nomades des Franges coiffés de leur shesh et vêtus de caftans brodés et de vastes sarouels, c’est voir passer une troupe d’aristocrates étéocliens en robe à corset et pourpoint boutonné d’or, ou encore saluer des marins teranchens en veste à galon et chapeau large qui devisent avec un groupe d’Hemlaris vêtus de leur traditionnel chen-po. Et finalement, personne ne s’étonnera de voir un Athemaïs pur jus habillé d’un mélange de mode Imareth et Ar’anthia.

Les courants de mode qui naissent donc à Armanth se répandent donc très vite. L’influence principale concerne l’Athemaïs et Teranchen, mais englobe toute la moitié des cités-États des Mers de la Séparation. Mais les courants de la mode ne changent pas beaucoup d’année en année, sauf pour les accessoires ou encore les couleurs ou les motifs à la mode. La mode armanthienne ne se renouvelle vraiment qu’environ tous les dix ans, sans cependant véritablement révolutionner les costumes. Les choses vont plus lentement que pour la mode contemporaine. Néanmoins, tout le beau monde guette ce que porteront les personnalités les plus en vue dans les cours de l’Élysée et sur la place du Palais du Conseil des Pairs, car c’est là que se font et défont les dernières tendances. Être à la mode représente un certain luxe, mais c’est aussi une affaire très rentable pour les tailleurs et les costumiers, qui veille à anticiper ces tendances pour être les premiers à proposer les derniers ensembles à la mode et les accessoires que s’arracheront les puissants.

A noter que qui peut le plus peut le moins, on décrit ci-dessous la mode selon les rangs sociaux, mais ces courants de mode s’influencent les uns les autres, ils ne sont pas figés. En fait, la seule contrainte est la taille de la bourse de celui qui veut s’habiller !

4-1 La mode aristocratique

Les princes et les beys d’Armanth ne sont pas parmi les plus riches des hommes de l’Athemaïs, mais leur pouvoir héréditaire, leur autorité sur des fiefs autour de la cité-État et certains quartiers et leurs privilèges militaires en font une véritable aristocratie terrienne, qui tient à afficher dans ses livrées son rang et ses privilèges, sans équivoque. Si les tenues des princes s’en ressentent et sont plutôt codifiées, elles sont notoirement inspirées par les cours de l’Etéocle, mais elles sont aussi très souvent à l’avant-garde des dernières innovations de la confection, de la joaillerie et de la maroquinerie.

Mode féminine

Si la robe caftan a toujours une place de choix pour les femmes dans la haute société, l’adoption de la robe à corset, de la jupe à crinoline et du serre-taille, inspiré de l’Etéocle, mais aussi des Teranchens fait son chemin. Mais si les jupes à crinoline peuvent être très amples et vastes en Etéocle, les princesses Armanthiennes privilégient le confort. Comme porter le criaffa, le pantalon léger, sous la jupe, est une tradition très respectée, la jupe et les jupons sont considérés comme des parures, qui sont assez souvent fendues par des pans boutonnés sur le devant pour faciliter les mouvements. La jupe est souvent ornée de drapés complexes et de nœuds, formant une belle traine. En général, la robe aristocratique armanthienne est de manière caractéristique plus légère, confortable et moins encombrante que son équivalent étéoclien.

Sous la robe, une princesse armanthienne porte un chemisier fin, de soie diaphane ou de lin léger, avec un jabot et des manches de dentelles. La poitrine et les épaules sont toujours couvertes. Il est courant, pour remplacer un manteau, de porter un gilet brodé précieux, assez court, ouvert et cintré, parfois coupé comme un boléro.

Le caftan, qui reste lui aussi traditionnel, est porté comme manteau ouvert par-dessus la robe, souvent fendu en deux longs pans trainants. Il a des manches courtes, pour laisser apparaitre les manches et la dentelle de la chemise. Celle-ci est parfois bouffante, parfois non. Un accessoire assez récent est d’avoir une chemise à manches amovibles, permettant de changer aisément de manche pour les assortir à la couleur et aux motifs de la robe.

Les princesses armanthiennes portent les cheveux bouclés, tirés en arrière, avec une coiffe florale retenant les cheveux, noués en demi-chignon et queue de cheval. Elles arborent aussi souvent des boucles à l’anglaise, et de fins rubans de tulle brodé et de dentelle noués et mêlés à la coiffure. Ces dernières sont très élaborées : plus la coiffure est complexe, minutieuse et ornée, plus le rang de la princesse est élevé. Les princesses armanthiennes apprécient énormément les symbiotes-bijoux de chevelure, et certains valent de véritables fortunes.

Les princesses d’Armanth rivalisent de bijouterie, mais les plus voyants sont les vastes colliers d’or, de perles et d’émaux portés par-dessus la robe, et parfois le manteau et les ceintures-chaine assorties. Les boucles d’oreille à pendants sont privilégiées. Par contre aucune aristocrate ne portera de bracelets, considérés comme de mauvais goûts : ce sont prétendus des bijoux d’esclaves… ce qui est notoirement faux.

Comme on en parle plus haut, les couleurs et les motifs sont les choses qui changent le plus, d’année en année. Mais ces dernières années, ce sont les nuances de crème et le jaune safran qui ont la cote, avec les couleurs ocre et automnales. Les motifs floraux à feuillages délicats sont privilégiés, mais les motifs géométriques en lignes verticales et les rayures brodées sont en train de revenir à la mode.

Mode masculine

Le sarouel et le jeta ne sont plus vraiment de mode pour les hommes, même si le costume traditionnel Athemaïs se porte encore beaucoup. Ils leur sont préféré le pantalon ou les chausses moulants, s’arrêtant à la cheville et des bottines légères. Cependant, le jeta n’a pas dit son dernier mot et évolue sous la forme d’une jupe de pans droits, assez raide, avec des liserés de couleur, s’arrêtant à mi-cuisse, assorti à une veste à galons richement boutonnée avec des revers larges et des manches à rabats. Certains de ces jetas sont asymétriques, et parfois même ornés de plaques gravées et vernies, qui alors descendent en un pan qui couvre toute la cuisse.

La chemise de soie à jabot et manchettes de dentelles remplace de plus en plus la simple chemise de lin léger, souvent porté avec un gilet ou un pourpoint ouvert aux épaulières larges et rembourrées. La veste n’est cependant pas le seul manteau, le caftan long reste encore la tenue d’apparat. La cape pourpre jetée sur l’épaule et retenue par de riches galons remplace souvent le caftan et se porte par-dessus la veste. C’est un uniforme aristocratique qui se remarque de loin et est aussi porté par certaines femmes, surtout les Femmes d’Épée.

Un dernier accessoire porté par les princes et les membres de l’Élysée d’Armanth est le bâton d’autorité, qui signale le rang de l’individu, et ressemble en effet à une canne ornée, mais qui n’est jamais employée pour s’appuyer dessus, mais pour montrer son rang et pousser la foule devant soi.

4-2- La mode bourgeoise

Entre les princes et les beys et la bourgeoisie d’Armanth, il y a une sorte de concours à qui saura en faire le plus. Et dans ce domaine, les grands gagnants sont les Maitres-marchands, en général autrement plus fortuné que les aristocrates. Mais dans cette rivalité, la mode bourgeoise n’est pas forcément de bon goût. Son obsession pour étaler l’étendue de sa richesse dans ses toilettes donne des résultats qui ne sont pas forcément très heureux. Les plus obsédés à s’afficher de manière exubérante font même la joie des pamphlets et des feuilles de chou vendues dans la rue.

Mode féminine

C’est la bourgeoisie d’Armanth qui a modernisé les caftans jusqu’à en faire des robes particulièrement riches et délicates. Les derniers modèles sont faits pour être portés avec des corsets et des serre-taille, et s’ornent de manches et de rabats brodés, coupés à la manière des hemfus de l’Empire du trône de Rubis. La robe du caftan traine au sol et est très aérienne, privilégiant les soies les plus légères, avec parfois une doublure de lin brodé et diaphane. Les motifs géométriques brodés sont privilégiés, mais la mode des motifs floraux à feuillage est très suivie, souvent en mélanges.

La chemise de lin, parfois translucide est normée d’un jabot de dentelle ou de mousseline. Ses manches seront ou non bouffantes, ce qui dépend surtout de la coupe des manches du caftan. Les poignets sont le plus souvent ornés de dentelle. Bien sûr, en dessous de sa robe caftan, la bourgeoise porte un criaffa, en général de soie et une paire de babouches délicates et brodées.

Si les bourgeoises ne laissent pas leurs cheveux libres en général, cela reste assez courant, mais retenu en arrière par des épingles et des nœuds d’étoffes bariolés et ornés de métaux précieux et de perles naturelles ou de pierres semi-précieuses. Le symbiote-bijou de cheveux est là aussi très prisé. La mode des nattes plaquées complexes mêlées de rubans est privilégiée des jeunes femmes.

On notait plus haut que l’aristocratie dédaigne les bracelets, mais pas la bourgeoisie. Bagues, parures de poignets en nombre et lourds colliers portés en sautoirs sont très courants. Et plus on est riche, plus on arbore de bijoux.

Mode masculine

Pour la mode bourgeoise, le sarouel et le caftan porté comme veste ouverte restent encore fréquents. Le jeta est aussi très répandu, porté avec des pantalons ajustés et des bottines ou des babouches.

La mode aristocratique influence cependant les tenues bourgeoises masculines et le pourpoint est à la mode. Il a pour avantage de pouvoir être aisément orné avec richesse. Le pourpoint fait concurrence à la veste, mais c’est le premier qui a réellement la cote auprès des bourgeois, avec des ajouts d’épaulettes, d’épaules et manches bouffantes et richement boutonnés, ainsi que de galons en nombre. Défaut du pourpoint cependant, il est assez chaud et ce n’est pas anodin pour le climat d’Armanth. Aussi, il n’est pas rare de le porter ouvert sur une chemise légère et confortable. Il est privilégié avec un jeta assorti et richement orné, avec un jeu de ceintures ornementales souvent très ostentatoires.

En guise de manteau, le caftan ouvert est décliné dans une version doublée et riche, mais la veste droite à grand col fait aussi son apparition. Dans tous les cas, une étole ornée d’une broche précieuse affichant le rang du bourgeois complète la tenue. L’étole est souvent de soie, parfois liserée de fourrures précieuses et de breloques de joaillerie. Et bien sûr, au besoin, le bourgeois rajoutera une cape tombant sur l’épaule et retenue par de riches galons, assez semblable à celle de l’aristocratie.

4-3- La mode populaire

Si les plus pauvres n’ont guère d’autre choix que de se vêtir comme ils peuvent et de faire durer leurs guenilles le plus longtemps possible, la moyenne populaire n’est pas insensible à la mode, loin s’en faut. Et dans ce domaine, le peuple est plutôt créatif, mais, surtout, s’intéresse à ce qui est le plus pratique et le plus seyant à moindre prix. À vrai dire, à Armanth, la plupart des gens tournent le dos au traditionnel caftan et préfèrent la chemise, la tunique, la longue veste, les pantalons amples, la robe à tablier ou encore la robe à jupons, chemisier et serre-taille.

Mode féminine

Comme précisé plus haut, le caftan féminin n’est plus très à la mode à Armanth, même s’il n’est pas rare de le croiser. La plupart des femmes portent soit une confortable jupe de til à jupons de lin, avec une ceinture d’étoffe, un serre-taille ou un corset, avec un chemisier de til ou de lin à large col et parfois un gilet court, soit une kurta, une tunique ouverte sur les côtés, d’origine ereb, et employée comme blouse par-dessus une chemise ample et un criaffa. Le caftan remplace parfois la blouse ou le gilet, porté ouvert et évasé.

Il est fréquent de porter un tablier par-dessus ses vêtements, ce dernier chargé d’éviter de se salir en travaillant. Les manches de la chemise sont souvent courtes, ou rabattues et contrairement à la bourgeoisie et à la noblesse, les femmes laissent leur col assez largement ouvert, même si on ne parle pas de véritable décolleté. La plupart du temps, les chaussures sont des babouches ou des sandales., mais les pieds nus sont fréquents, surtout en été.

Les jours de fête, à la place du tablier, les femmes portent souvent une étole, brodée et ornée de colifichets colorés. Si la coiffure courante est le chignon ou la queue de cheval, les coiffures de nattes plaquées et agrémentées de rubans de couleur, de bijoux de pacotille et de fleurs sont prisées pendant les festivités.

Mode masculine

Les hommes du peuple ne portent plus que rarement le caftan, sauf pour des festivités. La tenue la plus courante est la chemise longue et le gilet, ou la tunique, porté avec un jeta et un pantalon, ou encore un sarouel. Les bottes sont en général onéreuses et pas forcément confortables pour le climat d’Armanth ; les hommes leur préfèrent alors des babouches ou des sandales, ou les pieds nus. Cependant, l’ensemble chemise ample, gilet et pantalons ajustés, souvent de cuir, avec des bottines, est très apprécié de la jeunesse, même chez les petits bourgeois.

Le vêtement qui se répand le plus dans les couches populaires est une forme caractéristique de veste à galons, boutonnée sur le devant et pourvue de manches longues, parfois déclinée en manteau long. La mode vient de l’Imareth et s’est répandue depuis les quais et les quartiers du port, et est une tenue qu’aiment beaucoup les marins de commerce. Mais la veste à galons armanthienne a sa propre coupe, qui est aussi très appréciée des élégiatorii, les gardes de la ville. On la retrouve, dans des tissus unis, en til doublé, sous nombre de variantes, dans toutes les couches de la société populaire.

5- Les accessoires à la mode

Les chapeaux

Les chapeaux sont tout aussi utiles pour se protéger de la pluie que du soleil, mais les lossyans n’en font pas un accessoire indispensable et, souvent, ils vont tête nue. Mais ils sont tout de même répandus. Les plus courants sont le grand chapeau, à bord large et coque rectangulaire, qui peut être en feutre, en cuir ou en paja tressé, le tricorne, qui est à peu près la même chose qu’un grand chapeau avec trois bords relevés et attachés à la calotte ronde, et le chapeau de paille tressée, de forme en général conique, avec une calotte rembourrée, aux bords très larges.

Vêtement Prix Dispo
Grand chapeau de feutre ou de cuir  7ab 1
Chapeau de paille  3ab 1
Tricorne  2aa 1

Les ombrelles

Les ombrelles viennent de l’Hemlaris, mais sont répandues dans les Cités-Unies, l’archipel des Teranchen et bien sûr Armanth. En fait, l’ombrelle, réalisé en bambou et roseaux tressés a été adopté par les armanthiens surtout pour s’abriter pendant la saison des pluies. Il en existe donc des tressés de joncs, d’autres recouverts de lin ciré et pour les plus luxueux de soie cirée elle aussi.

Vêtement Prix Dispo
Ombrelle tressée  4ab 1
Ombrelle cirée  8ab 1
Ombrelle de soie  1aa 1

Les manteaux de pluie

La technique de l’imperméabilisation est assez aisée sur le cuir, mais peut être appliqué en cirant de la toile de til ou de chanvre, permettant de faire des coupe-vent et des manteaux de pluie très recherchés par les marins. Mais c’est un accessoire prisé des armanthiens en général, même si son prix le rend peu disponible aux bourses les plus modestes.

Vêtement Prix Dispo
Manteau de pluie 2aa 1
Coupe-vent de cuir  5aa 1

Les lunettes fumées

Accessoire de luxe et très à la mode, c’est une spécialité des verriers opticiens, qui leur permet de vendre des lunettes aux verres relativement aisés à réaliser et qui sont fort utiles contre le plein soleil.

Vêtement Prix Dispo
Lunettes fumées 6aa 2

Les voiles

Le voile couvrant la tête n’est pas réellement un accessoire de pudeur, mais il est avant tout fait pour abriter les yeux de la lumière du soleil. C’est aussi une sorte de coquetterie, très appréciée de l’aristocratie, mais on peut voir de jeunes filles bourgeoises en porter un pour s’abriter du soleil. Ces voiles sont translucides pour ne pas trop gêner la vue.

Vêtement Prix Dispo
Voile de dentelle 1aa 1
Voile de soie 3aa 1

 

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